Le Sénégal sous occupation américaine !


Le Sénégal sous occupation américaine !
Il n’y a rien de plus outrageant et de plus humiliant pour les citoyens jaloux de la souveraineté de notre nation que l’Accord de défense signé le 2 mai 2016 entre le Sénégal et les Etas- Unis. Il n y a rien de plus troublant que les propos du ministre sénégalais des Affaires étrangères qui rassurait, avec une fierté particulièrement candide, que les autorités sénégalaises vont faire tout pour le ratifier « dans les plus brefs délais ». Le problème ce n’est pas la justification officielle selon laquelle cet accord permettra de répondre à des besoins en cas d’épidémies, de catastrophes naturelles et d’attaques terroristes qui menaceraient les intérêts communs des deux Etats. Que le Sénégal valorise la coopération en matière de sécurité avec Washington dans cette perspective est une démarche qui entre dans l’ordre normal d’une diplomatie active. Ce qui est troublant par contre, c’est la signature d’un accord permettant « la présence permanente » de militaires américains au Sénégal pour des raisons qui sont loin d’être humanitaires comme le laisse apparaitre le discours officiel. 
Nous savons lire entre les lignes. Signer un accord de défense tout court est une chose. Signer un accord de défense d’une « durée indéterminée » en est une autre. L’une n’implique pas forcement l’autre. Le Sénégal l’a démontré par le passé en rendant son territoire hospitalier lorsqu’il s’est agi de faire face à des défis sécuritaires et humanitaires communs avec ses pays amis dont les États-Unis. Le 10 juin 1998, en réponse à la mutinerie de l'armée en Guinée-Bissau, le président Clinton avait déployé à Dakar une force d'évacuation en attente, pour secourir les citoyens américains de la ville de Bissau. En 2003, un personnel militaire des États-Unis de soutien  fut envoyé à Dakar pour aider à toute évacuation nécessaire des citoyens américains du Liberia ou de la Mauritanie, car ces deux pays faisaient face à des troubles internes. L'armée américaine a utilisé le Sénégal comme un pays pivot en 2014 pour le transport de troupes, des travailleurs de la santé et de la logistique à travers l'Afrique de l'Ouest dans le cadre de la lutte contre l'épidémie du virus Ebola. Tout ceci s’est fait sans la signature d’un accord requérant « la présence permanente » de militaires américains au Sénégal. 
Si le débat fait rage depuis que cet accord de défense est paraphé, c’est parce que les autorités sénégalaises en y sont allées avec un empressement qui ne rassure guère et fait planer, à juste raison, le soupçon  qu’elles sont en train d’abandonner le cœur de souveraineté de notre Etat pour se contenter d’une gouvernance sécuritaire par procuration. Elles sont en train d’hypothéquer la souveraineté de notre pays. L’Afrique a connu le spectacle désolant de la présence permanente des militaires étrangers sur le continent. Si à un certain moment, les populations de certains pays africains  avaient demandé à l’armée française de s’en aller, c’est parce que la France – plus que toute autre puissance coloniale – n’avait guère accepté la décolonisation de ses anciennes possessions en Afrique pour lesquelles elle a un attachement à la fois matériel et symbolique. Même après plus de 50 ans d'indépendance, la France a continué à jouer le rôle de gendarme en Afrique. Elle a tiré des avantages insoupçonnés de ses anciennes colonies par des accords souvent secrets qui lui ont donné une mainmise sur les ressources de ces pays et une ingérence sans limite dans leurs affaires sécuritaires et militaires. La fermeture des bases militaires françaises au Sénégal en 2010 – suite à la politique de rupture prônée par Paris et acceptée par Dakar – fut célébrée comme une reprise en main de la souveraineté nationale en matière de défense et de sécurité. Mais, voilà que plusieurs années plus tard, les Sénégalais se rendent compte, atterrés, que leurs autorités politiques avaient juste abandonné un « colonialisme militaire français » pour embrasser un « impérialisme militaire américaine » dont le vrai visage reste à découvrir. 
Les autorités sénégalaises et américaines tentent de minimiser la portée de cet accord de défense en indiquant qu’il y a actuellement environ 40 membres de la Défense des Etats-Unis stationnés au Sénégal et que, comme le soutiennent  les autorités de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar, ce nombre ne serait pas revu à la hausse avec l’entrée en vigueur de l'accord. Mais la question reste entière. Un accord de défense est estampillé secret de défense et, comme tout ce qui est secret, le vrai contenu est méconnu du public. Mais l’un des points officiellement rendu public de cet accord fait état de la possibilité accordée aux forces américaines d’accéder à des zones, aéroportuaires ou militaires au Sénégal, selon des responsables des deux parties, qui refusent néanmoins de parler de « bases américaines ». En minimisant la portée nationale de l’accord, les autorités politiques sénégalaises ont cessé de voir grand comme un Etat souverain. Elles se contentent de contempler le monde à l’image du crapaud qui croit que l’univers se limite aux contours du puit au fond duquel il est emprisonné. Il suffit de se concentrer sur le tableau d'ensemble pour comprendre que les motifs de la présence militaire des Etats-Unis en Afrique dépassent les limites des petites imaginations immédiates de nos gouvernants. Le Sénégal, par la position géostratégique de sa capitale, est devenu un maillon puissant du dispositif de sécurisation des intérêts américains en Afrique. La signature de l’accord de défense entre le Sénégal et les Etas- Unis est une étape d’un long processus qui n’a pas encore connu son épilogue. 
