Les populations sinistrées sont responsables de ce qui leur est arrivé. C’est la conviction du Premier ministre qui a déclaré hier, que les inondations sont causées par des maisons érigées sur des bas-fonds. Tout en annonçant 800 millions de plus en guise de réserve en cas de situation exceptionnelle, Abdoul Mbaye a fait part de la volonté du gouvernement de démolir toutes les constructions non solides ou se trouvant sur le chemin de l’eau.
Les 90 mm d’eau tombés sur Dakar sont une pluie exceptionnelle, inhabituelle depuis 10, 15, à 20 ans. Ce qui explique les dégâts qui s’en sont suivis. Sinon, le dispositif mis en place par le gouvernement, grâce à un décaissement de 500 millions, fonctionne bien et permet de faire face aux inondations. N’empêche, une nouvelle somme de 800 millions de réserve est en place. Il permet de parer à toute éventualité. Le Premier ministre l’a fait savoir hier, au sortir d’un conseil interministériel qui a vu la participation des ministres concernés, les préfets, les directions impliquées et les mairies de communes d’arrondissement touchées par le fléau.
Cependant, si les choses en sont arrivées là, c’est à cause des populations qui vivent le drame même. C’est en tout cas le sentiment du Premier ministre qui a d’ailleurs rejeté toute la responsabilité sur ceux qui se sont révélés être les violeurs des règles de construction. «J’entends dire dans les médias que les eaux ont fait 11 victimes. Il n’y a qu’une seule victime de la pluie. Le reste c’est parce qu’ils ont construit des murs qui ne sont pas bons et qui se sont affaissés par la suite. Il vaut mieux construire une baraque plutôt qu’une brique lourde qui ne tient pas bon», conseille-t-il.
Abdoul Mbaye poursuit pour dire que si beaucoup sont dans le désarroi aujourd’hui, c’est parce que, soit, ils ont construit dans des bas-fonds, soit ils ont érigé leur maison sur un chemin de l’eau. Sans oublier le manque de civisme qui conduit à déverser les immondices et huiles gras dans les canaux d’évacuation des eaux. «C’est comme quelqu’un qui creuse un trou et y met de l’eau. Elle ne sortira pas. La seule solution est donc de pomper puisque vous ne pouvez pas régler la situation en 3 ou 4 mois», prévient-il. Les inondations vont donc rester et que tout ce qu’on peut faire est de pomper l’eau. Mais pour cela, il faut du matériel. Le chef du gouvernement a fait savoir qu’il y a des camions pompeurs à la disposition des mairies et sapeurs pompiers qui permettront d’évacuer l’eau à chaque fois que de besoin.
DEMOLITION
Toutefois, le cycle éternel des pompages ne peut pas perdurer. Pour cette raison, des mesures drastiques seront prises allant dans le sens de démolir toutes les constructions faites sur le chemin de l’eau «J’ai donné des instructions au ministre de l’Habitat et aux préfets. Partout où il y a des constructions qui entravent, qu’elles soient détruites», ajoute Abdoul Mbaye. Les démolitions ne s’arrêteront pas là, étant donné que les constructions qui ne répondent pas aux normes et qui peuvent céder sous la pluie recevront aussi la visite des bulldozers.
Il en sera de même des habitants des cuvettes. Abdoul Mbaye a déclaré que la logique du plan Jaxaay sera poursuivie. Pour lui, il faut donc détruire les habitations, recenser le nombre de familles, afin de reloger les sinistrés, que le projet ait pour nom Jaxaay ou non. Une sorte de rattrapage de l’Etat qui, selon lui, a failli à sa mission en laissant construire n’importe où.
bwillane@lequotidien.sn
Les 90 mm d’eau tombés sur Dakar sont une pluie exceptionnelle, inhabituelle depuis 10, 15, à 20 ans. Ce qui explique les dégâts qui s’en sont suivis. Sinon, le dispositif mis en place par le gouvernement, grâce à un décaissement de 500 millions, fonctionne bien et permet de faire face aux inondations. N’empêche, une nouvelle somme de 800 millions de réserve est en place. Il permet de parer à toute éventualité. Le Premier ministre l’a fait savoir hier, au sortir d’un conseil interministériel qui a vu la participation des ministres concernés, les préfets, les directions impliquées et les mairies de communes d’arrondissement touchées par le fléau.
Cependant, si les choses en sont arrivées là, c’est à cause des populations qui vivent le drame même. C’est en tout cas le sentiment du Premier ministre qui a d’ailleurs rejeté toute la responsabilité sur ceux qui se sont révélés être les violeurs des règles de construction. «J’entends dire dans les médias que les eaux ont fait 11 victimes. Il n’y a qu’une seule victime de la pluie. Le reste c’est parce qu’ils ont construit des murs qui ne sont pas bons et qui se sont affaissés par la suite. Il vaut mieux construire une baraque plutôt qu’une brique lourde qui ne tient pas bon», conseille-t-il.
Abdoul Mbaye poursuit pour dire que si beaucoup sont dans le désarroi aujourd’hui, c’est parce que, soit, ils ont construit dans des bas-fonds, soit ils ont érigé leur maison sur un chemin de l’eau. Sans oublier le manque de civisme qui conduit à déverser les immondices et huiles gras dans les canaux d’évacuation des eaux. «C’est comme quelqu’un qui creuse un trou et y met de l’eau. Elle ne sortira pas. La seule solution est donc de pomper puisque vous ne pouvez pas régler la situation en 3 ou 4 mois», prévient-il. Les inondations vont donc rester et que tout ce qu’on peut faire est de pomper l’eau. Mais pour cela, il faut du matériel. Le chef du gouvernement a fait savoir qu’il y a des camions pompeurs à la disposition des mairies et sapeurs pompiers qui permettront d’évacuer l’eau à chaque fois que de besoin.
DEMOLITION
Toutefois, le cycle éternel des pompages ne peut pas perdurer. Pour cette raison, des mesures drastiques seront prises allant dans le sens de démolir toutes les constructions faites sur le chemin de l’eau «J’ai donné des instructions au ministre de l’Habitat et aux préfets. Partout où il y a des constructions qui entravent, qu’elles soient détruites», ajoute Abdoul Mbaye. Les démolitions ne s’arrêteront pas là, étant donné que les constructions qui ne répondent pas aux normes et qui peuvent céder sous la pluie recevront aussi la visite des bulldozers.
Il en sera de même des habitants des cuvettes. Abdoul Mbaye a déclaré que la logique du plan Jaxaay sera poursuivie. Pour lui, il faut donc détruire les habitations, recenser le nombre de familles, afin de reloger les sinistrés, que le projet ait pour nom Jaxaay ou non. Une sorte de rattrapage de l’Etat qui, selon lui, a failli à sa mission en laissant construire n’importe où.
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