MANSOUR SY : « Les cahiers de doléances ont été vidés… L’accord avec les enseignants ne parlait pas de rappel… L’Etat fait des pressions sur le liquidateur d’Air Afrique »


MANSOUR SY : « Les cahiers de doléances ont été vidés… L’accord avec les enseignants ne parlait pas de rappel… L’Etat fait des pressions sur le liquidateur d’Air Afrique »
Le Ministre du travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions est d’avis que les travailleurs Sénégalais peuvent se féliciter de la prise en compte de leurs doléances. Celles-ci ont été prises en compte par le Gouvernement Sénégalais toutes les fois qu’elles ont été mentionnées dans les cahiers de doléances remis les jours de 1er mai depuis l’avènement du Président Macky Sall. 
Partant de la baisse de la fiscalité de janvier 2013 ayant occasionné la disponibilité d’une somme de 41 milliards, l’invité du Grand Jury assure qu’il s’agit de la plus grande augmentation sur salaire jamais enregistrée au Sénégal. « Les cahiers des doléances condensent touts les revendications des travailleurs. C’est avec le Président Macky Sall, pour la première fois, qu’on a vidé les cahiers de doléances. Nous avons pu, pour la première fois, faire la synthèse des 18 cahiers de doléances reçus. Nous avons signé un protocole. Les check-off sont passés de 500 à 1000 francs. C’était une revendication des travailleurs. Les cahiers de doléances de 2013 ont été vidés et validés...Nous sommes au compteur Zéro. Les centrales syndicales ont signé un pacte de stabilité et d’émergence économique en 2014 et ont dit qu’il faut un programme d’action validé en avril 2015 par le Président de la République qui a pris 15 mesures ».
 
LE MINISTRE SUR LES REVENDICATIONS DES ENSEIGNANTS


Interpellé sur la question du problème enseignant, Mansour Sy a rappelé que les enseignants savent qu’il s’est agi entre eux et l’Etat d’un vieil accord signé et qui n’a jamais fait état de paiement de rappel. « L’accord ne parlait pas de rappel! » Mieux, l’accord prévoyait des négociations et une certaine souplesse visant à rendre supportable les clauses avant de reconnaître que « la mise en œuvre de cet accord s’inscrit dans la continuité de l’Etat » et que « c’est le Président lui-même qui a fait plusieurs arbitrages pour donner Oui aux 2/3. Ensuite pour dire qu’on va donner un rappel... » Le ministre du Travail de demander aux enseignants de reprendre les cours d’autant plus que les actes de reclassement sont en train de sortir non sans rappeler que ce stock d’actes traités va avoir comme incidence financière une somme de 24,2 milliards  que le Chef de l’Etat a demandé de solder. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, dit-il,  le recensement a été arrêté à janvier 2016 pour éviter que des enseignants laissés en rade ne dénoncent des engagements non tenus. « L’étude sur le système de rémunération a été faite, le partage avec les partenaires sociaux a été fait, les partenaires ont fait des amendements qui ont été intégrés et l’étude a été renvoyée au commanditaire qu’est le Président de la République. Le Président est d’accord qu’il y a beaucoup de dysfonctionnements. Il faut qu’on donne chance aux négociations » a-t-il conclu sur ce chapitre de l’actualité.
 
MANSOUR SY SUR L’ÂGE DE LA RETRAITE ET L’IPRES
 
Pour ce qui de l’âge de la retraite  au Sénégal, Mansour Sy s’est voulu clair. « Ceux qui ne respectent la retraite à 60 ans sont en violation des dispositions en vigueur. Plusieurs patrons qui n’ont pas respecté la retraite à 60 ans ont été condamnés et ils ont versé des dommages aux travailleurs concernés. J’encourage ces travailleurs qui vivent ces situations à aller devant le tribunal du travail pour porter plainte. Par rapport à l’Ipres, le ministre déclare : « les paramètres techniques doivent être revisités et il faut intégrer un autre système de retraite par capitalisation. » Il s’agira de lutter contre l’évasion sociale et de prendre des mesures pour mettre terme aux pensions insignifiantes perçues par les retraités.
 
MANSOUR SY SUR LE SECTEUR DU TRAVAIL


De 2012 au 31 décembre 2014, le secteur privé Sénégalais a créé 135 629 emplois, selon le ministre du Travail contre  14 152  travailleurs recrutés dans le secteur public sur un objectif qui tend vers 60 000 emplois. Mansour Sy en a déduit les recrutements du ministère de l’Education nationale. « Au total, dira-t-il,  175 050 contrats visés et emplois créés ont été enregistrés dans la Fonction Publique et le ministère de l’Education nationale ». Toutefois, tient-il à marteler, « la question de l’emploi et du chômage n’est pas une question Sénégalaise. Elle intéresse tout le monde.
 
Pour le cas des ex-travailleurs d’Air Afrique, le ministre annonce que le gouvernement a décidé de revoir le statut des liquidateurs d’entreprise et qu’il va veiller à ce que le droit des travailleurs soit liquidé en premier. 
Dimanche 1 Mai 2016
Dakaractu




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