Lutte contre la traite des personnes en Afrique de l’Ouest : Vers la signature d’un protocole sous-régional*


A partir de ce lundi 06 novembre, il se tient à Dakar, un atelier de trois jours  pour la validation  de la Stratégie régionale pour la lutte contre la traite des personnes  victimes de travail forcé. Cela, à  travers la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes (Cnltp), en collaboration avec le Centre international pour le développement des politiques migratoires(Icmpd) et six Etats de la sous –région de l’Afrique de l’Ouest tels que le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, le Mali et la Mauritanie.
Cette rencontre a enregistré  la présence de différents experts qui s’attellent à trouver des solutions pour éradiquer ce fléau. Apres un constat, il ressort que les ressource humaines manquent pour face a ce phénomène. Ainsi, les représentants veulent sortir de cet atelier avec un bon cadrage sur la lutte contre la traite des personnes.
Pour rappel, au Sénégal et partout ailleurs, il est constaté chaque année que des personnes de tous les sexes et âges subissent les affres de ce fléau ; qu’elles soient autochtones ou en situation d’immigration. La majeure partie vit dans des conditions déplorables.
Pour le cas spécifique du Sénégal, on constate notamment l’exploitation sexuelle, la mendicité et l’exploitation dans les travaux domestiques, avec une exacerbation de la mendicité qui touche les enfants.
 
Le secrétaire  permanant de la Cnltp estime que le Sénégal  accueille ces pays voisins qui sont des responsables de structures de lutte contre la traite de personnes.
Il y a de cela quelques années, le pays de la Teranga  a initié une requête pour un projet fédérateur des différentes structures qui œuvrent pour l’atteinte de l’objectif visé plus haut.
En clair, cet atelier a pour objectif de sceller une union matérialisée par la signature d’un protocole. « Nous avons constaté que dans tous nos pays, un certain nombre de femmes sont victimes de trafiquants  qui les exportent vers d’autres contrées non encore identifiées. Parfois, ces femmes sont victimes d’exploitation sexuelle commerciale et sont, à l’occasion, réduites à des travaux domestiques ou a l’esclavage … », selon Mody Ndiaye. Celui-ci juge nécessaire d’unir leurs forces pour développer une stratégie commune de communication.
 
Lundi 6 Novembre 2017
Dakaractu



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