Louga : L'Anat a présenté le bilan diagnostic du Plan national d'aménagement et de développement territorial du Sénégal


L'Agence nationale de l'Aménagement du territoire a présenté mardi 24 octobre le bilan diagnostic du Plan national d'aménagement et de développement territorial du Sénégal au travers d'un CRD présidé par le Gouverneur de la Région de Louga, Alioune Badara Mbengue et en présence de Mamadou Djigo, directeur général de l'Anat. Lequel a d'emblée précisé que le PNADT succède au PNAT élaboré avant l'alternance de 2000 et qui a accusé un retard dans sa phase de mise en oeuvre. En réalité, c'est un Plan qui n'a pas été validé, révèle Mamadou Djigo. “Il fallait refaire un autre plan pour rattraper les retards et le président de la République (Macky Sall) a demandé à ce qu'on rajoute le développement territorial”, explicite le Directeur général de l'Anat. Ainsi, voit le jour le Plan national d'aménagement et de développement territorial du Sénégal dont le bilan diagnostic a été exposé aux acteurs territoriaux de Louga ce mardi.
La cartographie des ressources naturelles, l'état des lieux de la gestion de l'environnement, l'analyse des dynamiques démographiques, spatiales et économiques ont été mises en exergue par Serigne Dia, directeur de la Planification spatiale à l'Agence de l'Aménagement du territoire (ANAT).
Le bilan diagnostic qui a fait l'objet de deux années de travail a révélé un environnement biophysique marqué par la diversité des écosystèmes de six zones écogéographiques relativement homogènes. Pour le développement démographique et spatial, les études de l'Anat ont révélé une population jeune avec une moyenne d'âge de 22,7 ans mais très dépendante. L'espérance de vie se situe autour de 64 ans. S'agissant du développement humain, l'Anat a constaté un déficit général en services sociaux de bases, une mauvaise qualité du cadre de vie etc.
Des manquements auxquels il faudra apporter des réponses idoines. A ce propos, le bilan diagnostic de l'Anat préconise une réponse aux besoins en services sociaux de base induits par l'augmentation de la Population entre autres réponses.
Dans la section Enjeux du document présenté à l'auditoire de la salle de conférence du Conseil départemental de Louga, l'Agence nationale de l'Aménagement du territoire préconise l'amélioration des services fournis aux populations. Mais aussi le renforcement du capital humain. Au niveau de la dynamique économique, il est décelé une activité fortement dominée par le secteur primaire et une balance commerciale déficitaire.

Louga, région la mois touchée par la pauvreté

Au cours des travaux, une étude comparatives a été effectuée entre la région de Louga et le reste du Sénégal. Et le constat, c'est que Louga a de quoi se bomber le torse. À cheval sur trois zones écogéographiques, Louga est dotée d'une frange côtière. Son potentiel en eaux souterraines est jugée très important. Faut il rappeler aussi que c'est la région où git le Lac de Guiers avec sa réserve d'eau douce de 600 millions de m3. Mais des contraintes ne manquent pas comme l'a signalé le présentateur Serigne DIA. En effet, la sécheresse, l'irrégularité des pluies, la dégradation des sols, l'ensablement des cuvettes maraîchères, la pollution des eaux du Lac de Guiers, l'érosion côtière sont autant de contraintes à même de juguler le développement de la région d'où les efforts qui doivent être consentis pour changer la donne. Pour ce faire, les filières porteuses doivent etre développées. Le renforcement et la généralisation des actions d'aménagement des forets et des mesures de valorisations de l'exploitation des ressources forestières sont aussi préconisés.
Cependant, le document présenté par l'Anat a révélé que Louga est une région où l'espérance de vie (66ans) dépasse de deux ans celle des autres régions du Sénégal toutes confondues (64 ans). C'est aussi une région où la pauvreté parait maitrisé avec un taux de 26,8% tandis qu'il tourne autour de 46,7% dans les autres régions . En revanche, le taux de chômage est le plus élevé à Louga (30%) que dans le reste du pays (26%). mais il faut préciser que tout ce travail n'est que provisoire. C'est d'ailleurs la pertinence du CRD de ce mardi qui sera suivi de l'étape de Saint Louis et celle de Matam qui serviront de cadres aux acteurs territoriaux pour faire les suggestions aux fins d'éventuelles corrections de la formulation du PNADT qui sera amorcée en janvier 2018.
Mardi 24 Octobre 2017
Dakaractu



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