Les bureaux exécutifs de Jamra et Mban Gacce dénoncent la persécution de la minorité musulmane de Birmanie


Les bureaux exécutifs de Jamra et Mban Gacce ont dénoncé la persécution de la minorité musulmane de Birmanie, les Rohingyas. Qui, selon eux, ne se limite plus à l’inadmissible ségrégation dont ils sont l’objet, et pour laquelle le monde libre avait fini par se résoudre à la résignation. « Devenue une politique officielle depuis 1982, année où les musulmans birmans se sont scandaleusement vus retirer leur citoyenneté, l’ostracisme d’Etat aura franchi le Rubicon en leur imposant une limitation de naissance ne donnant désormais droit qu’à deux enfants par couple. Tout enfant supplémentaire étant automatiquement privé de certificat de naissance, donc d’existence légale.
A présent, c’est à «la solution finale» hitlérienne que s’apparentent les sanglantes razzias organisées par la majorité bouddhiste, avec la complicité active de l’armée, déterminées qu’elles sont à rayer de la carte ces adeptes de cette «religion de chiens». Dans l’indifférence non moins coupable des puissances occidentales et de la Ligue Arabe. Et en dépit des 400 morts, recensés en une semaine », rappellent les deux organisations.
Selon elles, « l’Onu parle déjà de 87.000 musulmans, Birmans- apatrides, contraints à une fuite désespérée vers le Bangladesh voisin, laissant derrière eux maisons incendiées, mosquées dynamitées à la grenade, femmes violées, enfants massacrés.
Plus de 3.000 morts, depuis le mois dernier! La minorité musulmane de la Birmanie, aura chèrement payé son appartenant à la religion musulmane, déclarée «religion de chiens», par le moine Ashin Wirathu, leader du "Mouvement birman contre l’Islam". Surnommé à juste titre par la presse américaine «Le Ben Laden de l’intégrisme bouddhiste», il est le théoricien, l’inspirateur et l’hiérarque de ce pogrom anti- musulman. Ses appels récurrents à la haine confessionnelle contre les Rohingyas sont un secret de Polichinelle ».
« Il a perverti l’enseignement humaniste du Bouddha, pour le transformer en un redoutable instrument d’épuration ethnique et de meurtre de masse. Et en toute impunité : «Vous pouvez être plein de gentillesse et d’amour, vous ne pouvez pas dormir à côté d’un chien enragé. Si nous sommes faibles, notre pays deviendra musulman!», enseigne-t-il à ses disciples excités, qui ont aussitôt pris d'assaut les concessions des Rohingyas, déversant sans retenue leur haine par de sanglantes razzias, avec la complicité active de l'armée de la République de l'Union de Birmanie, dont le chef du gouvernement et porte-parole de la Présidence se trouve être une certaine Aung San Su Kyi... célèbre Prix Nobel de la Paix ! » analysent Jamra et Mban Gacce.
Après avoir salué son appel (lancé conjointement le 02 septembre dernier avec le président turc Erdogan), tirant la sonnette d’alarme sur le drame humain qu’endurent les musulmans birmans, ces organisations de défense des valeurs culturelles et religieuses exhortent Macky Sall, à user solennellement de la posture et du rôle de leader que le Sénégal a toujours assurés au sein de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), pour requérir la tenue urgente de la Conférence des chefs d’Etats de l’OCI, aux fins de se pencher urgemment sur ce sujet poignant qui, au-delà de la Oumah islamique, interpelle tout citoyen du monde.
Avant de terminer : « Sans préjudice aucun au profit qu’il ne manquera de tirer de son mandat de «membre non-permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU » (qui prend fin le 31 décembre prochain), pour proposer de plein droit la tenue de cette haute instance, afin qu’il soit mis sans délai un terme au génocide de cette minorité musulmane Birmane - qui n’a commis que le tort d’avoir une confession différente. Et pour une intensification des secours humanitaires au profit de ces milliers de réfugiés supplémentaires, que l’Afghanistan refuse de recevoir, en les confinant à sa frontière, les mettant plus que jamais à la merci de l’armée birmane et des criminels bouddhistes fanatisés. »
Samedi 9 Septembre 2017
Dakaractu



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