MME JEANNE DIOMPY : « Jubilé d’Or » d’une gloire cinquantenaire

50 ans déjà ! Plusieurs fois médaillée à l’échelle continentale, Mme Jeanne padiane Diompy DASYLVA a décidé d’organiser ce dimanche, veille de la fête de l’indépendance à Ziguinchor sa ville natale, un jubilé d’Or plein d’émotion du fait de la rencontre de la gloire et son premier entraineur M. Souleymane NDIAYE dit «Dimitri » alors qu’elle n’avait que 15 ans.


MME JEANNE DIOMPY : « Jubilé d’Or » d’une gloire cinquantenaire
« Jeanne Padiane Diompy DASYLVA est et restera l’une des figures emblématiques du sport national » a déclaré l’Administrateur Général du Fongip, M. Doudou Kâ qui représentait le Chef de l’Etat, Son Excellence M. Macky Sall à l’attention du grand public du stade Aline Sitoé Diatta entièrement rénové par le Gouvernement. C’était lors du Jubilé d’Or de Mme DIOMPY. 
Sacrée meilleure basketteuse d’Afrique en 1966 aux championnats de Conakry (Guinée), Mme Jeanne DIOMPY est aussi vice-championne d’Afrique avec l’équipe nationale féminine de 1968 au Caire en Egypte. Même passée à côté de la médaille d’or, l’équipe sénégalaise se console avec une médaille d’argent, Mme DIOPMY étant consacrée meilleure marqueuse du tournoi par la Fédération sénégalaise de de basket. En 2004, elle se voit décerner le diplôme de « Linguère du sport » sénégalais par le CNOSS avant d’être décorée Ordre National du Mérite. La dernière distinction de la basketteuse est le Trophée de la Linguère du sport du basket en 2013 par le CNOSS.
Pour être un vrai basketteur nous dit Mme Jeanne DIOMPY, il faut apprendre les « ABC » du basket dès le bas âge. Cela permet d’acquérir de bons gestes techniques qui restent pour toute la carrière du joueur. Ce sont ces gestes indique-t-elle « qui différencient les basketteurs de formation de ceux formés sur le tas. »
Jeanne DIOMPY retient de Bonaventure Carvalho, entraineur de l’équipe nationale féminine de 1966 aux années 80, l’aptitude à mettre en place une équipe où les joueuses sont bonnes individuellement et collectivement. La politique de M. Carvalho consistait à placer les entraineurs dans les régions. Ces entraineurs lui permettaient de découvrir les talents à l’issue des stages de détection et des stages de formation.
Sous Carvalho se souvient la lionne de Ziguinchor, « l’équipe nationale était une vraie sélection nationale où il y avait des filles des régions de Casamance, de Sine Saloum, du Fleuve, de Thiès et du Cap-Vert. »  « Cette équipe au mental d’acier était la bête noire des équipes africaines » confie-t-elle, si bien qu’au Caire en 1968, le Sénégal alors en finale avec l’Egypte pays organisateur, la complicité des entraineurs arabes aidant, a fait jouer nos basketteuses sur « un terrain cendré. » Le Sénégal rate le trophée à la finale et se contente de la médaille d’argent.  
  Le maire de la commune de Ziguinchor, M. Abdoulaye BALDE, après avoir rappelé le passé glorieux de Mme DIOMPY qu’illustre un palmarès étoffé, s’est engagé à proposer une délibération du Conseil municipal pour donner le nom de deux terrains de basket respectivement à son entraineur M. Souleymane NDIAYE dit « Dimitry » et à Mme Jeanne DIOMPY, une vedette à la gloire cinquantenaire. 

 Pour Doudou KA, représentant du Chef de l’Etat, « il est important d’engager une réflexion approfondie sur les conditions de retraite des champions sportifs dont la carrière fugace a besoin d’une rente assurée pour être garantie ». Mon souhait, dira-t-il, « c’est de voir nos sportifs terminer leur carrière comme ils étaient adulés au plus fort de leurs moments de gloire dans les stades, les arènes ou sur les pistes. »
Dimanche 10 Avril 2016
Dakaractu




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