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Macky, Wade et les Soviets


Macky, Wade et les Soviets
La Gauche a ceci de «mystique et magique» qu’on ne se nourrisse pas philosophiquement à ses mamelles, surtout dans sa jeunesse, sans en garder cette «sensibilité de Gauche» et cette «insoumission de Gauche».

La Droite a ceci de «détonnant et d’indélébile» qu’on n’habite pas un long temps dans sa cour, surtout en âge adulte, sans en garder ce «pragmatisme de Droite» et cette «autorité de Droite».

La déclaration du Chef de l’Etat de faire passer «la patrie avant le parti»; sa volonté affichée à mener jusqu’à son terme, les audits déjà bouclés sous Me Wade; sa position de se lancer en guerre totale contre tous ceux et celles qui se sont enrichi(e)s illicitement, sa traque contre l’argent facile, est un peu à l’image de ce leader soviet qui a eu à diriger l’URSS d’une main de fer dans un gant de velours. La profession de foi du PR en son «Yonu Yokkuté» n’est pas aussi sans rappeler, la toute croyance que ce leader avait du Socialisme, comme le meilleur des systèmes (politique, économique, culturel et sportif) de gouvernance. Dans la posture physique, une projection orthogonale relie dans l’imaginaire, les airs de ‘‘niakkeu tiaxane’’, le timbre ‘’guerrier’’ de la voix du PR Macky Sall aux traits caractériels de ce leader soviet… dur et intimidant. Qui a parlé de Staline?

L’audit physique dans le secteur de l’enseignement, la réduction (?) du train de vie de l’Etat par la suppression d’agences et la fermeture d’ambassades, rappellent la Perestroïka (restructuration). L’élargissement de la base de son parti l’APR, par fusion-absorption (le mouvement Set Sellal d’Aminata Tall et peut être l’AFP de Moustapha Niass) au plan politique et le clin d’œil fait à la Turquie au plan international, inspirent à beaucoup d’égard, au Glasnost (ouverture). Perestroïka et Glasnost si chers à Gorbatchev. Et que dire de l’intention qui est prêtée à l’APR dont il est le patron, d’être sélective dans le «partage du gâteau» et d’être à l’origine de l’implosion (inévitable) de la coalition Benno Bokk Yaakaar qui lui a porté au pouvoir. L’Histoire retiendra aussi de Gorbatchev, comme celui qui est à l’origine de l’éclatement de l’empire soviétique.

Mais, le plus étonnant et le plus détonnant dans le style du PR Macky Sall, c’est sans doute sa capacité de manœuvre, qui lui a permis de tenir sous sa coupe, certains «soldats-sentinelles», qui s’étaient pourtant engagés volontaires à monter la garde, au sommet de la tour de guet de la place de l’Obélisque. En plus de ces «soldats-sentinelles», le Chef de l’Etat aura réussi la prouesse de faire tourner dans le sens des aiguilles d’une montre, des leaders d’opinion à forte unité de bruit médiatique. L’on comprend dès lors, qu’on ne réussit pas de telles manœuvres quand on n’a pas grandit (former et formater) sous l’ombre d’un certain ‘’Ablaye’’ Wade, Maître dans l’Art de la manœuvre. Qui a dit que le PR Macky Sall fait du Wade sans Wade?



Mohamadou SY «Siré» / siresy@gmail.com




Jeudi 14 Février 2013
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1.Posté par liba le 15/02/2013 09:30
Pour faire complet, faut ajouter le refus de sa soumission aux familles religieuses, disons la bourgeoisie des Khalifats maraboutiques.

2.Posté par AJEB le 15/02/2013 18:55

Lettre ouverte à monsieur le Président de la République

Lettre ouverte à monsieur le Président de la République
Je vous écris sur la situation de l’emploi des Jeunes au Sénégal particulièrement sur celle de l’Agence pour l’Emploi des Jeunes des Banlieues (AJEB) et le Fonds National de Promotion de la Jeunesse (FNPJ). Depuis un bon bout de temps le silence me ronge, me démange.
Je ne peux plus refouler ce besoin inextricable de m’adresser à vous ouvertement.

