Le pays va mal…


Le pays va mal et ira de mal en pis.


Le pays va mal…

Le désordre installé dans le pays par les dernières  années de la présidence d’Abdoulaye WADE a motivé le changement du 25 Mars 2012 et dont les objectifs majeurs étaient la restauration de l’autorité de l’Etat, la sauvegarde de la République, la fin des systèmes de privilèges et de l’impunité… Tout le sens de notre vote était là.

La campagne des biens supposés mal acquis enclenchée dès le départ pour répondre à une demande de moralisation de la vie publique est brouillée par les derniers développements.
Le pays ira de mal en pis parce qu’aucune direction n’est indiquée au peuple malgré les projets de Couverture Maladie Universelle et Bourse Alimentaire, cette forme de Zakkat à l’endroit des pauvres qui ne demandent pas à être entretenus mais plutôt d’être autonomes. La solidarité nationale c’est aussi œuvrer à rendre à nos concitoyens leur dignité et leur permettre de se réaliser.
Le pays ira de mal en pis parce que la demande sociale est très forte et ne rencontre pas de réponse adéquate ni de perspective lui permettant d’entretenir l’espoir. Toute l’impatience de  nos concitoyens réside là. Ils ne demandent pas des résultats ici et maintenant parce que sachant cela impossible en dix huit mois, mais souhaiteraient avoir une indication claire de l’ambition du président élu.
Le désordre ambiant y régnant caractérisé par une cacophonie politique amplifiée par le méli-mélo d’une certaine coalition  s’estimant plus légitime que l’élu, rend davantage  illisibles les orientations. Tout comme cette médiatisation des inondations avec une première dame « bottée » au nom du Service pour le Sénégal et la présence superfétatoire d’une belle famille assurant un relais. Ceci renvoie immanquablement à l’image du « gendre idéal », celui qui apaise tout le monde,  humainement bon et tout le contraire du « tueur », contentant tous et cherchant à lier les contraires, se fiant plus au temps pour la résolution des problèmes épineux qu’aux décisions péremptoires et souveraines. Ce caractère-là  présente aussi tous les inconvénients de la fonction.
Le Sénégal a besoin d’autorité pour qu’explosent  son génie créateur et sa dimension de grande Nation. Le caractère du « gendre idéal », bien qu’inné en l’homme,  ne doit s’affirmer que de manière transitoire pour réconcilier les Sénégalais ; et cette transition là, ne peut prendre la durée d’un mandat. Si c’est le cas, nos compatriotes se tourneront vers d’autres horizons, vers celui qui symbolise la passion et le sentiment de responsabilité que Max Weber décrivait comme celui qui a la vocation et les traits du prophète (suivant l’Ancien Testament) ou du démagogue des temps modernes.
Nous redoutions les vieux démons et déjà, attirions l’attention des uns et des autres  à la veille des élections présidentielles du 25 Mars 2012 à savoir cette crainte que nous avions eu de la reproduction des schémas du maître par l’élève du fait de l’absence d’accord de programme minimum des différentes forces coalisées . Hélas et encore hélas, les propos exprimés naguère ressurgissent parce que la légitimité du pouvoir est dévoyée, les arrivants de la 25ème heure ne discutent point d’accord programmatique parce que s’estimant légataires du suffrage du plus grand nombre, ceux des premières heures se sentant lésés, cherchent à renforcer leurs positions avec la complicité d’un président recrutant à tout va, transformant son parti en confluent, réceptacle de tous les courants. La transhumance  est encouragée  avec les vieilles méthodes qui ont servi ailleurs à savoir : organiser ouvertement une crise, encourager  certains ténors à se mettre en opposition avec la ligne de leur parti pour qu’ils démissionnent ou qu’on les exclut. Les mouvements deviennent maintenant des structures d’accueil voire de  transit parce que la transhumance ouverte est honnie et rappelle de tristes souvenirs.
Tout cela parce que certainement les  victoires  prochaines se joueront autour de la famille libérale,  que le temps n’est plus le temps de la Présidence, mais à l’affaiblissement du camp rival et principalement  celui-là  qui risque de coopter  ceux  en stand-by de la politique,  réfléchissant pour l’heure à une recomposition d’un grand ensemble pour la reconquête du pouvoir. Il faut le neutraliser pour empêcher ce dessein.
L’ « adoption » de ministres « hérétiques » n’a pas produit l’effet escompté, tout comme la démission de la notaire ayant en charge « Le Protocole de Rebeuss ». Le retentissement de l’affaire est étouffé, il faudra certainement s’attendre à un autre procédé avec plus de fracas.
Au secours, les vieux démons sont encore là !
La stoïque attitude du peuple confronté aux difficultés des inondations et privé d’eau depuis bientôt quinze jours est révélatrice d’un certain dépit  (en ces temps-ci Manon des Sources aurait du épouser Ugolin ou nous délivrer !!!).
Les urgences s’entassent parce qu’ailleurs on se soucie plus d’une réélection (au 1er tour s’il vous plait) que de la résolution des problèmes pressants des populations, faisant fi de l’adage qui nous enseigne que gouverner c’est prévoir
Pourtant, nous espérions un Président de rupture résolument tourné vers l’avenir et s’interrogeant peu sur son avenir,  travaillant son projet et se souciant aussi peu du présent qui relève déjà du bilan.
Autrement,  éclairer sur ses intentions futures. 
Nous attendons toujours…
Les Sénégalais espèrent et attendent des ruptures fortes.
 
Papé FALL
Jeudi 26 Septembre 2013
Dakaractu




1.Posté par Fall le 26/09/2013 11:38
Soyez patient c'est le Yonou Yokouté. Légui mou nior!

2.Posté par Bass le 26/09/2013 15:51
C'est très bien dit cher ami.

3.Posté par yaye le 26/09/2013 20:41
pauvres sénégalais!!!! et on s'enfonce encore et encore......

4.Posté par miss le 27/09/2013 11:05
c'est tres bien dit , avec une once de prise de position mais tres bien ecrit , on sent l engagement de l auteur,,, lol



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