"Les arguments de l'ANACIM concernant ce crash sont trop légers!" (EXPERT)


L'Agence de Nationale de l'Aviation et de la Météorologie (ANACIM), a sorti un communiqué concernant le crash de l'avion de SENEGAL AIR en expliquant qu'il y "aurait eu abordage entre les deux aéronefs, ce que les résultats de l’enquête technique permettront de confirmer ou d’infirmer"
Un abordage aérien est une collision entre deux avions en vol. Les principaux facteurs expliquant ces collisions sont humaines (mauvaise communication, incompréhension entre le pilote et le contrôleur aérien ou entre les pilotes, erreur de navigation, baisse de vigilance, modification des plans de vol) et matérielles.
Câblé par Dakaractu, un expert a démonté pièce par pièce le contenu dudit communiqué. Selon l'expert : "le communiqué de l'ANACIM est pauvre d'arguments. Ou même, les arguments qu'ils nous donnent sont trop légers". Pour lui, c'est impossible "qu'un avion qui vole et en croisant un autre avion causant son crash, ne se soit pas rendu compte de l'impact jusqu'à son arrivée à destination." En plus, notre expert nous dit étonné de voir que "le Boeing après cet abordage, n'a pas poursuivi son trajet pour rallier Cotonou qui est plus prêt, mais qui va jusqu'à Malabo". Pour lui, "cela n'a pas de sens, du moment que Cotonou est plus proche que Malabo pour atterrir et vérifier en faisant le APV (Après Vol)".
Pire, notre expert de dire que "pourquoi après son atterrissage à Malabo, les techniciens n'ont pas directement rendu compte aux autorités pour qu' à leur tour, elles avertissent les responsables de l'ANACIM de Dakar?"
A en croire notre expert, "les responsables de l'ANACIM, avant d'avancer une thèse, doivent détenir d'abord la bonne information et dire la vérité sur cette affaire, en interrogeant l'enregistreur de vol de l'avion Ceiba pour connaître avec exactitude l'heure à laquelle, il y a eu l'abordage. S'ils interrogent cette boîte noire, ils sauront exactement ce qui s'est passé, parce que cette boîte enregistre tout, même les conversations des deux pilotes".
Pour terminer, l'expert demande "aux responsables d'attendre de détenir la bonne information avant d'avancer à l'aveugle ou de désinformer les populations. Et pour cela, il faut interroger la boîte noire de l'appareil et non de donner des informations qui peuvent être infirmées..."
Lundi 7 Septembre 2015
Dakaractu




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