Les champs du savoir : Une réponse au financement de l’école Sénégalaise.


Il existe dans ce pays des initiatives individuelles qui méritent amplement d’être connues et vulgarisées à l’échelle du pays. L’indépendance d’une nation se trouve dans sa capacité à prendre en charge et à son compte le financement de son école et de son système de santé.  Au Sénégal malheureusement et dans presque tous les pays d’Afrique, ce sont les partenaires au développement et les organismes internationaux qui financent à près de 80% notre école et notre santé. D’ailleurs ce sont eux qui nous disent ce qu’il faut faire. Et quand ils se retirent avec leurs programmes et projets, c’est parfois le drame. Aujourd’hui, des écoles ferment et des enfants abandonnent parce que le PAM se retire progressivement. 
Depuis 2014, l’Etat du Sénégal avec l’aide bien évidemment de ses partenaires, est dans la mise en œuvre du PAQUET avec comme instrument de mise en œuvre le PAQEEB. Concrètement il s’agit d’améliorer la qualité de l’éducation en dotant les écoles, les IEF et les IA de budgets devant servir à financer les activités articulées dans des PTA pour atteindre des objectifs visant à relever le niveau des enfants en lecture et en Mathématiques. Une innovation majeure et révolutionnaire qui en est déjà à sa deuxième année et qui est prévue pour une durée de quatre ans. 
Dans cet ambitieux programme, il est prévu en plus de l’Etat et de ses partenaires, une participation des collectivités locales et des communautés, malheureusement ni les collectivités locales encore moins les communautés ne contribuent au financement des activités. C’est dire donc que si les partenaires se retirent « ce programme extraordinaire sera voué à l’échec » a dit M. Abdoulaye Ndao, président de l’ONG la “Calebasse de l’excellence“. Il faut donc et le plus rapidement possible penser à une alternative crédible et durable « pour que les communautés autour des écoles pensent au financement de leurs écoles », selon Abdourahmane Guèye de la cellule de communication de l’ONG « l’Arabie Saoudite, s’est développée à partir du pétrole qui se trouve dans la terre, au Sénégal il n’y pas de pétrole, mais il y a du maïs, de l’arachide….en cultivant la terre nous réussirons à financer notre écoles et à envoyer nos enfants dans les meilleures universités ». 
Voilà toute la pertinence des champs du savoir, initiés par l’ONG la “calebasse de l’excellence“. Il s’agira pour une phase-test de donner des semences à des groupements de femmes de trois villages du département de Koumpentoum, (Kouthiaba, Kaba et Payar). Les produits tirés de la récolte « seront vendus et 50% des recettes serviront à financer entièrement les PTA  des écoles ciblées et à financer l’éducation des filles en général » conclura  Abdoulaye Ndao, lors de la cérémonie de lancement qui a eu lieu à Kouthiaba wolof.
Lundi 4 Juillet 2016
Dakaractu




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