Le Président Macky Sall à l'ONU: La fausse note d'un discours


Le Président Macky Sall à l'ONU: La fausse note d'un discours
Le discours du Président Macky Sall devant l'Assemblée Generale des Nations Unies aura été sur bien des points conforme à nos attentes. En effet, le président de la République a bien fait de rappeler notre engagement pour un monde meilleur en en dessinant les contours sous une forme empreinte de poésie et d'humanisme. Il a plaidé, dans la foulée de ses pairs africians comme Jacob Zuma, pour une plus grande démocratie au niveau de l'institution, en plus d'ouvrir une parenthèse tres opportune sur la cause palestinienne.
Il convient de noter cependant une petite incorrection qui provient certainement du lyrisme débordant dont son discours était empreint, et qui lui a faire dire ce qui suit: " (...) les Nations Unies traduisent le rêve et l’espoir d’un monde libéré du spectre de l’antagonisme (...)”
Les Nations Unies sont au contraire la consécration même de l'antagonisme né de la deuxième Guerre mondiale, à travers le mécanisme du veto qui cristallisait l’oppostion entre les deux blocs. Cet antagonisme aura paralysé l’institution de 1945 à 1991. Il a fallu attendre la fin de la Guerre froide et l’avènement en Russie d’un régime pour le moins américanophile pour que fut possible l’intervention irakienne. Certains spécialistes notent d’ailleurs qui si Saddam Hussein a envahi le Koweit, c’est parce qu’il comptait sur un véto des Russes contre toute intervention onusienne[i]. Dès que le régime en place à Moscou a rompu d’avec sa posture américanophile, l’antagonisme est revenu, comme on a pu le noter dans l’intervention en ex Yougoslavie, où devant l’impossibilté d’un consensus aux Nations Unies, les Etats occidentaux ont agi sous le couvert de l’OTAN.
Mais cette méprise est presque épiphénoménale si l'on tient compte de ce qui a été le principal point faible du discours, à savoir la crise malienne.
En effet, la partie du discours qui porte sur le Nord Mali pose un premier problème de compréhension partielle du conflit, et un second de divergence d’avec nos intérêts.
Poser le problème malien eclusivement en termes de terrorisme islamiste me semble procéder d'une compréhension partielle de la question. La situation au Nord Mali s'inscrit dans le cadre global de tout ce “continuum sahraoui” qui se répand sur le Maroc, le Niger, le Mali, l'Algerie. Ces pays font presque tous face à un irrédentisme “des peuples du désert” qui connait des fortunes diverses. Le Mali est sans doute le pays qui en a fait le plus les frais, avec cette situation qui n'est ni plus ni moins qu'une partition du pays. La doctrine salafiste n'est pas le moteur de cet irrédentisme, mais plutot une volonté d'autodétermination, un besoin de créer un Etat pour les “peuples du desert”.
De ce point de vue, le problème n'est pas sans rappeler la situation du continuum Kurde éparpipllé entre l'Irak, la Turquie et l'Iran. Cette question donc ne peut etre traitée en la limitant exclusivement à l'espace malien, elle doit etre approchée dans sa globalité.


D'autre part, dans son discours le Président Macky Sall s'est transformé en véritable caisse de résonance du discours français sur la situation au Nord Mali. Son discours est empreint d'une radicalité qu'on ne lui connait pas et que notre intérêt en tant que pays riverain ne dicte pas.
Il est vrai que le Mali est la première destination de nos exportations (371 millions d'euros en 2010 pour 25.1% du total de nos exportations)[ii]. Il est aussi vrai que cette situation représente une menace sur notre sécurité, mais notre proximité géographique et notre exposition plus grave à ce conflit et à ses effets collatéraux devraient pousser le président à plus de retenue, au lieu de reprendre dans une posture suiviste et mimétique le discours interventionniste français.
Cette retenue pourrait permettre à notre diplomatie de jouer un role de mediation, et empêcher de transformer le Mali en une autre Libye, car c'est celà le plus grand risque d'une intervention onusienne.
L'histoire récente nous a montrés que lors des interventions onusiennes, qui souvent se réduisent à une intervention des Grandes puissances, on ne se soucie point des conséquences post-conflit sur la sécurité régionale d'un afflux d'armes pour venir à bout de l'ennemi.
Dans le cas libyen, les armes parachutées aux rebelles se sont retrouvées dans les mains de ceux qui aujourd'hui font la loi dans les rues de Tombouctou.
Pour conclure nous pensons qu’en matière de politique étrangère, il faut savoir réfléchir avec sa tête, et non par celles des autres.
Alioune Ndiaye
alioune.ndiaye@graduateinstitute.ch
Jeudi 27 Septembre 2012




1.Posté par Samba-Alassane Thiam le 27/09/2012 19:41
Facebook
Voici le feed-back que j'attendais. Alioune NDIAYE est le seul esprit libre chez Idrissa SECK!

