Lettre ouverte à Son Excellence Macky Sall, président de la République du Sénégal


Lettre ouverte à Son Excellence Macky Sall, président de la République du Sénégal
Lettre ouverte à mon président, Macky Sall

Excellence, Monsieur le Président,
Je me permets de vous féliciter pour le travail remarquable que vous êtes entrain de mener .
En tant qu'acteur d'une lutte ayant débuté depuis votre éviction de l'Assemblée Nationale jusqu'à votre élection à la présidence de la République, je ne peux ne pas vous adresser cette lettre à moins de choisir le reniement de mes convictions et de trahir un idéal républicain que vous nous avez toujours édicté et qui demeure vivace en moi.

Excellence, Monsieur le Président, je voulais tout juste vous dire par simplicité et par courtoisie de demeurer un homme dans toute la vérité de la nature humaine tel que Dieu l'a façonné pour servir notre pays, notre continent et le monde entier. Je vous sais tout juste, tout courtois, tout grand, tout modeste, tout humble, tout apte à ménager, tout simple, tout attentif, tout courageux, bref, un homme d’État, car je vous ai pratiqué depuis longtemps.
La trompette du jugement dernier sonnera , nous viendrons, nos actions à la main, se présenter devant Dieu le Seul Juge. Chacun de nous dira hautement, voilà ce que j'ai fait, voilà ce que je fus. Dieu jugera, pensez-y.

Excellence, Monsieur le Président,

LE PEUPLE VEUT QUE CELA CHANGE:

En faisant un bref rappel depuis le début des contestations pour un 3º mandat pour Wade, des jeunes à la fleur de l'âge ont perdu la vie, d'autres se sont blessés gravement, d'autres ont souffert profondément. Qu'ont-ils gagné? LE CHANGEMENT; mais un changement que vous devez matérialiser une fois au pouvoir. Il y a des choses qu'une certaine race de politiciens comprend difficilement. Pour eux, succès politiques, titres, fortune sont des moyens pour chasser leur semblables en reniant Idéal et Principes. Ce n'est là rien d'autre que la clé de l'énigme qui vous fait haïr le peuple par Dieu . Le pouvoir est un service public non un absolu appartenant à qui que se soit autre que Dieu. En ce sens, je vous demande d'agir pour que triomphe la justice sociale. Permettre l'assomption par le peuple de ses propres responsabilités, une absolue démocratisation de la vie politique fondée sur un civisme
qui épouse un patriotisme au vrai sens du mot. Il faut mettre fin aux privilèges multiples que les politiciens se sont octroyés sur le dos du peuple. C'est cela qui importe. Pour réussir, il vous faut:

1- CULTIVER LA COHÉSION NATIONALE.

Il faut éviter à tout prix de pratiquer une politique de division faite de remparts ethniques, religieux, régional ou familial. Ceci vous évitera des querelles latentes, de surenchères qui occasionnera des guerres de sectes de religions de régions ou de familles comme le fait Wade. Il est permis de croire que c'est cette attitude qui a valu à vos prédécesseurs la situation en Casamance, les frustrations de l'église, les querelles entre confréries et entre familles religieuses. Nos gouvernants ont tourné le dos à toute idée sérieuse de réconciliation nationale au profit de leurs propres intérêts.

2- ASSEOIR UN ÉTAT LAÏC

La laïcité me parait s'imposer comme corollaire à l'option du multipartisme politique, idéologique et culturel dont le Sénégal s'est souscrit depuis longtemps. Notre modèle politique est fondé sur la réalité d'une société civile qui est pluraliste et non monolithique. le réalisme politique sénégalais épouse notre culture de partage et d'hospitalité. Tout le monde croyait que le Sénégal, en raison de ses traditions religieuses et morales était hors de cause de renier un marabout. Voici que cette fois-ci, avec les soutiens de marabouts opportunistes, malhonnêtes, l’invraisemblable devient vrai. Faut briser ce mythe menteur pour sauver ceux qui les suivent car ils sont d'être des saints.

