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Les élections locales ne sont pas un enjeu majeur pour remettre en cause BBY


Les élections locales ne sont pas un enjeu majeur pour remettre en cause BBY
Les sujets politiques sont les plus en vue dans les quotidiens parvenus samedi à l’APS, avec notamment la question des prochaines élections locales de 2014 dont la perspective, même relativement lointaine, semble mettre en évidence les divisions au sein de la coalition regroupant les partis de la majorité présidentielle.

Ainsi, l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir), ‘’compte ses amis’’ en perspective des locales de 2014, souligne Walfadjri quotidien, se faisant l’écho de l’appel de Mbaye Ndiaye, directeur des structures du parti présidentiel. Il a invité les partis membres de Bennoo Bokk Yaakaar (BBY, majorité) ‘’à faire preuve de réalisme politique’’ pour éviter une implosion de la majorité présidentielle.

‘’Malgré les relations très tendues par ces temps qui courent entre Rewmi et l’APR, Mbaye Ndiaye reste optimiste quant à l’avenir de la coalition présidentielle. Pour le directeur des structures de l’APR, les ambitions des uns et des autres pour les élections locales ne feront pas éclater Bennoo Bokk Yaakaar car les partis feront preuve de réalisme politique’’, rapporte ce journal.

‘’Les élections locales ne sont pas un enjeu majeur pour remettre en cause BBY’’, la coalition présidentielle, argumente-t-il ensuite à la Une de Direct Info dont le billet du jour semble pourtant en porte-à-faux avec l’analyse de l’ancien ministre de l’Intérieur.

‘’Les locales de 2014 constituent un enjeu de taille pour le contrôle des destinées nationales en 2017. Sous ce rapport, les différents états majors développent des stratégies pour engranger le maximum de voix’’, écrit Direct Info. D’où ‘’L’impossible Bennoo’’ (unité), selon la manchette de L’As.

‘’Ce n’est un secret pour personne que la coalition au pouvoir vacille. Si les sorties du leader de Rewmi restent la face visible de l’iceberg, ils sont également nombreux les leaders de la coalition au pouvoir à faire face à des lendemains incertains à la tête de leur formation respective. Abdoulaye Bathily, Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng et même Amath Dansokho n’ont plus cette mainmise sur leur parti’’, ce qui fait que la possibilité d’une ‘’liste commune’’ pour les prochaines locales demeure compromise, écrit L’As.

Le journal Le Quotidien évoque même des guéguerres au sein de la coalition regroupant les partis de la majorité présidentielle. ‘’Les fissures entre Idrissa Seck et Macky Sall ne sont que la face cachée d’un Bennoo Bokk Yaakaar à l’épreuve des ambitions de la +bande à quatre+’’, note-t-il.

Le Quotidien fait ainsi allusion au président Macky Sall, à l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, et au secrétaire général du Parti socialiste (PS) sénégalais, Ousmane Tanor Dieng.

‘’La future loi limitant l’âge des candidats à la présidentielle à 70 ans pourrait être le prochain feuilleton au sein de la coalition au pouvoir. Sans compter la course à l’enrichissement de transhumants libéraux +licites+ entre Rewmi et l’APR’’, les partis de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck et du chef de l’Etat Macky Sall, ajoute Le Quotidien.

Pendant ce temps, le quotidien Libération revient sur un ‘’double clash’’ entre l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, leader du parti Rewmi et Oumar Guèye et Pape Diouf, deux de ses lieutenants, pour démonter que ‘’rien n’allait plus (…)’’ entre ces trois personnalités.

Au regard de ce contexte particulier, la sortie du dernier Premier ministre de Me Abdoulaye Wade, prédécesseur de l’actuel président de la République, prend tout son sens, souligne le quotidien La Tribune. ‘’Travaillez au lieu de polémiquer’’, écrit en effet Souleymane Ndéné Ndiaye, dans une note publiée sur sa page Facebook, à l’adresse de la classe politique de façon générale.

D’autres quotidiens, à l’image de L’Observateur, reviennent sur la traque des biens dits mal acquis visant des dignitaires de l’ancien régime. Le quotidien du groupe Futurs médias annonce ainsi que ‘’Karim Wade et Cie demandent la suspension du Sénégal de la CEDEAO’’, suite au refus de l’Etat sénégalais d’appliquer la décision de Cour de justice communautaire de lever l’interdiction de sortie du territoire nationale de ces responsables suspectés d’enrichissement illicite.

A la une du même journal, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Aminata Touré, assure que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ‘’n’a pas compétence à contraindre le Sénégal’’, avant d’annoncer par la même occasion que la traque des ‘’biens mal acquis’’ va s’intensifier.

‘’Les conclusions des premières enquêtes bientôt disponibles’’, renchérit Rewmi Quotidien dont la Une est illustrée par une photo du magistrat Alioune Ndao, procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Rewmi précise que les réquisitions adressées aux institutions judiciaires sont parvenues au parquet de cette juridiction.

Le quotidien Enquête semble s'inscrire dans la même perspective, en évoquant les répercussions au Sénégal du scandale des sociétés offshores qui ébranle actuellement la classe politique française. ‘’La bombe fiscale qui fait trembler’’, titre le journal en affichant à son tour une photo du procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).

‘’Beaucoup d’hommes politiques et d’affaires sénégalais ont des comptes et sociétés offshores à l’étranger qu’ils soustraient à la vigilance du fisc de leur pays. Ces pratiques +constituent un manque à gagner énorme pour les caisses de l’Etat+, selon un inspecteur des impôts et domaines’’ interrogé par le journal.

‘’Offshore Leaks livre les secrets des paradis fiscaux’’, souligne également Le Populaire. ‘’Des informations, jadis ouvertes par le manteau sombre et opaque du secret bancaire, devenues aujourd’hui publiques et ouvrent la voie à des scandales retentissants partout dans le monde jusqu’en Afrique. A quand le tour du Sénégal’’, s’interroge le journal. "Les prête-noms et les personnes ciblées dans la traque des biens mal acquis ont de quoi s’inquiéter", écrit-il.

APS

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Samedi 6 Avril 2013
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