DAKARACTU.COM A voir le président de la République aller rendre son mandat de maire de Fatick, entouré de tout son gouvernement, il a été difficile de ne pas penser à ses promesses de rupture faites un soir du 3 avril 2012, à l’entame de son mandat. Sobriété, avait-il dit. Soit. Mais cette sobriété dans cet exercice de passage de témoin avec son successeur dans sa ville de Fatick aurait été bienvenue et plus porteuse de sens que de voir tout le gouvernement au grand complet accompagner le président. Cette drogue distillée par des honneurs qui vont de pair avec des frissons de puissance, rajoutée à la poursuite des phénomènes de cour, aurait pu être contenue si cet acte avait été posé dans l’humilité qui rende à son successeur le respect dû à ses nouvelles fonctions. Ce sont là des petites victoires que de résister à ce vertige des courtisans qui vous chuchotent des choses à l’oreille, des petites victoires de l’homme sur le pouvoir qu’on lui donne, des petites victoires de l’humilité sur le sentiment de puissance qui a tendance à forte dose à devenir absolu. Cette cérémonie aurait pu avoir lieu avec juste quelques conseillers et la population de Fatick, à laquelle on a quelque part volé son « instant d’intimité » avec son président. Ce sont des successions de moments d’intimité avec les populations sénégalaises qui ont fait le lit du succès de Macky Sall. Que d’intéressés conseillers accompagnateurs et de zélés courtisans ne viennent pas polluer et encrasser ce lien.
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