MEURTRE DE FATOU MACTAR NDIAYE : CONTRIBUTION DU REJEFE (Réseau des Jeunes et Femmes Entrepreneures)


MEURTRE DE FATOU MACTAR NDIAYE : CONTRIBUTION DU REJEFE (Réseau des Jeunes et Femmes Entrepreneures)
MON NOUVEAU SENEGAL ! DOIT – ON AVOIR PEUR ?

Sénégal, pays de la TERANGA ?
Sénégal, pays de l’HOSPITALITE ?
Sénégal, pays de PAIX ? 
Est – ce toujours vrai ?


Sénégal, ce pays assimilé à tous les charmes du monde où il fait bon de vivre et qui, depuis fort longtemps  n’a cessé d’être cité en exemple pour sa quiétude, sa discipline, son empathie, sa culture et ses vertus semble lointain.
Notre cher Sénégal que nous aimons tant et qui a toujours fait notre fierté en faisant de la pauvreté une richesse, de l’éducation un sacerdoce, de la solidarité une valeur semble lorgner d’autres horizons sombres que nous ignorons.
Depuis peu, notre Sénégal au visage rayonnant s’assombrit par des maux et des tares qu’on ne lui connaissait pas, où le culte de l’argent et du pouvoir prédomine en étant une nouvelle religion suprême. Le mensonge, la tricherie et les magouilles sont banalisés et devenus de nouvelles règles de conduite. Les valeurs d’antan telles que la dignité, la fierté, la solidarité et l’honneur sont aujourd’hui un frein social pour qui veut s’en pourvoir.
BANDITS, PERVERS, CRIMINELS étaient bien de gros termes autrefois et les actes ignobles ne constituaient pas le quotidien des sénégalais. Bien au contraire, le sens du respect, préserver sa famille du déshonneur, se préoccuper du qu’en dira-t-on, avoir des principes, avoir une parole, étaient les habitudes et coutumes des sénégalais.
Le Sénégal est en crise de valeurs sociales, morales et culturelles. L’éthique n’a plus sa place et la sécurité devient inexistante par la force des choses. La peur s’installe de plus en plus et devient une nature.
Samedi 19 Novembre 2016. Le pays est encore réveillé par une terrible nouvelle : le meurtre effroyable de la vice-présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental : Madame Fatou Mactar Ndiaye. Une femme aimante, entreprenante, mère de famille. Une femme active, arrachée à la vie en pleine souffrance suite à la perte de son mari il y’a quelques mois.
Incroyable ! Oui, incroyable ! Ces actes abominables doivent cesser. 
Notre cher Sénégal, nous ne te reconnaissons plus à travers les meurtres, les viols, la perversité, la méchanceté à tout bout de champ. Oui ! où se trouve la tolérance dont on te targuait ?
Depuis quelques jours, ce fait à la fois déplorable et dramatique fait la une des journaux  et cela est triste, consternant voir sidérant. Pouvait-on voir venir ? Qu’est-ce qui a pu se passer pour qu’un être humain s’acharne ainsi sur son prochain avec une telle brutalité?
L’assassinat de Madame Fatou Mactar Ndiaye (Que le Paradis soit sa dernière demeure) est une perte pour sa famille, ses proches, sa famille politique, mais aussi et surtout, une perte pour toutes les femmes qui s’activent dans le développement et la promotion de la femme. Cet assassinat doit servir d’alerte et de prise de conscience  pour chaque citoyen mais particulièrement pour les femmes. Les autorités ainsi que les populations doivent prendre leurs responsabilités afin de lutter contre ce fléau et proposer des mécanismes  favorisant un climat sûr.
Aujourd’hui, aucun citoyen n’est en sécurité et principalement les femmes entrepreneures qui pour certaines, manipulent et transportent de fortes sommes d’argent. Dés-lors, une lancinante question se pose : comment permettre aux femmes de travailler et d’entreprendre dans un environnement aussi menacé et exposé ?
Un défi doit être relevé pour les nombreuses femmes décidées à entreprendre, à travailler de façon individuelle ou collective : travailler dans de meilleures conditions de sécurité afin d’assurer un bon fonctionnement de leurs activités,  ainsi qu’une quiétude pour mener à bien leurs ambitions et projets tant professionnels que personnels. Les femmes ont des rôles essentiels dans la société et elles doivent bénéficier de soutien, notamment de celle des autorités. Avec l’avènement des TIC, plusieurs solutions sont disponibles permettant des transactions financières sûres ainsi que la non manipulation de l’argent liquide en passant par un contrôle régulier voir maîtrisé des avoirs. 
Nous invitons les femmes à ne pas baisser les bras, à faire face et à prendre cette tragédie comme une motivation pour aller davantage de l’avant, pour la mémoire de Madame Fatou Mactar Ndiaye et de toutes les autres victimes.  
Pour nous, femmes de développement ; Pour nous, femmes sénégalaises ; Pour nous, femmes tout simplement qui sommes mère, sœur ou épouse, un challenge se pose : ré éduquons et éduquons la société pour un meilleur système. Voir ce qui est juste et ne pas le faire est un manque de courage donc retournons à nos valeurs culturelles, religieuses et traditionnelles. Luttons contre la médiocrité, la facilité, le manque de morale et d’éthique, l’amateurisme, la dépravation des moeurs, la forte occidentalisation, la crise de l’autorité qui sont érigés aujourd’hui en principes et qui nous indisposent au plus profond de nous. 
Nous sommes des références pour nos enfants qui reproduisent que nos actes et comportements, donc valorisons le culte de l’amour du prochain, de la correction, de la politesse, de la pudeur, du respect et que chacune se sente concernée en prenant son courage à 2 mains pour se faire entendre. 
Faisons comprendre à tous que le savoir prime sur l’avoir, que le mérite et le travail n’ont pas d’égal face à la facilité et au favoritisme. 
Sachons que nous avons une culture forte qui définit notre identité et qu’il nous est possible de restaurer notre Sénégal d’avant et à croire en nos possibilités et capacités. Soyons convaincues que chaque personne a en elle les ressources pour contribuer, à petite ou grande échelle, au développement et à l’épanouissement des populations et non à leur torture ou mise en mal. Il n’est pas dur de prendre des décisions lorsque l’on connaît ses valeurs.
Pour paraphraser Senghor, l’enracinement et l’ouverture sont à la base de la société sénégalaise du 21 ème siècle.



                                        LE REJEFE



 
Lundi 28 Novembre 2016
Dakaractu



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