Les présidents africains, d'éternels complexés ?


Les présidents africains, d'éternels complexés ?
Une fois de plus, des présidents africains se font recevoir en groupe par un président américain. 
 
Le président Obama a reçu, au cours d'une courte réunion du 28 Mars, quatre dirigeants africains à la Maison Blanche. 
 
Il s'agit ainsi du président du Sénégal M. Macky Sall, le président du Malawi Joyce Banda, le président de la Sierra Leone Ernest Bai Koroma et le Premier ministre du Cap Vert José Maria Pereira Neves.
 
Ce qu'on pourrait dire sur cette rencontre c'est que le contraire n'aura jamais lieu, car pour recevoir un président américain ou européen en Afrique, les présidents africains disposent des formes d'accueil très particulières : 
 
Tout d'abord, il faudra fermer les écoles, décréter jour "férié" (pour les présidents les plus fervents), mobiliser des moutons de parti politique, éloigner les mendiants de la capitale, ordonner le nettoiement obligatoire de toute la ville, mettre au chômage technique les marchands ambulants pendant toute la durée du séjours de leur hôte qui est en général de ...4h. 
 
Bref, les présidents africains sont prêts à paralyser l'économie de tout un pays, sacrifier quelques milliards de recettes, afin de se donner une bonne image aux yeux de leur hôte qui est celle d'un président très populaire dans son pays, qui met tout en œuvre pour assainir l'habitat de son peuple, qui a réussi à éradiquer la pauvreté jusqu'à qu'il n'y ait plus de mendiants dans son pays, et qui demeure enfin imminent démocrate aux yeux du monde. 
 
Pourtant, leurs peuples par qui et pour qui ils ont été élus n'ont jamais mérité une telle considération ou de tels privilèges à leur égard, ce qui est pourtant leur droit. 
 
Au contraire, après la visite du président européen ou américain, la saleté et les ordures ménagères encombrent à nouveau les rues et quartiers des populations; les délestages reprennent; la circulation routière, tel un grand merdier où la corruption règne en maître à travers des agents de police mal payés et mal formés, redevient ainsi une fatalité. 
 
Et devant tout ce "splendide" décors, le président africain quant à lui, disparaît dans son palais, loin des regards d'un peuple affamé et sévèrement snobé par des ministres et députés super bien gâtés, à travers leurs grosses berlines climatisées et vitrés teintées, etc. L'arrogance et la mégalomanie reprennent ainsi service. 
 
La visite au Sénégal du président G. W. Bush, en 2004 peut nous servir d'exemple. 
Car pour son arrivée à Dakar, "son excellence", le boucher de Guerre, avait bénéficié d'un accueil hors norme. 
 
Déjà à 48 avant sa venue, le président WADE avait prit des dispositions particulières pout accueillir son hôte : la Police sénégalaise procédait à des rafles, les voitures à vitres teintées n'étaient pas autorisées à circuler dans certains endroits de Dakar, les habitants étaient systématiquement fouillés dés lors qu'ils se trouvaient dans certains coins, entre autres. 
 
Pire, la communication était très perturbée à Dakar où les appels et les messages des correspondants étaient filtrés et lus par les services de sécurité et de renseignements américains. 
 
D'aucuns parlaient même d'un satellite spécial qui avait été utilisé par ces derniers pour brouiller ainsi la communication autour de la zone où se trouvait le président Bush. 
 
Dans la mer, les pêcheurs sénégalais n'étaient pas en reste. En effet, leurs pirogues avaient cédé la place aux navires de Guerre américains qui avaient été dépêchés sur les côtes sénégalaises avant l'arrivée du président Bush.
 
Le comble c'est que la visite du président américain au Sénégal n'a duré que ...4h ! 
 
Aussi, en 2007, l'ancien président français Nicolas Sarkozy avait bénéficié de telles privilèges.
 
Et pour remercier son homologue de cet accueil, Sarkozy avait servis aux africains son célèbre discours de Dakar où il affirmait que "l'africain n'était pas encore entré dans l'histoire". 
 
Alors, des présidents africains reçus en cohorte à la Maison Blanche ou à l'Elysée n'aurai donc aucun impact positif chez les peuples qu'ils gouvernent, à part le fait d'augmenter encore plus les dépenses publiques, augmentations liées au coût de leurs déplacements (transports, frais de missions, hébergement et restauration de toute une délégation). Et tout cela sur le dos du contribuable africain. 
 
Et ce n'est pas tout : en s'affichant ainsi devant Obama pour soit disant les remercier pour leurs "efforts" dans la voie du maintien de la paix, ils oublient peut-être que dans ce terrain, les États-Unis n'ont aucune leçon à donner à qui que ce soit !
 
Suivez mon regard...

afreeque.net
Dimanche 14 Avril 2013




1.Posté par barou le 14/04/2013 18:47
tu es naïf bébé.........

2.Posté par dall le 14/04/2013 23:09
ndey san africain



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