En effet, je ne doute point de votre volonté à extirper la jeunesse de votre pays de l’oisiveté dans laquelle elle est engluée depuis des décennies. Mais, je dois, en toute sincérité, vous dire que l’orientation prise actuellement par des structures comme l’AJEB et le FNPJ déroute et fait peur. Des organisations publiques censées trouver de l’emploi aux jeunes ou créer les conditions de leur employabilité se disputent la palme en matière de licenciement.

Le Ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la promotion des valeurs civiques, Benoit Sambou qui devait être le premier partenaire des jeunes n’a éprouvé aucune gêne à annoncer et soutenir le plan de licenciement de certains agents du Fonds National pour la Promotion de la Jeunesse (FNPJ). Quelque soit le motif avancé, il est inconcevable surtout au moment où vous annoncez la création prochaine de centaines d’emploi pour votre jeunesse.

Monsieur le Président de la République,

La situation à l’Agence pour l’Emploi des Jeunes des Banlieues (AJEB) est dramatique. Il n’y a presque plus de travail dans cette agence. Les agents broient du noir parce que depuis plus de trois mois les salaires ne sont pas payés. En sus, plus de 50 agents dont leur contrat est arrivé à terme ont été libérés sans que leurs dus ne soient soldés. Et plus d’une dizaine devrait suivre d’ici avril. Parmi ceux qui sont libérés, il y en a qui vivent une situation sociale inexplicable parce que très difficile. La Direction générale ne cherche même pas à comprendre, ni à dissocier les compétences qui pourraient lui permettre de mener à bien sa mission. Son seul objectif est d’alléger la masse salariale. Et pourtant, cela ne l’empêche pas de recruter, ni d’effectuer des augmentations de salaire de ses proches. Non content de se séparer de 63 employés dont seuls deux ou trois ont été repris, il est annoncé un «plan social» pour négocier le départ d’autres agents qui ont un CDI.



La déception est immense dans cette agence. Tout le monde s’accorde à dire que l’AJEB est entre de mains inexpertes. Ce ne sont pas seulement les arriérés de salaire qui la plombent mais une gestion tatillonne, politicienne et sectaire. Le Directeur général se croit tout permis sous le prétexte fallacieux qu’il est cousin à votre épouse ou qu’il est coordonnateur de «COJER de Pikine».



Dès son arrivée, l’espoir avait commencé à renaitre. Une émulation
saine avait aussi commencé à se développer à nouveau à l’Office pour
l’Emploi des Jeunes de la Banlieue (OFEJBAN). Des propositions lui ont
été faites et les directions rivalisaient d’ardeur pour enfin apporter
des solutions durables à la problématique de l’emploi des jeunes dans
les banlieues. Mais petit à petit cette ardeur s’est émoussée. Des
cadres simplement parce qu’ils sont accusés d’être proches de
l’ancienne direction générale sont mis au placard. Un climat malsain
et morose règne en maître aussi bien à la Direction générale qu’au
centre incubateur. Il est aujourd’hui l’otage d’un système qui avait
perdu Boubacar Ba.



Monsieur le Président de la République,



Vous nous avez fait comprendre dès le début de votre magistère que la patrie passe avant le parti. Nous l’espérons vivement et attendons que cela se concrétise dans vos actes et ceux de vos ministres et directeurs généraux. L’emploi est un droit pour tout citoyen. Et nul n’ignore son rôle capital sinon vital pour tout individu ou famille. Que cela soit les agents du FNPJ, de l’AJEB ou d’autres structures publiques ou privées, ils sont tous des Sénégalais au même titre que les militants de l’APR.