2.Posté par Samba-Alassane Thiam le 27/09/2012 19:44
Facebook
Premier Commentaire : Je suis désolé mais il ne s'agit point de mimétisme puisque la position du Sénégal sur la crise au Mali est partagée par tous les pays de la CEDEAO. Il suffit de s'en référer aux communiqués des rencontres militaires sur la question de la crise malienne pour en être édifiée.

3.Posté par goorjigueen le 27/09/2012 19:46
Thiam,l homosexue,tais toi ou j envoie les docs te concernant sur ton homosexualite.tu es un pedophile connu de tout saint louis.tu as un proces etouffe.tais toi

4.Posté par Samba-Alassane Thiam le 27/09/2012 19:51
Facebook
Les valets de Satan sont à la recherche d'associés. Merci de poursuivre votre chemin vers les flammes de l'enfer!

5.Posté par Ma vie le 27/09/2012 20:04

6.Posté par eckamb le 27/09/2012 21:41
Ce site devient de plus en plus insipide.
Ndeyssane, Yakh Mbaye do niow diapalelène ak say saga

7.Posté par THIAMPEDOPHILE le 27/09/2012 23:00
c vrai k thiam est un homosexuel trés connu dans la place a saint louis.mais c est son choix.il a choisi d etre homosexuel,et puis c est tout!ou est le probleme?

8.Posté par Samba Alassane THIAM le 27/09/2012 23:15
Et pourquoi pas franc-maçon ?

9.Posté par la verite le 28/09/2012 10:52
merci monsieur pour ce commentaire vous avez parfaitement raison.

10.Posté par Jambar le 28/09/2012 13:26
Alioune, le point que tu souléves est pertinent. J'ajoute aussi qu'un pays qui a dit sur la place publique qu'il n'enverrait pas de troupes au Mali, perd son temps pour le reste puisqu'il n'est plus écouté sur cette question.
Ce n'est hèlas pas la seule fausse note du discours de Macky Sall. J'ai remarqué beaucoup de "coq-à l'âne". Genre le hors sujet manifeste quand il reprend le discours populiste de l'extrême gauche française parlant des dirigeants des grandes entreprises qui font tomber leurs boîtes et bénéficient de parachutes dorés. What is the point , Mr President ? Lui-retorqué-je. Qu'est-ce que cela a à voir avec le Sénégal ? Au total, il y a eu plein de phrases comme ça, complétement décalées des priorités du Sénégal. Ces conseillers diplomatiques ne sont pas à la hauteur. Je le dis après le discours d'Addis que j'ai suivi qui était d'une platitude désolante.

11.Posté par JMC le 28/09/2012 18:57
Achetez et vendez rapidement vos produits sur Sene-Trade,le nouveau site de petites annonces gratuites au Senegal: http://www.sene-trade.com

12.Posté par Samba-Alassane Thiam le 28/09/2012 21:54
Facebook
@Jambar, je cite : "Un pays qui a dit sur la place publique qu'il n'enverrait pas de troupes au Mali, perd son temps pour le reste puisqu'il n'est plus écouté sur cette question."

- Je vous renvoie aux déclarations des forces militaires de la République du Mali, appuyées par les sociétés civile et politique qui refusent catégoriquement le déploiement des forces militaires étrangères, c-à-d des pays membres de la CEDEAO, au Mali. Cf: Dépêche Jeune Afrique de ce jour : http://www.jeuneafrique.com/actu/20120928T143241Z20120928T143239Z/mali-manifestation-contre-l-intervention-de-forces-etrangeres.html

En conséquence, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, ne fait que prendre en considération les exigences du peuple malien en prenant en compte bien sûr l'impératif d'éteindre, et dans les plus brefs délais, les conflits armés dans notre sous-région si nous voulons sécuriser nos frontières et l'intérieur de notre pays.

"J'ai remarqué beaucoup de "coq-à l'âne". Genre le hors sujet manifeste quand il reprend le discours populiste de l'extrême gauche française parlant des dirigeants des grandes entreprises qui font tomber leurs boîtes et bénéficient de parachutes dorés. What is the point , Mr President ? Lui-retorqué-je. Qu'est-ce que cela a à voir avec le Sénégal ? Au total, il y a eu plein de phrases comme ça, complétement décalées des priorités du Sénégal. Ces conseillers diplomatiques ne sont pas à la hauteur. Je le dis après le discours d'Addis que j'ai suivi qui était d'une platitude désolante. "

- Devrais-je vous rappeler qu'à la tribune des Nations Unies, les Chefs d'Etat et de Gouvernement apportent leurs contributions aux grands problèmes qui secouent le monde et donnent l'occasion aux citoyens ordinaires que nous sommes d'accéder aux contenus des correspondances sobres et discrètes qui caractérisent les échanges diplomatiques. Et puis, cette réflexion intéresse tous les sénégalais de l'Extérieur victimes d'opérateurs furtifs tels que J2M. Understand ?

Samba Alassane Thiam
Président du Mouvement Jambaar
Coordonnateur APR South Africa
Membre du Directoire de Campagne
Coalition Macky 2012 (E-Campaign QC)



Dans la même rubrique :