MÉDIAS : Les journalistes sortis du Cesti ou d'autres écoles sont-ils meilleurs que les "non formés"?


MÉDIAS : Les journalistes sortis du Cesti ou d'autres écoles sont-ils meilleurs que les "non formés"?
S'il y a une question qui passionne en ce moment les réseaux sociaux c'est bien le débat posé par notre consoeur de Sud FM Oumy Sambou et Jean Meissa Diop. A la faveur d'un développement incontrôlé de la presse au Sénégal, l'espace médiatique a vu sortir de ses flancs une majorité de journalistes, d'animateurs sortis d'aucune école mais, paradoxalement, qui sont plus prisés que les sortants du Cesti ou d'autres écoles de journalisme qui fonctionnent comme une secte renfermée sur elle-même.
Dakaractu pose le débat et vous propose le regard de Jean Meissa Diop sur cette problématique
"Est-il nécessaire d’être issu d’une école de formation au journalisme on pour être un bon professionnel ? Ce débat, je l’ai lu, cette semaine, sur facebook. Il était passionné, marqué par les idées - des plus sereines et pertinentes aux plus tranchantes. Parce que, se plaignent certains facebookers, les diplômés en journalisme entretiendraient un complexe de supériorité à l’égard de ceux qu’ils appellent les « formés sur le tas ». Il y a des querelles d’école partout – demandez aux militaires chez qui les officiers formés en France, en Amérique, regardent de haut leurs camarades « africains », ainsi surnommés de manière péjorative parce qu’issus d’une académie militaire africaine.
Mais, comme je l’ai dit et répété à des étudiants, le journalisme, il s’agit de trois écoles différentes, certes, mais complémentaires l’une des autres : l’école formelle, la salle de rédaction et le terrain. Chacune a joué ou joue encore et jouera toujours un rôle inestimable dans la formation du journaliste. Après tout, en France, 75 % des journalistes en exercice ne sont issus d’aucune école formelle !"
Dimanche 7 Août 2016
Dakaractu




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