Comme le préconise le Conseil National de la Jeunesse du Sénégal (CNJS), il existe d’autres procédés et mécanismes qui permettent valablement de rendre plus efficientes et opérationnelles ces structures qui s’occupent de l’emploi des jeunes. Les réflexions sont là disponibles. Et à ce sujet, des sources autorisées font état d’un projet de fusionner l’ANEJ, le FNPJ et l’AJEB et qu’une lettre de liquidation aurait déjà été adoptée par une réunion de conseil des ministres en janvier. Ce projet vient à son heure et devrait être sérieusement mûri et confié à des compétences assujetties à un contrat
de performance.

Il y a beaucoup d’initiatives dans le domaine de l’emploi des jeunes. Elles doivent être concertées et menées de manière transparentes et impartiales afin qu’une solution durable et profitable à tous les jeunes du pays soit trouvée.

Pour éviter tout amalgame ou procès de mauvais alois, je rappelle que j’ai été agent de l’AJEB jusqu’au 31 janvier 2013. Je ne voulais pas du renouvellement de mon contrat parce que je ne me retrouvais plus dans l’orientation de l’agence. J’ai eu à le dire en réunion et dans la presse. Même du temps de Boubacar Ba, je dénonçais certaines démarches en privé ou en comité de direction. Malgré plusieurs offres persistantes, je n’ai jamais voulu d’un contrat à durée indéterminée parce que je ne peux pas être chef d’entreprise et consultant et disputer une place, un emploi avec d’autres jeunes qui en ont plus besoin que moi. Cela est contraire à mes principes.



Tout en comptant sur vous pour des mesures heureuses à l’endroit des jeunes, je vous prie, Monsieur le Président de la République, de recevoir l’expression de ma haute et respectueuse considération.





Ibrahima Lissa FAYE

Journaliste Bloggeur

Directeur de publication de PressAfrik

Consultant en Communication-Média et TIC4DEV
Autres articles

3.Posté par AJEB le 15/02/2013 18:57
Lettre ouverte à monsieur le Président de la République

Lettre ouverte à monsieur le Président de la République
Je vous écris sur la situation de l’emploi des Jeunes au Sénégal particulièrement sur celle de l’Agence pour l’Emploi des Jeunes des Banlieues (AJEB) et le Fonds National de Promotion de la Jeunesse (FNPJ). Depuis un bon bout de temps le silence me ronge, me démange.
Je ne peux plus refouler ce besoin inextricable de m’adresser à vous ouvertement.

En effet, je ne doute point de votre volonté à extirper la jeunesse de votre pays de l’oisiveté dans laquelle elle est engluée depuis des décennies. Mais, je dois, en toute sincérité, vous dire que l’orientation prise actuellement par des structures comme l’AJEB et le FNPJ déroute et fait peur. Des organisations publiques censées trouver de l’emploi aux jeunes ou créer les conditions de leur employabilité se disputent la palme en matière de licenciement.

Le Ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la promotion des valeurs civiques, Benoit Sambou qui devait être le premier partenaire des jeunes n’a éprouvé aucune gêne à annoncer et soutenir le plan de licenciement de certains agents du Fonds National pour la Promotion de la Jeunesse (FNPJ). Quelque soit le motif avancé, il est inconcevable surtout au moment où vous annoncez la création prochaine de centaines d’emploi pour votre jeunesse.

Monsieur le Président de la République,

La situation à l’Agence pour l’Emploi des Jeunes des Banlieues (AJEB) est dramatique. Il n’y a presque plus de travail dans cette agence. Les agents broient du noir parce que depuis plus de trois mois les salaires ne sont pas payés. En sus, plus de 50 agents dont leur contrat est arrivé à terme ont été libérés sans que leurs dus ne soient soldés. Et plus d’une dizaine devrait suivre d’ici avril. Parmi ceux qui sont libérés, il y en a qui vivent une situation sociale inexplicable parce que très difficile. La Direction générale ne cherche même pas à comprendre, ni à dissocier les compétences qui pourraient lui permettre de mener à bien sa mission. Son seul objectif est d’alléger la masse salariale. Et pourtant, cela ne l’empêche pas de recruter, ni d’effectuer des augmentations de salaire de ses proches. Non content de se séparer de 63 employés dont seuls deux ou trois ont été repris, il est annoncé un «plan social» pour négocier le départ d’autres agents qui ont un CDI.



