Les faits marquants de la visite du Président à Fatick


Les faits marquants de la visite du Président à Fatick
Le désordre et la cacophonie ont été les maîtres mots, hier, dans la capitale du Sine, lors de la cérémonie de célébration de la première édition de la journée nationale de l'élevage. Le constat était inquiétant : l'organisation a failli et les nerfs étaient tendus. Beaucoup ont été en effet les invités qui, carte d'invitation entre les mains, ont été obligés de rebrousser chemin à cause de l'intervention musclée des forces de l'ordre qui ne manquaient pas de jeter leur dévolu sur les militants.
Parmi ceux-ci, on peut citer Khalifa, le célèbre griot sérère du président et sa délégation qui ont boudé les lieux parce que, disent-ils « nous sommes humiliés par les forces de sécurité devant tout le monde ». Pis, une bonne partie de la presse avait elle aussi subi la « furie » des forces de l'ordre, visiblement dépassées par les faits. Pour cause, beaucoup de journalistes, notamment de la presse privée ont été expulsés comme des petits mendiants de l'enceinte où devait se tenir la cérémonie officielle. Des conditions de travail que n'ont pas manqué de dénoncer les reporters qui, en plus d'être menacés, ont été obligés de suivre les speechs des 40 orateurs loin derrière la tribune officielle.
Au-delà de son aspect économique, la journée nationale de l'élevage avait une forte connotation politique. Une guerre des pancartes faisait en effet rage dans la capitale du Sine entre responsables « Apéristes » de la localité.
Le directeur général du port autonome de Dakar, Cheikh Kanté, le ministre des Sports, Matar Ba, la mairesse de la commune de Diarrère, Thérèse Faye, par ailleurs Dg de l'agence nationale de la Case des Tout-petits, Aly Koto Ndiaye, entre autres responsables du parti marron ont tous mobilisé des militants.
Ces derniers qui étaient venus de toutes les contrées de la région portaient des t-shirts et brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: « Derrière (diiw) pour la réélection de Macky Sall en 2017 ». De même, des billets de banque se distribuaient à l'air libre aux alentours de la tente, sous les yeux des journalistes. Comme pour dire qu'au Sénégal, toutes les manifestations sont...politiques.
Mardi 30 Décembre 2014
Dakaractu




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