Le piercing et les ados Sénégalais


Le piercing et les ados Sénégalais
Le piercing est devenu aujourd’hui une véritable mode chez les jeunes. C’est la culture du « m’as –tu vu? ».Les piercings, les coupures des cheveux insolites et l’apparence vestimentaire sont des comportements qui passionnent les ados, toutefois le piercing basé sur l’exhibition du corps a pris une ampleur dans notre société. Elle se manifeste chez les jeunes par des pratiques étranges, or cela provoque une tension entre les parents et leurs enfants. La question que l’on se pose est, faut-il suivre la mode ?

Le piercing est une pratique qui consiste à percer une partie du corps pour y mettre un bijou. Entre le lobe de l’oreille et la langue, en passant par les lèvres et le nombril. Pour les jeunes, le piercing, est une façon de mettre en valeur le corps à travers l’élégance et la beauté. Ils croient que ces pratiques sont l’expression de la liberté individuelle, en outre, ils voient la mode comme une façon d’ouverture sur les autres. Alors que pour d’autres le piercing est une protestation contre la société. Cependant la première raison qui pousse les jeunes à se percer la peau est le côté esthétique, comme en témoigne Oumy Camara, une jeune fille de 18 ans, «C’est simplement la mode, d’autres filles portent des bracelets ou des colliers, moi j’ai choisi le piercing ! C’est seulement un look que j’aime».

Outre le côté esthétique, les jeunes se font percer pour monter leur singularité et sortir de l’anonymat. C’est une manière de s’affirmer et de s’exprimer. Certains se percent la peau juste pour s’opposer à leurs parents ou à la société. D’après un concept anthropologique, le piercing était un rituel de passage à l’âge adulte. Certains sociologues assimilent le piercing chez les adolescents d’aujourd’hui comme pouvant relever du même rituel. Une manière pour affirmer son indépendance.

D’autres considèrent le piercing comme un signe d’appartenance à un groupe. Alors que pour certains, le piercing est au-delà de tout ça, c’est un moyen de se différencier par rapport à l’entourage et à la société. Fatou, 17 ans, élève, déclare anticonformiste, « Quand je me suis faite percer le nombril. Mon entourage a porté un autre regard sur ma personne. Il me traite différemment, comme si je suis une blâmable »

Au Sénégal, la prolifération du phénomène du piercing a engendré la naissance de cabarets qui ouvrent un peu partout dans les marchés et les boutiques de bijouterie. Dans ces cabarets, il manque de l’hygiène et en plus les responsables des lieux ne cherchent pas a savoir si les mineures qui s’y défoulent ont demandé une autorisation à leurs parents. Par ailleurs Le coût un peu élevé du piercing dans les boutiques de bijouteries (2500 francs Cfa pour un piercing avec boucle), a favorisé l’émergence d’un commerce parallèle. Maintenant on peut facilement trouver une personne qui pratique le piercing clandestinement dans tous les marchés de Dakar (le piercing est à seulement 5ooFCfa). Ces personnes utilisent, pour la plupart, le « pistolet perce-oreille » qui est à proscrire car très dangereux. Mais aussi, le fait que cet appareil n’est pas stérilisable, les dégâts qui peuvent être occasionnés par le choc mécanique sont souvent désastreux et irréversibles (déformations des cartilages, perforations de la cloison nasale, infections répétitives). En outre dans les maisons certaines personnes pratiquent le piercing avec du matériel rudimentaire.

Les conséquences

Se faire percer chez un clandestin est certes un acte moins cher, mais cela peut générer des dangers et des complications de santé : Réaction allergique au métal des bijoux, en particulier le nickel, traumatisme lié à une perforation récente ou liés à l’accrochage fortuit du piercing avec un autre objet, Infection virale, en particulier de l’hépatite B, de l’hépatite C et du VIH. Risque possible lors de la mise du piercing, mais également pour les piercings « intimes », même complètement cicatrisés, qui augmentent le danger d’être contaminé par des maladies sexuellement transmissibles.

Dans notre société, il existe un réel rejet du piercing. Son rejet s’explique par le fait que le piercing ne trouve pas sa place sur le marché de travail. En effet de nos jours le marché du travail est plus rude et plus dure à intégrer. Le piercing est mal vu dans le milieu professionnel.

Du coté de certains parents rencontrés, ils considèrent ces agissements des jeunes comme une dépravation morale. Suivre les tendances de la mode n’est qu’une perte de temps et d’argent. Pour eux, le piercing mène vers la délinquance.

Vincent Gomis
Dakaractu2




Vendredi 26 Avril 2013
Notez


1.Posté par niomre le 26/04/2013 16:44
Ici en Amerique du Nord certaines femmes percent leur sexe (pierced clit), j'espere que nos filles vont pas faire ses conneries.

2.Posté par kaka le 26/04/2013 21:42
tu reves!! elles elles le font depuis longtemps



Dans la même rubrique :