Le secteur agro-industriel brésilien veut la destitution de Dilma Rousseff

L’agro-industrie représentant 23% du PIB brésilien, cette prise de position ne va pas arranger les affaires de la présidente du Brésil.


Le secteur agro-industriel brésilien veut la destitution de Dilma Rousseff
Nouvelle épine dans le pied de Dilma Rousseff : le puissant secteur agro-industriel brésilien s’est prononcé mercredi en faveur de la procédure de destitution lancée contre elle au parlement, qui entre dans une période décisive. «Le gouvernement s’évertue à ne pas reconnaître ni comprendre la vraie nature des problèmes qui frappent le pays, et ne montre aucune disposition à les affronter», a affirmé la Confédération d’agriculture et d’élevage du Brésil (CNA) dans un communiqué. «Face à cela, il semble de plus en plus évident que la présidente n’a plus l’autorité pour mener le processus de réformes, ni la capacité de rassembler les Brésiliens», ajoute-t-elle.

La CNA «a décidé de soutenir le mouvement en faveur de la destitution» de Dilma Rousseff, et plaide pour des mesures censées rééquilibrer les comptes publics et relancer l’économie, actuellement en récession. D’autres centrales patronales, comme la Fédération des industries de l’Etat de Sao Paulo (Fiesp), ont demandé le départ de Dilma Rousseff.

L’agro-industrie représentait 23% du PIB brésilien en 2015, selon des estimations de la CNA. La plus grande puissance économique d’Amérique latine figure parmi les premiers exportateurs mondiaux de viande, de céréales et de sucre notamment. Ce secteur est officieusement représenté au Congrès par le «groupe ruraliste», qui doit se prononcer dans les jours qui viennent sur l’ouverture d’un éventuel procès de la présidente pour le maquillage présumé des comptes publics. L’actuelle ministre de l’Agriculture est Katia Abreu, du parti PMDB qui s’est désolidarisé de la présidente alors qu’il était le pilier de la coalition gouvernementale.
Jeudi 7 Avril 2016
Dakaractu




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