Les Pays-Bas miraculés dans la fournaise de Fortaleza

Sous une chaleur écrasante, les Pays-Bas ont miraculeusement gagné contre le Mexique (2-1), grâce à des buts de Sneijder (88e) et Huntelaar (91e sur pen.) dans les dernières secondes. Peu inspirés pendant une bonne partie du match, les "Oranje" ont frôlé le drame face à une équipe mexicaine séduisante jusqu'à l'ouverture du score de Giovanni Dos Santos après le repos. Le talent de Robben aura fait basculer la rencontre. Cette Coupe du Monde est décidément totalement folle!


Les Pays-Bas miraculés dans la fournaise de Fortaleza
1. Faut-il jouer sous une telle chaleur?
Fortaleza, 13h45, 32 degrés, 68% d'humidité à la mi-temps. Certains commentateurs faisaient même état d'une température de 38 degrés au coup d'envoi. Bref, les conditions climatiques de ce huitième de finale entre les Pays-Bas et le Mexique étaient tout simplement dantesques. Il fallait voir la tête rouge tomatée d'Arjen Robben quand Pedro Proença, l'arbitre de la partie, a accordé une pause rafraîchissement peu après la demi-heure de jeu. La chaleur écrasante a même obligé les spectateurs de l'Estádio Castelão à se réfugier à l'ombre. De nombreuses places, exposées au soleil, étaient en effet désertes... Visiblement, ce sont les Hollandais qui ont le mieux géré cet aspect, au vu de la manière dont ils ont terminé la rencontre.

2. Le miracle batave
"Les cimetières du Mondial sont remplis depuis 84 ans d'équipes flamboyantes au premier tour", disait cette semaine le journaliste français Laurent Vergne (Eurosport). Les Pays-Bas sont passés tout près de rejoindre ce triste palmarès. Longtemps incapables d'apporter le danger, il a fallu quelques changements de Louis Van Gaal après le 0-1 pour que les Oranje réagissent. Très dépendants des exploits de Robben (légèrement accroché dans le rectangle par Marquez sur le penalty de Klaas-Jan Huntelaar), ils ont fini par s'en sortir. Mais sont-ils aussi injouables qu'on le pensait après la raclée infligée à l'Espagne ? Pas forcément... Ce qui est certain, c'est qu'ils ont désormais une voie royale vers les demi-finales. Au prochain tour, ils affronteront le Costa Rica ou la Grèce. 

3. La malédiction du Mexique
Souvent obligé de s'arrêter en huitièmes de finale, le "Tri" a bien cru pouvoir vaincre le signe indien après cinq échecs consécutifs à ce stade de l'épreuve. Il n'en fut rien, la faute à une fin de match difficile et beaucoup trop subie. L'équipe de Miguel Herrera dominait largement les débats jusqu'à l'ouverture du score de Giovanni Dos Santos. Mais elle a ensuite beaucoup trop reculé face aux assauts de Robben et Sneijder. Malgré un très bon Ochoa (encore), auteur de plusieurs parades exceptionnelles, les Mexicains n'égaleront pas leurs performances de 1970 et 1986, quand ils avaient atteints les quarts de finale. Cruel.

7sur7.be
Dimanche 29 Juin 2014




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