Le communiqué du Conseil des ministres du jeudi 24 Avril 2014


Le communiqué du Conseil des ministres du jeudi 24 Avril 2014
Le Conseil des Ministres s’est réuni, le jeudi 24 avril 2014, au palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, son Excellence, Monsieur Macky SALL.
A l’entame de son intervention, le Président de la République a adressé à la Communauté chrétienne ses meilleurs vœux, à l’occasion de la célébration de la fête de Pâques, moment de communion, de ferveur religieuse, mais surtout de remerciements et de prières pour un Sénégal de paix et de prospérité.
Au titre de sa communication du jour, le Chef de l’Etat a abordé dans un premier volet, la question des nouvelles perspectives de développement de l’entreprenariat et de l’auto-emploi, en rapport avec la mise en route des dispositifs de financements émergents de l’économie nationale.
A ce titre, il a rappelé tout l’intérêt qu’il porte, à l’amélioration du système de financement de l’économie. Sous ce rapport, le Président de la République a invité le Gouvernement à traiter cette question en priorité, avec notamment l’opérationnalisation définitive des établissements financiers publics créés, à cet effet (FONSIS, FONGIP, BNDE). Ces trois instruments nouveaux et complémentaires de financement, sont appelés à devenir de véritables moteurs d’investissements pour accompagner l’expansion des PME/PMI, la relance de la croissance et la promotion de l’emploi.
Le Chef de l’Etat a, en outre, demandé au Gouvernement d’intensifier les interventions de la Caisse de Dépôt et de Consignations (CDC) et de la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS), en vue d’un financement plus efficace des secteurs du logement social et de l’investissement local.
Concernant le vote récent de la loi fixant le capital minimum de la Société à Responsabilité (SARL) à 100 000 FCFA, le Président de la République s’est félicité de l’initiative, avant d’engager le Gouvernement à saisir et à exploiter cette nouvelle opportunité. En termes de potentialités induites, Il a cité entre autres, le développement accru de l’entreprenariat, des PME/PMI et de l’auto-emploi, particulièrement dans les secteurs de l’Agriculture, de l’Artisanat, de la Pêche, du Commerce et des Technologies de l’Information et de la Communication.
Concluant sur le premier volet de sa communication, le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement à préparer un projet de loi de développement des PME et de modernisation de l’économie, qui sera la traduction de la politique de l’Etat envers les PME, qui doivent être positionnées en véritables moteurs de croissance économique et de création d’emplois durables.
Le Président de la République a abordé dans un deuxième point de sa communication, la modernisation et le développement de l’artisanat national. A ce propos, il a demandé au Gouvernement d’accélérer la mise en œuvre du Programme spécial de Développement de l’Artisanat national (PSDA), dans la perspective de placer ce secteur au centre du renouveau industriel et productif du Sénégal. Dans cet esprit, il a invité le Gouvernement à poursuivre la réhabilitation et l’équipement des zones de développement artisanal (ZODAR), des sites d’exportation et de commercialisation artisanale (SECA), outre la réhabilitation et la construction de villages artisanaux.
Le Chef de l’Etat a, enfin, engagé le Premier ministre à intensifier la mise en œuvre effective du projet du Mobilier national, visant à compter de l’exercice budgétaire 2014, à accorder une forte part de la commande publique à nos artisans, menuisiers et ébénistes.
Evoquant la question de la protection des enfants et de promotion de l’enfance, le Président de la République a demandé au Gouvernement d’accélérer l’exécution du Projet d’appui à la Modernisation des Daara (PAMOD), financé par la Banque islamique de Développement (BID). Dans le même ordre d’idées, il a invité le Gouvernement à poursuivre le travail entamé avec les Chefs religieux, les maîtres coraniques, les parents et les partenaires, afin d’assurer la qualité de l’offre éducative et l’amélioration du cadre des daara.
Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, engagé le Gouvernement à réaliser l’objectif «zéro abri provisoire », à travers l’intensification des constructions scolaires. Il a aussi  préconisé la mise en œuvre, dans les meilleurs délais, de la Stratégie nationale de Promotion de l’Enfant (SNDE), cadre de référence pour l’exécution cohérent des actions de l’Etat dans ce domaine.
Dans sa volonté de promouvoir une société inclusive, basée sur l’équité et l’égalité des chances pour tous les enfants, le Président de la République  a informé le Conseil de sa décision d’inviter, le samedi 03 mai 2014, au palais de la République, cent vingt (120) enfants, d’origines sociales diverses et en provenance de toutes les régions du Sénégal. Cette rencontre symbolique, appelée «Fête des enfants au Palais », placée sous le sceau de l’excellence et de la citoyenneté, rentre dans le cadre du renforcement de l’ancrage dans nos valeurs culturelles, la promotion de valeurs de la République et le raffermissement de la solidarité nationale.
Le Premier Ministre a présenté au Conseil une communication portant compte-rendu des activités gouvernementales, en mettant l’accent, entre autres, sur :
  • la réunion interministérielle consacrée à la relance économique ;
  • la réunion technique sur la situation des chantiers de l’Etat ;
  • la réunion sur la commande publique.
Sur ce dernier point, le Premier Ministre a indiqué que dans le but d’une dynamisation de l’activité économique, par une injection de flux financiers dans les petites et moyennes entreprises concernées, il a été décidé de mettre en place auprès de certains ministères, un dispositif d’accompagnement pour assurer une plus grande diligence et une efficacité accrue dans les procédures de passation des marchés.
Le Ministre, en charge du Bureau du Suivi opérationnel du Sénégal Emergent (BOS) a fait au Conseil le point sur le processus de mise en place du projet d’appui au suivi et à l’opérationnalisation du Fonds d’Appui au BOS.
Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a présenté au Conseil une communication portant sur l’état d’avancement du Programme 300 forages multi villages. Il a, à ce titre, indiqué qu’à ce jour pour 2014, vingt-huit (28) ouvrages de captage ont pu être réalisés (15 forages, 13 prises), soit un taux d’exécution de 38 % sur les prévisions annuelles.
Le Ministre a relevé, en récapitulatif, une exécution globale du Programme ayant permis les réalisations suivantes :
  • ouvrages de captage, 100 réalisés ;
  • ouvrages de stockage, 80 réalisés ;
  • réseaux de conduite, 72 systèmes multi villages réalisés.
Le Ministre de l’Energie a entretenu le Conseil de l’état des réalisations des projets d’électrification rurale. Le Ministre a ainsi révélé que dans une période de trois mois, 12.000 foyers seront raccordés dans la zone nord.
Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication au Conseil, portant sur l’état d’avancement des préparatifs de la prochaine campagne agricole. Concernant la filière arachidière, le Ministre a confirmé la mise à disposition depuis le 22 avril 2014, de l’ensemble des facteurs de production (semences, matériels agricoles, etc.)
Le Ministre a, par ailleurs, souligné qu’une participation décisive de l’Agriculture dans la perspective d’un taux de croissance élevé, nécessite une contribution majeure de la filière riz et de l’horticulture, dans la production agricole globale. Pour le riz spécifiquement,  le Ministre a rappelé les objectifs fixés à  900 mille tonnes, contre un peu plus de 400 mille tonnes, produites en 2013.
A la suite, le Chef de l’Etat a repris la parole pour réitérer sa volonté de rendre le pays autosuffisant en riz. Il a félicité le Ministre pour le travail important effectué, en particulier pour la mise en place, dans un délai record, des intrants (semences et engrais) dès la mi-avril.
Vendredi 25 Avril 2014
Dakaractu




1.Posté par un plan pour macky le 25/04/2014 01:19
PLAIDOYER POUR UNE GOUVERNANCE DE DEVELOPPPEMENT DU SENEGAL

« De l’audace, Encore de l’audace, Toujours de l’audace » (Georges. J. DANTON).
Pour que la gouvernance d’un pays comme le nôtre, corresponde réellement à une volonté effective de transformations positives et productrices d’un développement économique et social réel, global et durable, il est incontournable qu’elle soit orientée d’abord et au moins vers deux directions principalement :
1) Des actes déterminants et symboliquement forts à poser.
Le leadership politique à qui échoit la mission naturelle de diriger, doit se donner, quand cela est opportun ou nécessaire, les moyens de poser des actes radicaux et forts, capables d’avoir symboliquement et le cas échéant, un effet d’entrainement massif sur les différentes composantes de la société, notamment en vue de ruptures de fond souhaitables ou souhaitées dans les mentalités ( Imaginaire Collectif) et les comportements au quotidien. Cela est important, car ce sont ces derniers qui détermineront fondamentalement et in fine, le succès ou l’échec à terme des programmes politiques de développement proposés.
Le premier acte fort et symboliquement signifiant qui nous viendrait à l’idée et à titre d’exemple, dans le contexte actuel du Sénégal, serait le transfert de notre capitale politique qu’est Dakar vers l’intérieur du pays. Cette idée a déjà été agitée par le Président sortant Me Abdoulaye Wade, mais jusqu’ici, elle n’a été suivie d’aucun effet noté.
L’idée peut paraitre a priori difficile à mettre en œuvre mais elle n’est ni farfelue ni irréaliste, du moins dans la vision qui est la mienne et qui n’est évidemment pas celle de transférer, sur un coup de tête ou de bluff, la capitale du Sénégal dans les environs de Kébémer.
Pour rappel, deux pays en Afrique, le Nigeria et la Cote d’ivoire ont eu à opérer un tel transfert et l’ont réussi.
Alors, pourquoi pas le Sénégal !
Et pour notre pays, il s’agirait de choisir à cet effet une partie du territoire nationale pouvant accueillir la Présidence, les Ministères, l’Assemblée Nationale et les autres Institutions de la République et qui se situeraient à équidistance autant que faire se peut, des capitales régionales surtout périphériques.
Cela aurait entre autres comme effet, un renforcement de l’intégration nationale et le déclenchement d’une dynamique socio-économique nouvelle au centre du pays et à partir du centre du pays. Et cette dynamique contribuerait également et ipso facto, au décongestionnement partiel de Dakar qui pourrait dès lors, devenir plus touristique et plus culturel qu’il ne l’est aujourd’hui.
Et cela surtout si par ailleurs, la décision de transformer l’actuel Palais présidentiel en Grand Musée Nationale de nos arts, de nos cultures et de notre histoire, était retenue.
Ne l’oublions pas, il n’y a pas si longtemps, ce Palais était celui du Gouverneur français et c’était là, que se définissait la mise en œuvre de la politique coloniale de la France en Afrique de l’ouest. Pendant que le Building administratif en face, abritait les fonctionnaires de l’Administration coloniale.
Quitter ce Palais serait incontestablement aujourd’hui, un acte très fort, qui symboliquement ne manquerait pas de produire une rupture radicale de plus, dans l’Imaginaire Collectif Sénégalais par rapport au fait colonial et au sens de notre indépendance.

2) Une Vision de l’Economie nationale résolument fondée sur l’Economie rurale.
L’acte symboliquement et politiquement fort du transfert de la capitale posé, pourrait être dès lors, pour le leadership politique, un contexte favorable à la proposition d’une nouvelle vision économique pour le pays et dont le cœur serait durablement, la priorisation déterminée de l’économie rurale. Il ne s’agirait plus à partir de là, de considérer l’agriculture d’un côté, et de l’autre l’élevage, l’hydraulique rurale, la pêche continentale, la foresterie, etc…
Il devrait logiquement découler d’une telle option, la nécessité de faire l’effort soutenu, d’avoir désormais une approche globale et intégrative de toutes les activités ayant pour champ l’espace rural et de prendre en compte, sérieusement, tout ce qui pourrait permettre à ces activités d’être menées au mieux et de se développer au maximum.
Pour que la matérialisation de cette nouvelle vision, ou l’économie rurale deviendrait centrale, puisse être déroulée avec réalisme et efficacité, il sera indispensable :
2.1- d’opérer un découpage rationnel du territoire national en régions ou zones éco-géographiques homogènes et cohérentes, susceptibles d’être mises en valeur, sur la base de leurs potentialités économiques établies par un diagnostic rigoureux
2.2- d’opérer également un diagnostic du Foncier et de sa Tenure, pour permettre la mise en place sécurisée d’exploitations agro-économiques familiales modernisées et capables de rentabiliser des équipements mécanisés, adaptés et performants. Et concevoir aussi dès le début, une politique de promotion de la coexistence équilibrée entre exploitations agro-économiques de tailles et d’objectifs différents.
2.3- d’identifier avec exhaustivité dans chaque zone éco-géographique établie, les métiers en amont et en aval dans les activités dominantes et connexes ou dérivés dans la zone.
2.4- d’ériger des Centres pour des formations opérationnelles courtes (six mois de théorie et six mois de pratique) aux différents métiers identifiés, pour les jeunes intéressés et ayant des niveaux scolaires compris entre le CEP et le BAC, et concevoir en relation avec les institutions compétentes (ISRA, ITA, ENEA, ENCR, Chambres des métiers, Lycées techniques etc..) des programmes de formations adaptés à l’économie de chaque zone eco-géographique considérée.
2.5- de contribuer à rendre plus attractif le milieu rural pour les jeunes formés en vue d’une installation durable dans ce milieu, en concevant et en mettant en œuvre des programmes d’habitat (type HLM), dans les différentes zones éco-géographiques. Cet habitat ferait partie intégrante du dispositif d’insertion pour tout jeune, souhaitant créer ou développer son entreprise, dans quelque domaine que ce soit de l’économie rurale, dans la zone éco-géographique de son choix.

