Les stylistes Dolce et Gabbana condamnés pour fraude fiscale

Les deux stars de la mode milanaise ont écopé mercredi d'un an et huit mois de prison. Leurs avocats ont déjà annoncé leur intention de faire appel de ce jugement.


Les stylistes Dolce et Gabbana condamnés pour fraude fiscale
DAKARACTU.COM Les stylistes italiens Domenico Dolce et Stefano Gabbana ont été condamnés mercredi par le tribunal de Milan à une peine d'un an et huit mois de prison pour fraude fiscale. Les avocats de la défense ont d'ores et déjà annoncé leur intention de faire appel, une fois qu'ils auront «lu les motivations» de la cour. Un processus qui suspendra alors l'exécution de la peine. Le jugement prévoit aussi que les stylistes, qui ont toujours rejeté les accusations, indemnisent le fisc italien à hauteur de 500.000 euros. Le parquet avait requis fin mai deux ans et six mois de prison dans ce procès en première instance.

À part les deux créateurs, quatre autres accusés ont été condamnés à des peines de moins de deux ans assorties d'un sursis. Parmi eux figurent le frère de Domenico Dolce, Alfonso, et d'autres dirigeants de la firme. Un cinquième accusé, Antoine Noella, a été acquitté.

Les deux stars de la mode milanaise, qui comptent parmi leurs clients des célébrités comme Beyoncé et Madonna, sont accusées d'avoir constitué une série de sociétés écran - dont Gado, acronyme de leurs noms de famille - au Luxembourg en 2004 et 2005, leur cédant le contrôle d'au moins deux marques du groupe afin d'échapper au fisc italien. Ces sociétés étaient en réalité gérées depuis la péninsule.

Une première condamnation en mars
 
Le tribunal de Milan n'a retenu contre les stylistes qu'un seul des deux délits dont ils étaient soupçonnés: la «non-déclaration de certains revenus» et pas la «fausse déclaration de revenus». En outre, sur le milliard d'euros qu'ils étaient initialement accusés d'avoir soustrait au fisc, le tribunal n'a retenu des irrégularités que pour 200 millions.

Avant la lecture du jugement, la procureur, Laura Pedio, a évoqué une «fraude fiscale sophistiquée certifiée» par des «preuves solides comme un roc». Elle a estimé que «les stylistes y avaient participé activement, signant les contrats de cession des marques». Lors du réquisitoire, un autre procureur, Gaetano Ruta, avait estimé que «Gado était une construction artificielle dont l'objectif était de parvenir à la réalisation d'un avantage fiscal qui a finalement été obtenu».

En mars, une instance civile, la Commission tributaire de Milan, avait condamné pour les mêmes faits les deux stylistes à verser une amende de 343 millions d'euros. Les deux créateurs ont déjà déposé un recours en Cassation contre cette condamnation. «Moi, ce qui m'intéresse, c'est de faire des vêtements, c'est tout! Qu'ils fassent et disent ce qu'ils veulent», avait alors commenté Stefano Gabbana dans un tweet. Il avait réitéré sa proclamation d'innocence: «Être accusé de quelque chose qui n'est pas vrai n'est pas une belle chose, mais, au fond, on s'en fout, on finira tous sous terre.»

Groupe fondé en 1985, Dolce & Gabbana compte plus de 3000 salariés, 250 points de vente dans 40 pays du monde et a enregistré un chiffre d'affaires d'environ 1 milliard d'euros sur l'exercice 2011-2012.

Lefigaro
Mercredi 19 Juin 2013




1.Posté par Abdou Fatah le 23/06/2013 13:56
il faut ajouter aussi que ce couple est Gay, tous les deux ils ou elles sont mari et femme c'est à dire des goor Diguène avec tous les sénégalais qui portent leur habils c'est à dire les enrichissent sans le savoir ou financent des activités de goor jiguène sans le savoir



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