Le rêve de Mr Pierre Elliot Trudeau : Montréal au Sénégal devrait abriter l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF).


C’est récemment à Dakar que Madame Michaelle Jean, a procédé au lancement de l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF).
 « Cet Institut va mettre en cohérence les programmes phares de la Francophonie dans les domaines de l’éducation et de la formation », a déclaré la Secrétaire générale. « Ce projet a été pensé, de bout en bout, avec la volonté de s’inspirer de ce que nos pays font de mieux en la matière », a-t-elle ajouté.
L’IFEF fournira notamment aux États et gouvernements de l’OIF ainsi qu’à ses partenaires une expertise technique pour l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de leurs politiques éducatives afin d’assurer une éducation inclusive et équitable et de promouvoir des possibilités d’apprentissage en continu. Il répondra également aux besoins de formation professionnelle identifiés avec les acteurs du secteur économique.
La construction de cet outil de développement et de promotion des droits humains dans un endroit comme Montréal au Sénégal serait une réponse aux besoins énormes de cette localité où  les populations vivent encore avec beaucoup de difficultés de toutes sortes.
Portait de la zone où se Montréal au Sénégal
 
Montréal au Sénégal se trouve  se trouve dans la commune de Thiél (Département de Linguère) au nord du Sénégal. Cette vaste commune est essentiellement caractérisée par un manque chronique d’infrastructures de base. En plus de la rareté de l’énergie, l’absence quasi-absolue de réalisations de projets socio-économiques tels que des adductions d’eau et les centres de santé constituent les contraintes majeures de ce milieu avec un fort potentiel économique mais très pauvre. L’approvisionnement en eau a toujours été un problème majeur dans cette zone. La population de ce milieu est constituée essentiellement d’éleveurs. Cette dernière survit grâce à l’agriculture mais principalement à l’élevage. L’absence d’autres activités génératrices de revenus fait en sorte que la population n’a d’autres choix  que de s’occuper de son bétail, qui constitue sa principale source de revenu. C’est pour quoi c’est important pour cette dernière que leur bétail survit surtout en période sèche qui s’étend de novembre à juillet. Pendant cette très dure période de l’année, la température dépasse régulièrement les 35 degrés Celsius.  La chaleur y est accablante et elle fait beaucoup de victimes. Se désaltérer pour tous les êtres vivants devient une préoccupation majeure et constante  dans ce milieu. Ces éleveurs et leur bétail font parfois de plus de 10 à 15 km pour aller chercher le liquide précieux dans différents points d’eau. La souffrance des humains et des animaux due au manque criard d’eau est très visible dans cette zone. La population souffre de malnutrition et toutes autres maladies liées à la déshydratation. L’augmentation récente et fulgurante de maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension artérielle et autres ont eu comme effet d’alourdir la mortalité dans ce milieu très hostile.
Les jeunes abandonnent l’école pour aider leurs parents et les mariages précoces étaient souvent dénoncés dans ce coin du pays. Les écoles de formation professionnelle n’existent pas. Le niveau d’instruction du milieu est très bas, car les écoles sont rares et très distantes les unes des autres. Le désarroi et le découragement y sont indescriptibles. Ici, on survit au jour le jour. On gère les maigres ressources le mieux qu’on peut car on ne sait pas ce que le lendemain nous réserve. Les animaux manquent également et très souvent de pâturages. Ces derniers en plus d’être maigres, fatigués et souvent malades, doivent faire beaucoup de kilomètres pour s’abreuver au forage de Dioulky,  de Raoudou ou ailleurs qui  tombent souvent en panne. Le taux de perte du cheptel est estimé à plus de 12% selon les estimations des services locaux étatiques du département.  Ce qui est énorme et désolant. Cette perte vient alourdir la pauvreté du milieu déjà très affecté.
L’accès à des services de santé acceptables relève d’un miracle. Les rares cases de santé en taules sont gérées par un personnel extrêmement sous-qualifié, manquent  de tout. Il n’y pas d’ambulance pour évacuer les malades, les femmes enceintes à terme ou ceux et celles devant mourir dans la dignité. Les gens se débrouillent comme ils peuvent, avec leurs maigres moyens dérisoires. Certains attendent que la mort vienne sans rien y faire.
Les vrais centres de santé, dignes de ce nom se trouvent à plus de 100 kilomètres soit à Linguère ou à Dahra-Djoloff. Les malades sont souvent évacués dans des charrettes ou dans des voitures délabrées et qui tombent en panne tous les 5 km de route. Les habitants les appellent des cercueils roulants à cause du nombre élevé de leurs accidents mortels. La mortalité infantile et maternelle y est très élevée. Les fausses couches dues aux différentes maladies sont monnaie courante, si bien les grossesses sont souvent sources constantes de stress surtout pour les jeunes couples.
 
