M. le Président, Soyez vigilant

« Toutes les dictatures reposent sur un mensonge fondamental : elles n’ont d’autre objet que le pouvoir pour le pouvoir et le détournement de l’intérêt général au profit des intérêts sordides de quelques uns. Gouverner se transforme dès lors en exercice permanent de dissimulation » Denis Jeambar
« Les républiques finissent par le luxe ; les monarchies par la pauvreté. » Montesquieu


M. le Président, Soyez vigilant
Monsieur le Président,

Je suis privé d’expressions depuis un mois au sein du Parti APR et plus précisément  au sein de la CCR (le groupe de discussion).
Et pourtant je suis un des rares cadres du PDS qui a osé démissionner de ce parti au pouvoir pour vous accompagner, je prends à témoin tous les cadres du PDS de la CIS à la CNCL.
Le 25 Mars 2012, le peuple Sénégalais a porté son choix sur vous. Le peuple qui trime et qui souffre.
Les Sénégalais d’en haut, ceux qui profitent du capitalisme sauvage, choisissent des domiciliations à l’étranger  pour  cacher leurs biens et appauvrir le peuple, bénéficiant tout de même des avantages de la République. Cette race-là, déroutée par votre victoire, tremble pour ses sous et ses privilèges, imperméable à la solidarité nationale. Estomaqués de voir leur Président « bling-bling » dégagé de la scène politique par la volonté des urnes, les riches vous en veulent de chercher à les spolier pour redistribuer leurs richesses. La défaite de WADE est l’échec d’un Parti sournois, mythomane, cynique, affairiste, appelant à la médiocrité  et au rejet de l’autre. Ayant fait le choix de défendre les nantis et de s’acoquiner avec les affairistes, WADE a misé sur une interdépendance à géométrie variable. Accommodant les grosses fortunes, conciliant et même complaisant vis-à -vis des truands qu’il a soutenus dans l’avilissement de la République, il a montré une bienveillance outrée pour notre système, fermant les yeux sur ses violations, ses prédations, ses manquements, ses désordres chroniques, ses atteintes répétées aux droits les plus élémentaires des citoyens. Vous n’êtes pas sans ignorer que les Sénégalais sont descendus dans la rue un 23 Juin pour dire « NON ». Vos proches collaborateurs sont devenus aphones, ils fuient et snobent le peuple, l’arrogance s’installe petit à petit.
Evitez-nous donc, Monsieur le Président, les désagréments d’une indulgence vipérine ! Notre CESE, manœuvre en trompe l’œil, est un contrat malhonnête qui confirme la prééminence absolue du président sur les institutions de l’Etat avec son choix d’individus qui ne respecte ni la PARITE, ni la représentativité RELIGIEUSE et ETHNIQUE.
J’espère, Monsieur le Président, que vous n’aurez jamais la faiblesse de WADE pour tout ce qui brille, l’opulence des satrapes, l’ostentation des fortunés, la splendeur des palaces, la somptuosité des voitures et le faste des palais. Ne versez pas dans la vénération du luxe.
Les conseils des ministres décentralisés sont couteux, ces sommes distribuées, viennent des caisses d’un pays sous-développé, en proie à des difficultés économiques et à une gigantesque grogne sociale. Bien utilisé, cet argent aurait pu éviter le drame de la Medina, ces millions  pourraient servir à construire des logements adaptés à une population qui vit la vie des cafards, cet argent qui part en fumée dans des opérations de markéting caricatural et vain pourrait servir à édifier ou équiper les hôpitaux publics démunis d’où nos femmes enceintes sont expulsées pour accoucher seules comme la bête dans un couloir de dispensaire ou dans la rue. Ces milliards gâchés, pourraient servir à améliorer nos infrastructures, construire des entreprises et créer de l’emploi aux milliers de diplômés-chômeurs.
Au nom des intérêts économiques de notre nation, n’essayez pas de nous berner avec une centrale solaire, une homologation du prix des denrées de premières nécessités, comme WADE l’a fait avec son TGV. Un pays pauvre dont la notion de la durée reste aléatoire ne peut mettre à profit l’économie du temps par un train à grande vitesse. Même si le gros de l’investissement provient de l’étranger, il fallait penser à l’efficacité, au rendement, à l’amortissement et à l’entretien d’un tel gouffre de dépenses qui ne répond en rien aux priorités pressantes du pays. Avec X  milliards de Francs CFA que ce projet insensé devait engloutir, on pourrait financer X mille médiathèques, X milles écoles et améliorer la qualité de l’enseignement car le SENEGAL souffre d’une carence endémique en matière scolaire. On créerait également X mille kilomètres de routes pour désenclaver des régions vivant au siècle des ténèbres.
X milliards de Francs CFA auraient pu éradiquer nos bidonvilles pour offrir un toit aux millions de démunis... Le pays a des défis à relever et des priorités ; des cohortes de mendiants à nourrir, d’enfants à sauver de la rue, de familles à sortir de la précarité, de diplômés chômeurs à faire travailler, d’hôpitaux à équiper... Un long chemin social nous attend avant d’arriver au TGV.
Soyez vigilant, Monsieur le Président, quant à certains responsables politique Sénégalais aux mœurs légères  d’après l’honorable député Moustapha CISSE LO
Gandhi avait raison : « la pauvreté est la pire forme de violence. » L’ignorance en est une autre.
N’acceptez pas et ne permettrez à aucun de vos ministres de recevoir quelques hectares aux Almadies ou ailleurs, offerts par les affairistes pour acheter votre silence, votre connivence et votre conscience.
Mon souhait le plus farouche, vous l’avez déclaré dans votre discours du 01 décembre 2008:
« Le déclin de la morale et des grandes valeurs éloigne bon nombre de nos concitoyens des vertus majeures et des postures suprêmes que seule la Dignité permet d’assumer dans un contexte de crise profonde.
L’APR-Yaakaar s’impose l’obligation de restituer à cette valeur cardinale de notre Code d’honneur, toute sa place dans la vie sociale et dans la gestion des affaires publiques. » 
J’espère que vous mettrez en pratique ces belles paroles et que vous respecterez vos promesses. « L’homme supérieur, disait Confucius, c’est celui qui d’abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions » Vous donnez de vous l’image d’un président honnête et normal. Ces deux qualités exigent de vous une probité républicaine sans faille. Ne soyez pas aveugle ni sourd aux malheurs des peuples. Ne laissez pas la corruption vous atteindre et soyez du côté de la justice et du droit. L’Histoire dira alors de vous que vous avez été un grand Chef d’Etat !
Qu’Allah vous assiste, Vive le Peuple souverain.
                                                                                        
Patrice SANE,
                                                                                 
  Militant APR, Membre de la CCR/APR
                                                              
   Secrétaire Adm de la Commiss° Veille et Marketing Politique
 
Jeudi 2 Mai 2013
Dakaractu




1.Posté par Papy1 le 02/05/2013 10:19
Mon cher Patrice Sane, vous aimez bien votre President Macky Sall. Votre peur est un signe precurseur, vous exprimez l'opinion de la majorite des senegalais, qui voit les traces de propagandes politiques ces derniers temps.
Distribuer le CFA gauche droite juste pour plaire a des laudateurs n'est pas une rupture. La maturite des electeurs senegalais depasse cette pratique wadienne.
Monsieur le President ecoutez bien ce que Patrice vous dit, il vous aime. Dieu sait je ne connais point cette personne mais prenez ces conseils au serieux.
La methode Wade avec les fonds politiques mise a votre disposition doivent servir AUTREMENT.
Good Luck Mr. President.



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