Il faut rappeler que, bien avant la proposition faite par le Heritage Foundation – un think tank des plus conservateurs et très influent basé à Washington D.C. – qui exhortait le gouvernement américain à jouer un rôle plus important sur le continent africain, les États-Unis s’étaient déjà embarqués dans une expédition en Somalie en 1992 pour contenir les chefs de guerre qui ravageaient le pays. Cela se révéla plus difficile qu’ils ne l’envisageaient. L'effort humanitaire baptisé Operation Restore Hope qui a été lancé en fanfare tourna rapidement à l'aigre lorsque quelques 18 militaires américains trouvèrent la mort. Si pendant plusieurs années, après cet incident, les Etats-Unis sont restés notoirement réticents à engager des troupes dans des conflits « tribales » insolubles, le bombardement des ambassades américaines à Nairobi (Kenya) et Dar es-Salaam (Tanzanie) en 1998 a, toutefois, ramené au goût du jour la réalité des menaces en provenance des acteurs transnationaux non-étatiques contre les intérêts américains en Afrique. Aujourd’hui, la sûreté et la sécurité du personnel américain, la sauvegarde des routes commerciales critiques combinée à l'émergence de la Chine, ont donné du tonus à la présence des États-Unis qui augmente ses ressources et ses opérations dans le continent. Le Commandement des États-Unis d'Afrique (AFRICOM), établi en 2007, est le principal instrument de la nouvelle politique de sécurité de Washington envers l'Afrique. 
Présentement, les troupes américaines sont partout en Afrique. Elles sont en Algérie, en Angola, au Bénin, au Botswana, au Burkina Faso, au Burundi, au Cameroun et les îles du Cap-Vert. Et c'est seulement l'ABC de leur présence. Allons à la fin de l'alphabet et l'histoire reste la même: le Sénégal et les Seychelles, le Togo et la Tunisie, l'Ouganda et la Zambie. Bref partout en Afrique, l’impérialisme militaire américain est à l'œuvre : de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, de la Corne de l'Afrique au Sahel, dans les airs du continent (à travers les drones de surveillance au Nigeria, au Congo et au Niger) et sur mer (dans les îles au large de ses côtes). Le nombre total connu des troupes américaines en Afrique est estimé en 2014 à 4680. Le nombre réel pourrait se situer entre 4000 à 6000. L’armée américaine est dans la construction de bases, la coopération en matière de sécurité, les exercices d'entraînement (à travers l’exercice multinational “Flintlock” dont l’édition 2016 fut abritée par le Sénégal), les déploiements consultatifs, les missions d'opérations spéciales, etc.
Il est temps que nos autorités publiques sortent de leur forteresse de naïveté et réfléchissent sur une vision géostratégique à long terme. Washington n’est pas venu au Sénégal et en Afrique pour résoudre les problèmes sécuritaires des Sénégalais et des Africains. Washington est sur le continent pour sécuriser les intérêts nationaux américains en Afrique.  Méconnaitre ce fait ou faire semblant de l’ignorer, c’est accepter d’être des spectateurs de notre destin. Le futur du continent se joue présentement en Afrique. Ce continent compte parmi les dix économies les plus dynamiques au monde et sa population est des plus jeunes. Ce continent, devenu aujourd’hui un grand marché où les grandes puissances viennent se bousculer et se rivaliser à la recherche des niches d’opportunité, a certes besoin de beaucoup de choses pour reprendre le control de son destin. Mais, la présence permanente de militaires américains est sans doute la dernière qu’il faudra se résigner à accepter. Nous en avons assez de voir nos dirigeants monnayer la souveraineté de nos Etats contre la protection des grandes puissances sur fond de pillage de nos ressources. Mais tant que les leaders Africains ne comprennent pas les enjeux critiques du moment et ne renouent pas avec les grandes ambitions de construction d’une force militaire régionale capable de faire face des guerres civiles, à la menace terroriste et autres défis sécuritaires, le continent sera sous la dépendance permanente des grandes puissances qui viendront extorquer ses ressources en contrepartie d'une protection. Tant que le continent ne réduit pas sa dépendance sécuritaire des forces onusiennes et américaines ou encore des militaires des anciennes puissances coloniales amicales, l’Afrique du XXIe siècle est encore une fois mal partie.
La Jeunesse pour la Démocratie et le Socialisme (JDS) exprime toute son indignation et appelle les patriotes à se mobiliser contre le présent Accord de défense avec les Etats-Unis. La nation que nous ont léguée nos ancêtres est de nouveau agressée. Nous sommes désormais sous occupation américaine. Le gouvernement de Macky Sall n’a pas le droit de vendre notre pays aux Américains. Nous n’avons besoin ni de l’impérialisme français ni de l’impérialisme américain. Nous voulons rester un pays souverain. Nous voulons une coopération juste et équitable qui respecte notre dignité. La Jeunesse pour la Démocratie et le Socialisme (JDS) demande à l’Assemblée nationale de refuser de ratifier les accords de défense signés avec les USA. Nous n’avons pas chassé la France pour que les Américains prennent leur place. Une seule parcelle de notre territoire ne sera  cédée aux USA. Il faut résister à l’occupation américaine !
Fait à Dakar, le 23 mai 2016
Contacts : 775410837/774380188
Lundi 23 Mai 2016
Dakaractu




1.Posté par Fayçal Benjelloun le 15/07/2016 18:09
voila ce qui vous attend les amis si vous ne vous debarassez pas de ce fléau tres vite::
http://sfbayview.com/2016/06/obamas-africom-nominee-would-expand-terror-war-seek-authority-to-assassinate/

pour ce qui avaient encore des doutes c'est une interview avec le Lt. Gen. Thomas Waldhauser , le futur chef de l'AFRICOM au senegal... ils vont vous demander des autorisations pour bombarder votre propre population avec leurs drones comme ce quils ont fait au Pakistan... en fumée le rêve d'une afrique de l'ouest indépendante , du maroc à la côte d'ivoire



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