3-TUER L'HOMME "SOPI"

Il faut militer pour une certaine éthique qui doit nous imposer de lutter contre la gabegie, la corruption, l'arrogance, la violence dans toutes ses formes, le népotisme... Votre rôle consistera à faire passer sur toute l'étendue du pays un vent purificateur dans nos mœurs politiques. Il s'agira de tuer l'homme du "SOPI", L'homme que Wade a façonné, l'homme qu'il a travaillé, qu'il a modelé, je veux dire l'homme menteur, l'homme corrupteur, l'homme transhumant professionnel allant de prairie en prairie à la recherche de pâture, l'homme violent capable de tuer pour assouvir son forfait. le seul moyen pour réussir à tuer cet homme là est votre absolu désintéressement envers qui que ce soit pourvu qu'il soit pétri de valeurs cardinales et votre conviction profonde du Bien que vous procure votre Foi. Le degré de pourrissement de la société et de l'homme du "SOPI" à l'entame du 2º mandat de Wade est très élevé et si ça continue, les jeunes, adultes de demain seront pénalisés.

4- SOUTENIR LE MONDE RURAL

Il est la force productive essentielle de la Nation, dans un pays comme le nôtre où la structure économique est à dominante agraire, il est indispensable de soutenir le monde rural. Aucune politique économique de développement économique et social ne peut se réaliser sans la promotion du monde rural. Une telle politique appelle une nécessaire restructuration des rapports sociaux de production, la refonte de la base de l'espoir et de l'espérance d'une vie meilleure, l'élaboration d'une stratégie originale de socialisation des rapports entre villes et campagnes. Je me rappelle votre triste souvenir à Mbadianème avec le vieux Malick Badiane qui s'est excusé de ne pas pouvoir vous offrir de l'eau faute d'en avoir. Qui l'aurait cru dans ce pays où l'on parle de milliards offerts à gauche et à droite?

5- UNE RÉVOLUTION NATIONALE ET UNE ARMÉE DE DÉVELOPPEMENT

Nous savons tous que le bilan de Wade est couronné d'échecs cuisants. Échecs d'une politique et de son inspirateur qui se croit maître de l'univers et inamovible. Mais pas l'échec d'un peuple. Ces échecs traduisent le malaise social profond qui n'épargne aucun secteur de l'économie et aucun groupe social. Nous avons tout pour réussir dès votre premier mandat. Il faut un audit sans complaisance de toutes les sociétés et agences de l’État, faire revenir les capitaux volés et transférés.
Nous sommes loin d'être des déshérités en matières de ressources naturelles et humaines: 500 km de côte, 1750 km de fleuve d'eau douce, plus de 95 000 ha de terres cultivables, une jeunesse certes désœuvrée parce que mal orientée mais très laborieuse qu'aucune calamité ne parvient à décourager, des cadres bien formés et en nombre suffisant, enthousiastes et pleins d'abnégation pour leur pays... Nous avons tout pour devenir un pays émergent, il suffit d'activer le levier d'une révolution nationale vers l'offensive au développement par une armée sous le commandement des cadres et techniciens patriotes qui encadreront les jeunes pour bâtir le pays à l'image du Japon ou de la chine.
Excellence, Monsieur le Président, pour conclure, je vous demande de se coller aux grandes lignes des assises nationales qui, j'espère bien peuvent être considérées comme tableau de bord pour redresser le navire et le mener sur des eaux plus calmes.
Je vous souhaite plein succès et prie le Bon Dieu de vous donner les moyens de réussir afin que la génération future puisse dire: IL A VÉCU.


Votre fidèle militant Malick Wade GUEYE, Coordinateur comité A.P.R Ndouck 1 Fatick
Jeudi 11 Avril 2013
Dakaractu




1.Posté par Lolounonou le 11/04/2013 10:26
Cause toujours tu nous interesse.

2.Posté par M. diop le 11/04/2013 13:08
j'ajouterai aux conseils de votre ami que la couverture médicale universelle que l'Etat du Sénégal veut atteindre est freinée par certaines mutuelles de santé comme celle des volontaires,MC et PC qui est MGES dont la gestion est trés mauvaise. Excellence je vs assure que notre mutuelle souffre alors que tous les adhérents s'acquitent normalement de leurs cotisations prélevées à la source de nos maigres revenues. presqque toutes les structures sanitaires et pharmacies qui nous avaient agréées ont suspendu les conventions faute de non paiement. A cela s'ajoute les mandats illégitimes des conseils d'administration départementaux qui ont expiré depuis décembre 2012 et ont été injustement prolongé par Aboubacry Sarr le PCA National qui y trouve son compte. Dés lors nous venons nous plaindre pour que les principes fondemmentales de la mutualité soient respectées. ns ne voulons pas que notre situation s'empire. C'EST UNE QUESTION DE SANTE.



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