Les "flux financiers illicites" privent l’Afrique de 60 milliards de dollars us par an (Macky Sall)


Le président sénégalais Macky Sall a déploré devant les dirigeants du G20 "les flux financiers illicites" qui, selon lui, privent l’Afrique de plus de 60 milliards de dollars US (environ 30.000 milliards de francs CFA) par an, un montant plus important que l’aide publique au développement reçue par le continent des pays développés.
 
"Si nous voulons réaliser ce pari de mobiliser plus de ressources domestiques, nous devons moderniser nos administrations fiscales et lutter plus efficacement contre les flux financiers illicites", a dit Macky Sall lors d’un "déjeuner de travail" sur "le développement et les changements climatiques", avec les leaders des pays du G20, dimanche, à Antalya, une ville située dans le sud de la Turquie.
 
Les "flux financiers illicites" engendrés par des multinationales opérant dans le continent "privent l’Afrique d’importantes ressources estimées à 60 milliards de dollars par an, plus que l’aide publique au développement" reçus par les 53 pays africains, a-t-il souligné dans un discours reçu de la délégation officielle sénégalaise. 
 
M. Sall a également plaidé pour l’adoption de mesures capables de sauver la planète des conséquences néfastes des changements climatiques. 
 
"Sur le volet environnement, nous sommes soucieux de modes de production à la fois économiquement efficients et écologiquement viables pour sauver la planète", a-t-il affirmé devant les dirigeants du G20. 
 
Concernant l’environnement aussi, Macky Sall dit souhaiter que "la conférence de Paris sur le climat (30 novembre-12 décembre) aboutisse à des engagements fermes sur la limitation du taux d’émission et la mobilisation des ressources au Fonds vert, pour accompagner la transition énergétique des pays en développement".
 
Au sommet du G20 où il participe avec deux autres présidents africains, Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Robert Mugabe, Macky Sall a accordé la priorité de son intervention aux projets d’infrastructures du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). 
 
Le président sénégalais dirige actuellement ce programme de développement économique du continent.
 
Il a appelé les dirigeants du sommet du G20 à faciliter le financement des infrastructures (électricité, routes, etc.) du NEPAD par des mécanismes souples et accessibles pour l’Afrique.
 
"Pour nous, en Afrique, le défi est de réussir la transformation structurelle de notre économie par sa diversification et la création de nouvelles opportunités d’investissements et d’emplois", a résumé le président sénégalais.

APS
 
Lundi 16 Novembre 2015
Dakaractu




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