3) Compléments aux points 1 et 2
Ce qui a été développé ci-dessus, est la partie d’une réflexion, qui pour être complète, devra prendre en compte les points qui suivent et qui me semblent tout aussi importants pour réussir la nouvelle politique proposée :
3.1- concevoir et mettre en place les mécanismes du financement de cette nouvelle vision économique, à travers des Réseaux mutualistes à mettre en place avec l’appui du Ministère des Finances et de la BNDE (Banque Nationale de Développement Economique)
3.2- procéder au maillage hydraulique du territoire national, pour rendre l’eau disponible partout ou besoin sera, pour la consommation humaine et animale et l’irrigation : utiliser les eaux de surface là où elles peuvent être disponibles ou des forages à créer là où ce n’est pas le cas.
3.3- étudier la valorisation du produit issu de l’économie rurale, à travers la mise en place de réseaux de transformation et de conditionnement des produits jusqu’à la boutique (le réseau des groupements féminins par exemple)
3.4- organiser la commercialisation et la distribution des produits au niveau national et sous-régional, avec un conditionnement de qualité pour la compétitivité (les réseaux UNACOIS et RASEF par exemple)
3.5- et globalement il faudrait tendre vers une meilleure utilisation des ressources humaines déjà partiellement organisées, aussi bien au niveau de la production (CNCR), de la transformation (FGPF) que de la distribution (UNACOIS et RASEF) et même du financement (le réseau des mutuelles d’épargne et de crédit). Ce sont là, des pré-acquis inestimables pour une mobilisation à moindre coût de ressources humaines déjà expérimentées. Et pour un pays, la mobilisation des ressources humaines adéquates reste l’alpha et l’oméga de tout développement économique et social significatif et réussi pour le pays en question.
3.6- sur le plan institutionnel et au niveau gouvernemental, par souci de cohérence et d’efficacité, un Ministère de l’Economie Rurale devra être mis en place, avec des Directions Générales fortes ou des Ministères Délégués, qui auront en charge les divers secteurs constitutifs de l’Economie rurale (hydraulique, foncier, intrants, formations, relations avec les organisations socio-professionnelles etc…).
3.7- il reste cependant important de garder à l’esprit, que toute volonté de rupture susceptible de produire des mentalités et des comportements nouveaux, doit s’inscrire dans la durée pour pouvoir donner des effets palpables. Et pour qu’il puisse en être ainsi, il reviendra au leadership politique d’y veiller rigoureusement, de donner l’exemple sans répit, et surtout d’avoir l’ambition d’ancrer ces valeurs dans la Conscience et l’Inconscient collectifs de notre peuple. Et réussir ce pari demandera beaucoup d’abnégation et de courage pour tout leader à quelque niveau qu’il se situe

En conclusion, et sous réserve de développer ultérieurement le point 3 ci-dessus et ses sous-points, il est important de comprendre que les idées d’action ici présentées n’épuisent évidemment pas, la problématique du Développement du Sénégal. Parce qu’il y’a d’autres secteurs non évoquées et qui sont tout aussi importants. Il va sans dire donc, que pour qu’il y’ait une dynamique pérenne de développement global de notre pays, un travail de bonne mise en cohérence de tous les secteurs productifs de l’Economie nationale, considérée dans sa globalité, s’impose. Et il incombe aux dirigeants de mettre en place les mécanismes idoines pour que les résultats escomptés puissent être obtenus avec toute l’efficience requise.
Par exemple, il serait indiqué par rapport à la politique de l’Economie rurale telle que proposée, que dès le début, la problématique de la petite et moyenne industrialisation soit étudiée, afin de savoir, comment et à quel moment, elle devrait être articulée à l’artisanal et au semi-industriel, pour les booster par la complémentarité, et aller ainsi plus vite, vers l’amélioration de la productivité, de la qualité des produits et de la compétitivité de ces produits, dans une économie locale irrémédiablement ouverte, aujourd’hui, au marché internationale. Et ce serait peut-être là les prémisses d’une Révolution verte à la sénégalaise ! Pourquoi pas ?
VISION NOUVELLE / Tabakh Sénégal bu Bess
Dakar le 21/04/2014 LE COORDONNATEUR
V.N / T.G.Yoff bu Bess



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