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MALI. Quelle stratégie pour libérer les otages ?

Les rumeurs sur la préparation d'une opération de libération se font insistantes. Plusieurs proches des détenus disent vouloir privilégier la voie du dialogue.


MALI. Quelle stratégie pour libérer les otages ?
Depuis la décision française d'intervenir au Mali, les familles d'otages retiennent leur souffle. Selon de nombreuses sources, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand, Marc Féret, Philippe Verdon et Serge Lazarevic (Gilberto Rodriguez Léal a été enlevé à l'ouest du pays) pourraient être détenus dans le massif des Ifoghas, au nord de Kidal, près de la frontière algérienne. C'est dans ce paysage chaotique où se mêlent dunes et massifs rocailleux, que les forces militaires françaises bombardent les dépôts logistiques et les centres d'entraînements des djihadistes. Paris assure que les otages sont vivants. A Bamako, François Hollande, a insisté sur le fait qu'il ne souhaitait "en aucun cas mettre en péril la vie" des Français. Si les islamistes n'ont pas brandi la menace d'une exécution, le risque existe et complique encore plus l'opération militaire française. Le chef de l'Etat continue malgré tout de maintenir la pression : "Nous sommes présents. Nous sommes tout près; A partir de là, les ravisseurs doivent comprendre que le moment est venu de libérer les otages".
 
Ces derniers jours, les rumeurs sur la préparation d'une opération de libération se font insistantes. Plusieurs proches des détenus ont fait part de leur inquiétude et disent vouloir privilégier la voie du dialogue. Le contact est-il maintenu avec les ravisseurs ? Sur quels éléments Paris se base-t-il pour dire que les Français sont vivants ? Une opération est-elle en train de se préparer ? Le gouvernement français se fait très discret sur ce dossier.
 
"Si la France devait agir, elle agirait seule"
 
Des témoignages ont rapporté que les otages ont été aperçus à Tombouctou. Les experts expliquent que les djhadistes ont pour habitude de se déplacer très souvent afin de ne pas laisser de trace. L'arrivée des Français à Kidal, que personne n'attendait aussi rapide, a sans doute surpris les djihadistes qui pourraient être tenté par une reprise claire des négociations, voire une reddition. Fin janvier, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s'était opposé à "rentrer dans les logiques de chantages" à la suite d'une proposition du Mujao d'amorcer des discussions en vue de la libération d’un otage.
 
Le commandant en chef des forces africaines de la Misma, le général Shehu Abdul Kadir, a affirmé, lundi, à BFMTV qu'une opération franco-africaine était en cours de préparation pour libérer les otages français détenus au Sahel. "Nous y travaillons, nous y travaillons. Je ne peux pas vous révéler la teneur de nos plans. On garde ça pour nous, pour l'instant. Les autorités compétentes vous préviendront", a-t-il ainsi déclaré. A la question de savoir si cette opération était seulement française, le général a répondu : "On garde ça pour nous. Ça fait partie de notre plan et on ne pas tout dévoiler maintenant. Mais la Misma est en train de préparer quelque chose, ça je peux vous l'assurer."
 
A l'Etat-major des armées, c'est l'embarras. On juge cette déclaration intempestive, sans grand fondement, voire maladroite. Joint par le "Nouvel Observateur", il indique qu'il ne peut ni confirmer, ni infirmer cette information. "Le Mali prend part aux opérations militaires qui se déroulent actuellement dans le Nord-Mali. Dans le cas où la France décidait une opération de libération des otages par les services spécialisées, les forces maliennes pourraient sécuriser certains aéroports oui. Mais dire que les forces maliennes y participeraient... Si la France devait agir, elle agirait seule".
 
Une médiation touareg ?
 
Reste que l'option militaire serait très risquée pour la vie des otages. La pression militaire maintenue par la France sur le terrain pourrait en revanche faciliter des négociations dans lesquelles la France ne serait pas trop perdante. Pour cela, elle pourrait s'appuyer sur les Touaregs du MNLA, parfait connaisseur du terrain.
 
Dimanche, les rebelles touaregs ont annoncé avoir arrêté deux djihadistes près de la frontière algérienne. L'un ferait partie d'Ansar Dine et l'autre du Mujao. Le MNLA est-il disposé à livrer ces hommes à la France ? Si tel était le cas, ils pourraient être une source de renseignements non négligeable.
 
Aucun accord officiel n'a été signé entre la France et le MNLA mais de nombreux éléments laissent à penser que Paris souhaite particulièrement sa collaboration. A la demande du mouvement indépendantiste, l'armée malienne n'est toujours pas entrée dans Kidal. Ce sont les Tchadiens et les Français qui pour l'instant ont pour mission de sécuriser la ville. En face, le MNLA avait proposé son aide dès le début de l'intervention française. Par ailleurs, l'AFP révèle qu'une délégation de Touaregs aurait récemment rencontré les ravisseurs et que certains d'entre eux se seraient montrés dans "de bonnes conditions".

Par Sarah Diffalah
nouvelobs.com




Mercredi 6 Février 2013
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1.Posté par TECHNICIEN le 06/02/2013 10:57

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