Le Président élu n’aura pas de période de grâce


Le Président élu n’aura pas de période de grâce

Le Président élu à l’issu du scrutin du 26 février, ‘’quel qu’il soit, n’aura pas de période de grâce’’, selon des représentants de syndicats d’enseignants qui rencontraient jeudi la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep).

‘’Nous interpellons le nouveau gouvernement qui sera là sur la situation de crise du système scolaire pour dire qu’il n’y aura pas de période de grâce’’, a notamment dit le Secrétaire général adjoint du Saemss/Cusems, Mamadou Sam lors de cette réunion.

Ainsi dans une déclaration finale lue à l’issue de la rencontre, les acteurs du système scolaire appellent le prochain président à ‘’inscrire la résolution des problèmes de l’école en première priorité à travers des initiatives citoyennes, courageuses et concertées’’.

Outre le SAEMSS/CUSEMS, le Syndicat autonome des enseignants du Supérieur (SAES), le Cadre unitaire des syndicats d’enseignants (CUSE), la Fédération des associations de parents d’élèves, le Comité du 5 octobre qui regroupe des associations d’enseignants, ont aussi pris part à la rencontre.

Pour le SAEMSS/CUSEMS, l’Etat étant une continuité, le prochain gouvernement doit se pencher immédiatement sur la situation de l’école pour ‘’sauver l’année scolaire’’. ‘’Les revendications que nous posons sont d’ordre pédagogique’’, selon Mamadou Sam.

‘’C’est une continuité et les questions de l’éducation doivent être résolues parce qu’il y va de l’avenir de l’école’’, a t-il souligné.

Les syndicats d’enseignants du moyen secondaire ont engagé depuis le début de l’année scolaire des grèves qui ont réduit considérablement le quantum horaire. Le risque d’une année blanche est considérable avec la situation de crise politique.

Les revendications soulevées ont trait à l’application du décret sur les passerelles professionnelles et la validation de la loi sur les années de volontariat et de contractualisation, l’augmentation de l’indemnité de logement et la formation des enseignants avec la mise en place de Centres régionaux de formation.

Sur la question de la formation, le décret a été signé en 2011, mais il souffre de son effectivité qui permettrait de résoudre la question de la formation des enseignants, selon Mamadou Sam.

Le décret sur les passerelles professionnelles a été aussi signé mais c’est la Faculté des sciences et techniques de la formation (FASTEF) qui tarde à mettre en application, ajoute t-il.

C’est pourquoi, il a soutenu : ‘’Quelque soit le Gouvernement qui sera là, il sera dans l’obligation de satisfaire ces points parce qu’il y va de l’avenir de l’école’’.

‘’C’est possible de sauver l’école mais il faudrait que du côté du gouvernement qu’on sente cette volonté puisque la plupart des questions sont presque en phase finale. Il ne nécessite qu’une volonté politique’’, a t –il estimé. En effet, l’étude juridique et l’étude financière ont été faites sur tous les points et le document a été transmis au Premier ministre, explique t-on.

’’Il faut que le gouvernement appelle à des négociations le plus vite possible pour sauver l’année et au-delà le système scolaire’’, a ajouté Ndongo Sarr, membre du directoire du Cadre unitaire syndicale des enseignants du moyen secondaire (CUSEMS).

Il a rappelé que durant l’audience que le Chef de l’Etat leur accordée en début janvier, Me Abdoulaye Wade a reconnu la pertinence des points de revendication.

‘’Si l’on veut sortir de cette crise, on doit être convoqué à la table de négociations avec des propositions concrètes de la part du gouvernement qui sera en place’’, a fait valoir Ndongo Sarr.

Pour lui, ‘’il est inacceptable, depuis 3 ans, que la plateforme revendicative soit sur la table, que l’Etat ne puisse pas dire ce qui est possible de faire pour le système scolaire’’.

’’Il est vrai que les élèves, les parents sont inquiets de cette situation. Nous comprenons cette inquiétude, mis il y va de la survie de l’école que nous continuons cette lutte’’, a t –il estimé.

’’Les questions posés par les enseignants vont dans le sens de sauver l’école publique sénégalaise. Il s’agit non de sauver une année mais de sauver l’école publique sénégalaise’’, selon les syndicats d’enseignants présents à la rencontre.

Le président de la COSYDEP a fait part de la nécessité pour le prochain gouvernement de faire en sorte que ‘’le fonctionnement régulier de l’institution scolaire soit garantie’’.

Déjà un mémorandum a été déposé par le CUSEMS au niveau de tous les directoires de campagne des candidats en lice pour la présidentielle pour les informer de la situation scolaire et ses solutions préconisées.
APS

Jeudi 23 Février 2012




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