Les mourides de France en pleine préparation de leur marche annuelle à Paris

«Etre mouride c'est triompher de l'injustice et de la violence par la paix et la toléranc


Les mourides de France en pleine préparation de leur marche annuelle à Paris
Les Mourides de France finissent les derniers réglages en vue de la marche pour la vulgarisation de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba qu’ils organisent tous les ans. Cette année l’événement se déroulera le 2 octobre à partir de 15 heures en partance de la Gare de l’Est.
 
«La Marche de la paix», comme la dénomment certains, sera présidée comme à l’accoutumée par Serigne Mame Mor Mbacké Mourtada et verra la présence de nombreux dignitaires, intellectuels et talibés dont certains livreront des discours et appels à la paix à l’adresse du monde entier.
 
La marche dans les rues de Paris revêt une importance toute particulière car c’est sous la domination coloniale française que les brimades les plus sévères ont été infligées au Cheikh et à ses disciples d’antan. Aujourd’hui les mourides de France ont une double responsabilité. Ils doivent naturellement rester fidèles aux enseignements du Cheikh comme tout bon mouride, mais il incombe à ces derniers un autre devoir : celui de magnifier l’œuvre du Cheikh en montrant les valeurs universelles de paix, de respect et de non-violence qu’elle comporte. C’est tout l’objet de la marche du 2 octobre 2013 qui, à voir l’intensité des préparatifs, va drainer beaucoup de monde. «Aucun musulman ne doit rester chez lui quand il s’agit de montrer ce que le Cheikh, fierté de la Oumma, a réussi de plus beau :triompher de l’injustice et la violence par la paix et la tolérance.», expliquent les responsables de l’organisation.
 
         Rappelons que la raison principale des exils du Cheikh, dont celui en Mauritanie, était de réduire son influence et sa popularité au sein des populations. Mais cela ne donna pas les résultats escomptés car les habitants de cette terre d’exil continuaient à lui faire allégeance. A cela s’ajoutent les nombreux talibés sénégalais qui traversaient le fleuve pour le rejoindre. Il en fut de même pour la localité de Thieyène (Djoloff) dont les vestiges en lien avec le passage du Cheikh renseignent sur l’extrême dureté de la vie. Pour mieux isoler celui qu’elle considérait comme son prisonnier, l’administration coloniale avait imposé à toute personne désirant lui rendre visite, des conditions draconiennes parmi lesquelles, l’obtention d’une autorisation préalable. Autorisation qui, du reste, demeurait d’autant plus difficile à obtenir dans ses conditions drastiques. En effet, il fallait être à jour sur le paiement de ses impôts, ne pas être accompagné et déclarer avant le départ toutes les affaires qu’on compte y amener sans oublier le fait que la visite ne devait pas dépasser trois jours. 
 
Ceux qui ne respectaient pas ces formalités administratives étaient tabassés et reconduits à leurs villages de provenance avec des sanctions sévères en cas de récidive. Mais c’était sans compter sur la volonté farouche des disciples et leur soif inextinguible de côtoyer leur Cheikh.
 
Un siècle plus tard, hors des frontières sénégalaises et dans les quatre coins du monde, les mourides vivifient l’œuvre de ce Cheikh hors du commun. Une raison pour l’islam d’être fier.
  
Venez nombreux participer à la marche du 2 octobre 2013 et mobilisez autour de vous pour qu’elle soit une réussite totale !
 
Appel Ngane Serigne Mame Mor :
http://www.youtube.com/watch?v=bOlZSe3dj4M&feature=share
 
Commission Culturelle et Communication
Touba –Aulnay
11, place Mercure
93600 Aulnay Sous Bois.
Tél : (0033) 0 148792004
 
Mercredi 25 Septembre 2013
Dakaractu




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