Livre : Les normes de la bioéthique et l’Afrique du Dr Ibrahim Gueye Normaliser et humaniser la vie et la mort par la bioéthique


En présentant son livre hier au Warc, au cours d’une séance de dédicaces, le Dr Ibrahim Gueye s’est beaucoup appesanti sur l’intérêt du respect et de l’applicabilité des normes de la bioéthique en Afrique, un continent très porté vers la religion. Pour lui, la bioéthique n’est ni plus ni moins que la morale des sciences de la vie et de la mort. A côté de l’auteur Ibrahim Gueye, le Magistrat Mame Gor Diouf et le journaliste-Publicitaire Amadou Diaw ont disséqué l’ouvrage et son auteur.


Livre : Les normes de la bioéthique et l’Afrique du Dr Ibrahim Gueye Normaliser et humaniser la vie et la mort par la bioéthique
Un concept nouveau inhérent à la régulation de la vie comme de la mort : la bioéthique. Dr Ibrahim Gueye qui vient de publier un ouvrage sur la question, montre et démontre, cas à l’appui, l’intérêt de cette discipline nouvelle. Expliquant les motivations qui l’ont poussé à se pencher sur le sujet pendant des années, l’auteur évoque le désert qu’il ya en Afrique sur la question. « Je me suis aperçu qu’il y’avait encore du travail à faire en Afrique sur les questions de la bioéthique. Et c’est ce qui m’a profondément motivé à faire des recherches dans ce sens. La bioéthique c’est la morale des sciences bio médicales et ça concerne l’être humain du début jusqu’à la fin de sa vie. Pour tout vous dire, c’est l’éthique qui devrait guider l’être humain. Par rapport aux principes, on peut citer le principe du respect de la dignité humaine et l’inviolabilité du corps humain, j’allais dire de la personne humaine. Cela englobe aussi bien le respect du droit à la vie humaine et à l’inviolabilité du corps humain. J’ai voulu réfléchir sur les normes de la bioéthique, qu’ils soient susceptibles d’être respectées et applicables dans nos pays africain. Et comme ce sont des pays qui sont très portés vers la religion, j’ai voulu voir d’abord les normes religieuses en la matière, voir ce qu’on propose dans ce domaine précis, ce que proposent les traditions et le droit positif des pays africains d’une manière générale, pour pouvoir en arriver à un texte qui soit un texte africain qui ait des chances d’être respectées. La vulgarisation devrait se faire à travers l’éducation à la bioéthique, ce qui passe nécessairement par l’enseignement.
L’auteur part d’un constat qui est que « La bioéthique est une notion qui dépasse les frontières ». Et pour lui, « C’est ce qui justement, amène chaque Etat et chaque région à jouer sa partition et c’est ce qui justifie aussi l’intérêt de mettre en exergue ce que l’Afrique a, à proposer dans ce domaine. »
Pour définir la notion, il remonte loin dans le temps et les différentes phases évolutives de l’humanité. L’être humain dit-il est assurément méritant pour avoir réussi à atteindre aujourd’hui, un niveau de développement qui passe lui permettre de dompter la nature pour bien vivre sur terre et même pour parfois les rêves les plus fous parce que les plus inimaginables, il y a quelques années encore. Au grand bonheur de tous, ces avancées des sciences ont permis de développer des moyens technologiques qui ont convaincu que l’être humain était capable de façonner le monde à sa manière. Dans tous les domaines, les progrès de la science sont manifestes. L’essor que nous connaissons aujourd’hui est visible dans le domaine des technologies qu’elles soient électroniques, civiles, nucléaires ou encore médicales. Le domaine dont l’évolution touche directement l’être humain et qui, partant, suscite le plus d’espoir, suscite aussi, hélas, le plus d’appréhensions parce qu’il encourage aussi le plus de fantasmes. Très vite l’humanité s’est rendu compte que ce qui fait sa joie peut aussi faire son malheur, ce qui fait sa force peut aussi faire sa faiblesse, que les sciences de la vie, du moins leur application, n’ont pas que de bons côtés, et que comme dans toute choses, il est impératif de s’entourer de garde-fous afin que l’homme puisse limiter la science. Ces limites que les hommes entendent se fixer eux-mêmes ont pour nom éthique. Appliquées aux sciences du vivant, on l’a de plus en plus appelé bioéthique ».
On voit donc, en suivant l’auteur que la bioéthique est indispensable pour réguler notre société qui évolue dans tous les domaines, à la vitesse d’un TGV. Il en est par exemple, du domaine médical, du respect de l’embryon. Respect variant, selon les conceptions en relation avec ce sujet, en Afrique. Concrètement, l’auteur s’interroge si le fœtus est un être humain et apporte plusieurs réponses. D’abord pour certaines croyances, on considère qu’avant la naissance, le fœtus n’est pas un être humain et que c’est à la naissance seulement qu’on parle de lui comme un homme. Ensuite pour les partisans de la thèse selon laquelle le fœtus est un être humain, des précisions sont données concernant le moment où cette identité humaine est reconnue. Plus loin, il étale les forces et faiblesses de la déclaration sur la bioéthique de 1996 non sans en appeler à une convention africaine sur la bioéthique et les droits de la personne humaine.
Notons au passage que l’auteur, Ibrahim Gueye est docteur en Droit de l’université Paris-Est Créteil et titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en Droit de la bioéthique.
 
 
 
 
 
Dimanche 19 Mai 2013




1.Posté par QueDieuTeGuide! le 19/05/2013 16:08
Félicitations tres cher ami!
Ton ami et promotionnaire depuis le Canada!

2.Posté par rko sarr le 19/05/2013 16:11
ay ndeysaan ibrahim gueye. je le connais ce gars. on n'avait pas affinités à la fac mais il etait serieux kan meme

3.Posté par reconna le 19/05/2013 17:45
Magnifique ibrahim. tu as toujours été battant à la fac.

4.Posté par Cosby le 19/05/2013 17:48
Mais je reconnais le magistrat Mam Goor. Excellent lui aussi en Droit. trés pertinent et percutant. Et Diaw Amadou aussi ndeysan. Non je suis vraiment content pour mes anciens potes de l'ucad. Si quelqu'un peut me donner les cordonnées de diaw. Non j'ai les larmes aux yeux

5.Posté par s le 19/05/2013 20:37
Voila un grand Monsieur, brillant,sérieux et d'une gentillesse sans limite.Je suis content de toi Ibrahim Bravo et bonne continuation le Sénégal compte sur toi pour aller de l'avant

6.Posté par Ibrahima SOKHNA le 19/05/2013 22:59
Felicitation cousin,bonne contiuation.

7.Posté par Xéméss Morangis le 20/05/2013 10:08
FELICITATION Ibrahim! Un homme respectueux, sincére et plein de qualités humaines. Inchallah et Machallah tout ira bien pour toi. Félicitation aussi à toute ta famille qui ne cesse de te soutenir. Nos jeunes frères et soeurs ont besoin d'avoir des modèles comme toi pour y croire encore. Gawal nieuw nak niou fété ko Inchallah. Gros bisous.

8.Posté par PHILIP OTENPKUAK le 23/05/2013 16:55
Mille félicitation a l'université de Lomé tout le monde parle de votre livre et on y appren quelque cours:venez nous faire une conférence svp ffiérté de lafrique



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