Le village de Montréal à lui seul compte au tour de 60 habitants en temps réel et on dénombre beaucoup de villages aux alentours. De ce fait, la population totale de Montréal et ses environs peut être estimée à plus de 600 âmes.  
 
Que dire de notre chère maudite Afrique que nous aimons tant!
 
Malheureusement, notre cher continent noir reste encore à la traine et son développement se fait encore attendre. En plus de la faim, la violation constante des droits humains, les coups d’état, la corruption, l’apparition de mouvements violents et terroristes est venue compliquer et aggraver la situation déjà catastrophique de nos compatriotes. De plus, les autorités africaines préfèrent investir le peu qu’ils ont entre leurs mains dans les grandes villes au détriment des campagnes. C’est pour quoi, certaines populations rurales africaines vivent encore dans des huttes ou cases en paille comme au moyen âge et la situation ne semble pas s’améliorer. Les pays asiatiques qui avaient le même niveau de développement que les pays africains en 1960, les dépassent aujourd’hui de très loin. Le constat est amer et sans appel. L’élite politique africaine locale, est incapable dans sa grande majorité, d’offrir à sa  population de bons gouvernements viables et responsables. D’où la plus grande peur de la diaspora africaine, de voir leur continent recolonisé. Certains pays occidentaux hypocrites et nostalgiques de la colonisation, encourageraient et profiteraient de cette mauvaise gestion au détriment de la population du vieux continent noir, bien qu’ils condamnent cette pratique dans les instances internationales.
 
 
 
Une question équitable et de bon sens pensent les canadiens et les canadiennes
 
Le Canada est un grand pays magnifique qui jouit d’une excellente réputation internationale. C’est un pays aimé et respecté à travers le monde. De plus, il est perçu comme un pays de droit et égalitaire et la plupart des citoyens du monde entier aimeraient y vivre. De son temps, son excellence, Mr Pierre Elliot Trudeau, ancien premier ministre de notre pays, avait tissé de  belles relations exemplaires de coopération et d’amitié entre son pays et les pays du Tiers monde. Sa vision était de faire profiter la coopération canadienne aux plus démunis de la planète et cultiver la paix en envoyant des casques bleus partout où le besoin se faisait sentir en accord avec les Nations-Unies. Ces relations faisaient l’envie de toutes les diplomaties. C’est pour quoi les populations africaines préfèrent de loin la coopération canadienne, qui est souvent citée en exemple dans les rencontres internationales. Ainsi, les canadiens et les canadiennes verront d’un très bon œil la construction de l’IFEF à  Montréal au Sénégal, un endroit qui porte le nom de la très renommée métropole québécoise. Ne serait-ce pour donner plus de chance aux populations locales démunies vivant dans les conditions très difficiles. Cette institution aiderait entre autres, à promouvoir le droit des femmes et des enfants. Cela permettra également, à la population en général de sortir de l’anonymat et de rêver d’un avenir meilleur. C’est avec le plus grand respect, que j’ invite les dirigeants de la francophonie à s’inspirer de la philosophie de Mr Pierre Elliot Trudeau, ce grand canadien, aimé, respecté et adoré à travers le monde entier.
 
Montréal au Sénégal, veut profiter des retombées de la francophonie et veut se doter d’infrastructures adéquates, capables de répondre aux aspirations légitimes de sa population dans son ensemble.
 
Gondiel Ka
Président de la Fondation Christine Sasseville
Membre du réseau des ambassadeurs de Montréal au Canada

 
Dimanche 1 Novembre 2015
Dakaractu




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