Le Sénégal Tsar de Russie en 2018 : Yes we can !


Ainsi, le Sénégal, qui n’a pas joué de Coupe d’Afrique entre 1968 et 1986, se qualifie pour la Coupe du monde pour la deuxième fois en l’espace de 16 ans. Heureux signe du destin, le top management de la Tanière, est composé des vétérans de l’épopée de 2002 : le coach Aliou Cissé, Lamine Diatta et Tony Sylva. Encoure eux ? Oui, toujours les mêmes preux qui donnèrent à la patrie un lustre digne de Derkhelé et de Ngol-Ngol ! Ceux-là qui, un 31 mai 2002, ont bouffé du coq à l’heure du déjeuner, comme leurs ancêtres, en 1963, à l’occasion du Tournoi de l’Amitié.
En 1986, feu Jules François Bocandé (pour ne pas dire Jules César) et Cie ont malmené et mené, en match d’ouverture, leur hôte égyptien, qui sera champion du tournoi cairote, vainqueur du Cameroun (champion d’Afrique en 1984 et en 1988) en finale.  
En 2002, c’est ce Cameroun qui nous a privés de trophée au bout de 120 minutes d’un âpre duel d’arguments, prolongés de tirs au but, entre Lions de la Teranga et leurs homonymes « Indomptables ».
Suprême paradoxe : durant le mondial asiatique de la même  année, le record du Cameroun (quart-de-finaliste en 1990) sera égalé par le Sénégal.  
C’est dire que les Lions de la Teranga, qui n’ont pas encore remporté la Coupe d’Afrique des nations, sont crédités de prouesses, à l’échelon mondial, que des pays plusieurs fois champions d’Afrique n’ont pas réalisées. L’Egypte du Maradona du Nil, Taher Abouzeid, (éliminée dès le premier tour en Italie 1990) et le Nigeria, les deux autres pays déjà qualifiés pour Russie 2018, n’ont pas encore atteint le niveau du Sénégal en Coupe du monde.
 Moralité : à cœur vaillant, rien d’impossible ! Les grandes œuvres sont bâties sur un fond d’utopie et d’irréalisme générateur de transcendance et de surpassement par un sursaut patriotique.
Pour avoir abrité la capitale de l’ex-Aof, le Sénégal a été, avant d’accéder à la souveraineté internationale en 1960, un grand pays de football. Une fois sur les bords du Kremlin, il devra jouer sur le poids de son histoire comme la Russie elle-même s’est inspirée des hauts faits d’armes de ces tsars pour essayer de rattraper son retard après la fin de la Guerre froide, comme l’Allemagne après la Seconde guerre mondiale, comme la Chine riche de ses quatorze dynasties impériales qui lui servent de levain…
Nous sommes quatorze millions de Sadio Mané à être des Lions. Cette équipe nationale convoite notre accompagnement moral. Elle a besoin de notre sérénité pour irriguer sa confiance et de notre indulgence pour attacher le grelot.
Bonne chance !
  
Samedi 11 Novembre 2017
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :