MORT DU DÉTENU AMATH BA : L’administration pénitentiaire s’en lave les mains, l’enquête confiée au commissariat de Grand-Yoff

Le procureur veut faire la lumière sur la mort du détenu Amath Ba. L’enquête est confiée au commissariat de Grand-Yoff. Indexée comme étant le responsable de cette tragédie, l’administration pénitentiaire botte en touche.


MORT DU DÉTENU AMATH BA : L’administration pénitentiaire s’en lave les mains, l’enquête confiée au commissariat de Grand-Yoff
Une enquête est ouverte après la mort du détenu Amath Ba. Elle est confiée au Commissariat de Police de Grand-Yoff. La révélation a été faite par le service de communication de l’Administration pénitentiaire.

Il informe que le défunt, condamné le 12 juillet 2017 par la Chambre Criminelle du Tribunal de Grande Instance de Thiès à douze ans de travaux forcés, a été transféré, le 25 juillet 2017 au Camp pénal de Liberté 6 conformément à la législation en vigueur. Il est décédé ce jeudi des suites de difficultés respiratoires.

Son corps a été acheminé à l’hôpital Le Dantec aux fins d’une autopsie. Requis le 25 août 2017, le Docteur Abdou Magib de l’hôpital Le Dantec a signalé, dans son rapport d’autopsie, « une Cardiomyopathie hypertrophique dilatée décompensée ».

Le rapport précise, par ailleurs, « une absence de signes traumatiques externes et de trace de violence ». Cependant, alors que l’administration dégage toute sa responsabilité face à cette mort qui remet au goût du jour les conditions de détentions infernales au Sénégal, l’Association pour le Soutien et la réinsertion sociale des Détenus (ASRED) estime que Amath Ba est décédé des suites « d’une négligence volontaires des pénitenciers ».

« Selon les témoignages de ses codétenus, il souffrait d’asthme et est décédé des suites d’une négligence volontaire des pénitenciers. Les détenus, avec qui il partageait la chambre 12, informent que lorsqu’il a piqué une crise il a été acheminé une première fois à l’infirmerie de la prison pour y recevoir des soins. revenu dans sa chambre après avoir bu quelques médicaments, il a piqué une seconde crise. Moment choisi par ses codétenus de chambre pour alerter les hommes de tenue en frappant à la porte, comme il est de coutume dans le milieu carcéral, pour appeler au secours », lit-on dans le communiqué.

« Et là, les pénitenciers ont refusé de se déplacer une seconde fois. C’est ainsi qu’il est décédé devant ses compagnons d’infortune en se tordant de douleur », mentionne- t-on encore dans le document.
Samedi 26 Août 2017
Dakaractu



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