Le décret Trump anti-immigration soulève une vague d'indignation internationale

Le décret anti-immigration pris par le président américain Donald Trump a encore provoqué ce lundi 30 janvier de nombreuses critiques de la part de dirigeants politiques et d'institutions internationales.


Le décret Trump anti-immigration soulève une vague d'indignation internationale

Aux quatre coins de la planète, la vague d'indignation soulevée par le décret Trump au sujet de l'immigration ne se calme pas, bien au contraire. Haussant le ton, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé que la lutte contre le terrorisme ne justifiait en aucune manière « de généraliser le soupçon contre les personnes en fonction de leur croyance, en l'occurrence ici des personnes de foi musulmane ». « A mon sens, cet acte est contraire aux principes élémentaires d'aide aux réfugiés et de coopération internationale », a-t-elle ajouté. La chancelière allemande a été la figure de proue de l'accueil des réfugiés en Europe, avec plus d'un million de demandeurs d'asile arrivés en Allemagne ces deux dernières années.

De son côté, Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, a déclaré « en Europe, notre histoire nous a appris (...) qu'à force de construire des murs autour de soi, on peut se retrouver en prison. L'Union européenne continuera à coopérer (...) avec tous les pays de la région, quelles que soient leurs religions. »

Zeid Ra'ad al-Hussein, Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a quant à lui tweeté « La discrimination en fonction de la nationalité est interdite par les droits de l'homme ».


L'Organisation de la coopération islamique, qui regroupe 57 pays, a affirmé dans un communiqué que « de telles mesures sélectives et discriminatoires ne font qu'encourager le discours radical des extrémistes. » La décision « va donner du grain à moudre aux tenants de la violence et du terrorisme, au moment, critique, où l'OCI est engagée avec tous ses partenaires, dont les Etats-Unis, dans la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme sous toutes leurs formes et manifestations », ajoute le communiqué.

Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la commission de l'Union africaine, a déclaré lors de son discours d'ouverture du sommet d'Addis-Abeba : « Nous entrons dans une époque très tumultueuse. Le pays même vers lequel tant de nos ressortissants ont été conduits comme esclaves durant la traite transatlantique a décidé d'interdire les réfugiés venant de certains de nos pays. Que faire face à cela ? C'est l'un des plus grands défis lancés à notre unité et notre solidarité ».

Enfin, Jason Cone, directeur de l'ONG Médecins sans frontières aux Etats-Unis a fait paraître un communiqué dans lequel il indique que « Nos équipes sur le terrain voient tous les jours des gens qui recherchent désespérément un peu de sécurité devant des
frontières fermées et dans des zones de guerre dont ils ne peuvent fuir ».
 
Lundi 30 Janvier 2017
Dakaractu




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