MIMI RAPPELLE UN PRINCIPE DE LA GOUVERNANCE SALL : « Que vous soyez noirs ou blancs, pauvres ou riches, la justice est pour tout le monde la même ! »


« J’ai fait le travail que j’avais à faire »… De ses anciennes fonctions de ministre de la justice, voilà, en substance ce qu’elle en retient. Il s’agissait, selon elle, d’une mission délicate pour laquelle elle n’a ménagé aucun de ses efforts. 
Aminata Touré, invitée du Grand Jury, estime que cette « expression journalistique » de traque des biens mal acquis qui renvoie à la reddition des comptes est devenue une nécessité dans tous les pays du monde. Tout de même, requiert-elle de la part des Sénégalais une certaine patience et beaucoup de sérénité. « On ne va pas avoir du "Joni-Joni" sur cette question. Elle nécessite des investigations nationales et internationales, un certain regard sur les sociétés écran… ». L’envoyée spéciale du Président Macky Sall faisait allusion au procès Karim Wade et aux promesses de poursuite de la traque  faites par le premier ministre. 
Tout de même, elle estime que la justice fait son travail dans la discrétion comme à son habitude. « La justice ne peut pas se faire sur la place publique tous les jours. Il faut que cela devienne routinier, il faut laisser les magistrats, les juges faire leur travail. Nous avons des magistrats qui sont compétents, des juges qui savent juger, des avocats qui savent plaider. La reddition des comptes est devenue une réalité à travers le monde... La chose (Ndlr : affaire Karim) a été jugée au Sénégal. Je considère que le procès a été juste ».
 
Relativement aux prétendues médiations pénales qui auraient eu lieu selon Abdou Latif Coulibaly, l’ex-Premier ministre préfère lui laisser la responsabilité de son appréhension. « Je lui laisse la liberté de son commentaire. Pour l’instant, je n’ai pas eu connaissance de médiation pénale dans l'affaire Karim» a-t-elle dit, avant de marteler que « Le Président de la République a dit plusieurs fois qu’il ne protégera personne. » Cet engagement du Chef de l’Etat ne souffrira d’aucune exception, a révélé Mimi Touré qui rappelle que les directeurs généraux épinglés sous le régime Sall seront aussi, le cas échéant, jugés. « Le traitement devra être celui prévu par les lois les règlements… Je n’ai pas eu jusqu’à présent connaissance de couverture, de mise sous le tapis depuis que Macky Sall est aux commandes. Je suis convaincue qu’il continuera à considérer la bonne gouvernance comme étant un acte essentiel de sa gestion ». Toutefois, elle a invité les Sénégalais à ne point associer automatiquement « fautes de gestion à détournements », sollicitant à ce propos un certain discernement.  
 
Avec 500 magistrats seulement, Aminata Touré trouve que la justice au Sénégal gagnerait, au cas où les ressources le permettraient, d’en embaucher d’autres même si, dit-elle, « il faut admettre que le système judiciaire a connu depuis trois ans des avancées extraordinaires. Vous n’entendez plus parler de jet privé à gauche et à droite. Vous aviez des gens qui étaient complètement protégées. Que vous soyez noirs ou blancs, pauvres ou riches, la justice est pour tout le monde la même! » Le premier ministre de la justice de la dernière Alternance de déplorer, en passant, « la lenteur et la complexité des procédures. »
 
Interpellée sur le combat politique à mener dans le Nord du pays en direction de la prochaine présidentielle, Aminata Touré s’est voulue moins bavarde. Elle se limitera à rappeler que sur 11 communes, 9 sont dans l'escarcelle de la mouvance présidentielle et que « le Gouvernement a beaucoup investi dans cette partie du Sénégal. » « Lorsque vous visitez les casiers d’aménagement, vous voyez les progrès qui y sont faits. » Elle souhaitera que le Fouta et environs deviennent la nouvelle Californie qui approvisionneraient le reste du Sénégal.
 
Dimanche 6 Septembre 2015
Dakaractu




1.Posté par bass le 06/09/2015 16:23
On voudrait bien y croire, ma chère Mimi, mais il continu de se passer dans notre justice, ce qui se passait sou Abdoulaye Wade. Ce n'est malheureusement pas une question de Régime, mais bien un gros problème avec notre justice. Et ce ne sont pas ces juges qui, statuant sur en licenciement, ont évoqué un document qu'aucune des deux parties concernées n'a versé au dossier. Ce ne sont pas non plus ces juges de la Cour d'Appel qui , statuant en seconde instance, ont évoqué une réponse faite en juin, pour valider un licenciement décidé et formalisé en Mai.
Ce qui se passe dans cette justice est très loin des déclarations d'intention des politiciens. Il s'agit de décisions prises, sans aucune base juridique et sans meme que des sanctions soient prises. L'Ofnac est saisie, et espérons que " noir ou blanc, ndiaye et ngom, guèye et gaye, ba et diouf"...soienr égaux en droits et devant la justice!

2.Posté par Atypico le 06/09/2015 18:19
Quelle hypocrite, cette dame qui a voulu construire sa carrière et est devenue premier ministres ( incompétent et rapidement renvoyée) en se montrant la plus déterminée à la "traque de Karim Wade (seulement !) et , qui approuve désormais les transhumants qui rejoignent le camp présidentiel à la demande de Macky pour échapper aux tribunaux par ailleurs à la botte du président lui même bénéficiaire d'argent public illégitime !

3.Posté par modou marone le 06/09/2015 21:14
ALLAH, témoigne que les affaire ne se sont pas déroulées telle que tu les a affirmé. Ya beaucoup de deal de compromission de transaction nous atteendons, simplement le moment bon et utile. Pour montrer aux sénégalais comment les poursuites étaient sélective et à la tête du client et pourquoi Allioune Ndoye a été remercié en pleine audience.
Le cercle des soufid



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