Les assurances de Moustapha Niasse : «L’Assemblée nationale, de par la loi, est outillée pour faire face, dans le calme»


Les assurances de Moustapha Niasse : «L’Assemblée nationale, de par la loi, est outillée pour faire face, dans le calme»
«L’Assemblée nationale, de par la loi, est outillée pour faire face, dans le calme et la sérénité, à toute situation de cette nature», a d’entrée fait savoir le président de l’institution parlementaire.
En effet, à travers une déclaration signée par la Direction de la communication, il est indiqué que «les troubles causés par des députés de l’opposition ont amené le président de l’Assemblée nationale à décider de faire ramener l’ordre, par les services de sécurité, comme prévu par l’article 53 (alinéas 1-2-3-4 et 5) de la Loi organique portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.»
Avant d’ajouter : «Après cette mesure, la Commission a repris ses travaux normalement. Il en sera de même pour toutes les séances des Commissions permanentes et pour les plénières qui poursuivront leurs travaux jusqu’à leur terme, car nul ne peut opposer sa volonté à la loi.»
Revenant sur les faits, la direction de la communication de l’institution parlementaire de dire : «Depuis quelques jours, des contrevérités portant sur le dossier des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, sont diffusées. Il s’agit en fait d’une crise profonde au sein d’un parti politique qu’on s’emploie à déplacer à l’Assemblée nationale.»
Non sans faire savoir que «le point de droit parlementaire est l’irrecevabilité de la démarche entreprise par un député qui n’est pas habilité à saisir l’Assemblée nationale. En effet, l’article 20 du Règlement intérieur vise la constitution d’un nouveau groupe parlementaire.»
Le document fait également remarquer que «les modifications dans la composition d’un groupe parlementaire sont plutôt réglées par l’article 22 qui stipule qu’elles doivent être validées par le président du groupe concerné.»
Par conséquent, ajoute-t-il : «L’Assemblée nationale n’a pas pris position sur la querelle interne qui concerne un parti politique. Les accusations d’immixtion à l’encontre du Président et du Bureau sont donc sans fondement aucun. Il n’est pas acceptable que des velléités de blocage ciblent la deuxième Institution de la République.»
Mardi 3 Novembre 2015
Dakaractu




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