La déception est immense dans cette agence. Tout le monde s’accorde à dire que l’AJEB est entre de mains inexpertes. Ce ne sont pas seulement les arriérés de salaire qui la plombent mais une gestion tatillonne, politicienne et sectaire. Le Directeur général se croit tout permis sous le prétexte fallacieux qu’il est cousin à votre épouse ou qu’il est coordonnateur de «COJER de Pikine».



Dès son arrivée, l’espoir avait commencé à renaitre. Une émulation
saine avait aussi commencé à se développer à nouveau à l’Office pour
l’Emploi des Jeunes de la Banlieue (OFEJBAN). Des propositions lui ont
été faites et les directions rivalisaient d’ardeur pour enfin apporter
des solutions durables à la problématique de l’emploi des jeunes dans
les banlieues. Mais petit à petit cette ardeur s’est émoussée. Des
cadres simplement parce qu’ils sont accusés d’être proches de
l’ancienne direction générale sont mis au placard. Un climat malsain
et morose règne en maître aussi bien à la Direction générale qu’au
centre incubateur. Il est aujourd’hui l’otage d’un système qui avait
perdu Boubacar Ba.



Monsieur le Président de la République,



Vous nous avez fait comprendre dès le début de votre magistère que la patrie passe avant le parti. Nous l’espérons vivement et attendons que cela se concrétise dans vos actes et ceux de vos ministres et directeurs généraux. L’emploi est un droit pour tout citoyen. Et nul n’ignore son rôle capital sinon vital pour tout individu ou famille. Que cela soit les agents du FNPJ, de l’AJEB ou d’autres structures publiques ou privées, ils sont tous des Sénégalais au même titre que les militants de l’APR.

Comme le préconise le Conseil National de la Jeunesse du Sénégal (CNJS), il existe d’autres procédés et mécanismes qui permettent valablement de rendre plus efficientes et opérationnelles ces structures qui s’occupent de l’emploi des jeunes. Les réflexions sont là disponibles. Et à ce sujet, des sources autorisées font état d’un projet de fusionner l’ANEJ, le FNPJ et l’AJEB et qu’une lettre de liquidation aurait déjà été adoptée par une réunion de conseil des ministres en janvier. Ce projet vient à son heure et devrait être sérieusement mûri et confié à des compétences assujetties à un contrat
de performance.

Il y a beaucoup d’initiatives dans le domaine de l’emploi des jeunes. Elles doivent être concertées et menées de manière transparentes et impartiales afin qu’une solution durable et profitable à tous les jeunes du pays soit trouvée.

Pour éviter tout amalgame ou procès de mauvais alois, je rappelle que j’ai été agent de l’AJEB jusqu’au 31 janvier 2013. Je ne voulais pas du renouvellement de mon contrat parce que je ne me retrouvais plus dans l’orientation de l’agence. J’ai eu à le dire en réunion et dans la presse. Même du temps de Boubacar Ba, je dénonçais certaines démarches en privé ou en comité de direction. Malgré plusieurs offres persistantes, je n’ai jamais voulu d’un contrat à durée indéterminée parce que je ne peux pas être chef d’entreprise et consultant et disputer une place, un emploi avec d’autres jeunes qui en ont plus besoin que moi. Cela est contraire à mes principes.



Tout en comptant sur vous pour des mesures heureuses à l’endroit des jeunes, je vous prie, Monsieur le Président de la République, de recevoir l’expression de ma haute et respectueuse considération.





Ibrahima Lissa FAYE

Journaliste Bloggeur

Directeur de publication de PressAfrik

Consultant en Communication-Média et TIC4DEV
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