Le PCA de la SAR suggère la cession de la gestion du gaz butane aux distributeurs


Le PCA de la SAR suggère la cession de la gestion du gaz butane aux distributeurs
L’Etat sénégalais gagnerait à laisser aux distributeurs le soin d’approvisionner le pays en gaz butane, afin de se concentrer essentiellement sur sa mission de surveillance et de régulation, a soutenu Aymérou Gningue, président du conseil d’administration (PCA) de la Société africaine de raffinage (SAR). Les pouvoirs publics n'ont ‘’aucun bénéfice’’ à tirer de la gestion directe de ce secteur et ‘’devrait se concentrer essentiellement sur sa mission de surveillance et de régulation et laisser véritablement ceux qui profitent de ce gaz-là, le soin de s’occuper de l’approvisionnement’’ du pays en gaz butane, a-t-il soutenu, dans une interview parue dans l’édition de mardi du quotidien L’Observateur.

‘’A chaque fois qu’on importe du gaz et qu’on le vend au prix pour lequel il est vendu aujourd’hui au consommateur sénégalais en prenant comme référence la bombonne de 6 kg qui est vendue à 3.400 francs CFA, il faut savoir que sur chaque importation, l’Etat paie entre 500 et 800 millions de francs CFA’’, a argumenté Aymérou Gningue.

‘’On a une situation assez cocasse, voire extraordinaire au Sénégal. On a des distributeurs de gaz, quatre principalement. On a une structure de prix sur le gaz qui leur donne une marge sur la distribution qui grosso modo représente 200 dollars (100.000 francs CFA) par tonne de gaz et un importateur qu’est la SAR qui passe par des fournisseurs pour approvisionner le pays. Je pense que c’est une situation qu’il faudra corriger à très court terme’’, a-t-il dit.

Pour corriger cela, a suggéré le PCA de la SAR, il faut ‘’amener les distributeurs eux-mêmes à s’investir dans la politique d’approvisionnement du Sénégal en gaz. Puisqu’au fond, ce sont eux qui gagnent de l’argent. Rappelez-vous un peu l’époque de la Caisse de péréquation et faites un simple parallèle avec la stabilisation des prix concernant le riz’’.

‘’Pendant longtemps, cette (dernière) structure était là pour réguler et approvisionner le marché. On s’est rendu compte, au moment de la disparition de cette caisse, que tout le monde se disait : +mais, on va aller vers des pénuries+. Mais, ça ne s’est pas fait parce que les privées savent faire leur job’’, a souligné Aymérou Gningue.

‘’Il y a un déficit chronique (qui fait que l’Etat), voulant maintenir les prix pour qu’ils soient accessibles aux consommateurs, paie le manque à gagner des cargaisons par rapport à la structure des prix bien définie et acceptée par l’Etat. Le mécanisme, c’est que ce n’est pas un mécanisme direct’’, a expliqué M. Gningue.

‘’On demande à la SAR de payer et ensuite, que l’Etat vienne pour rembourser les pertes qui sont subies par la société. Mais l’argent sort de quelque part et à chaque fois que devez faire appel à une trésorerie, vous avez des coûts à supporter’’, a-t-il fait observer.

‘’Ce sont des coûts du loyer, de l’argent que vous avez pris quelque part et ces coûts-là, en s’accumulant, ont créé une situation dramatique (qui fait que) la SAR doit énormément d’argent à son fournisseur traditionnel qu’est ITOC’’, a précisé son président du conseil d’administration.

Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, ‘’par ce jeu des vases communicants, c’est une ardoise qui revient finalement à l’Etat, mais il faut que la SAR attende que l’Etat mette de l’argent pour qu’en retour, elle puisse payer ITOC. Ce qui veut dire que la situation du gaz est une situation déficitaire pour l’Etat. Il faut savoir que chaque année, l’Etat subventionne le gaz butane à hauteur de 5 milliards de francs CFA’’.

Il a expliqué que la récente pénurie de gaz enregistrée au Sénégal résulte notamment de ‘’conditions météorologiques assez drastiques qui ont fait qu’il y a une lenteur dans les transferts butaniers. Ce qui a fait que nous avons connu, dans la période’’, un déficit d’approvisionnement.

‘’Mais très rapidement, des mesures ont été prises consistant à détourner des bateaux qui ne nous étaient pas destinés et qui ont permis véritablement d’assurer, la soudure pour 48 heures. Au-delà de ça, nous avons un programme annuel et j’espère que nous allons pouvoir respecter et gérer la situation avec un peu d’aisance’’,
aps
Dakaractu2




Mardi 26 Février 2013
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1.Posté par kanko le 26/02/2013 22:25
Depuis quand un PCA s'occupe de ces aspects de gestion ? Au lieu de se défausser et de filer la patate chaude aux autres , le boulot de la SAR est de sécuriser l'importation et la fourniture du gaz et de du pétrole que les SENEGALAIS doivent consommer. Ce régime commence maintenant à me faire peur



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