Le Gabon secoué par un vaste scandale de fraude aux cartes Visa prépayées de BGFI Bank


Le Gabon est encore sous le choc du vaste scandale de fraude aux cartes Visa prépayées de BGFI Bank. L’agence sénégalaise de la banque est-elle touchée ? On en saura plus dans les prochaines heures car dans cette sombre affaire d’escroquerie, les soupçons se concentrent de plus en plus sur Edgard Théophile Anon, le Directeur général de la principale filiale du groupe, BGFI Gabon. A Libreville, mais aussi à Brazzaville où la banque est également très présente, nombreux sont ceux qui réclament sa tête.
L’affaire, qui relève du détournement de fonds, semble être le fruit de malversations commises en interne. Des employés de BGFI Gabon auraient crédité par voie informatique des cartes bancaires prépayées sans que l’argent n’ait été préalablement versé au guichet ou dans les distributeurs automatiques de billets.
L’alerte a fini par être donnée, non par BGFI, mais par Visa International, la multinationale ayant constaté de nombreux retraits suspects, aux montants particulièrement élevés, à partir de trois pays européens, dont la Suisse et la Belgique.
Mais, même si le pire a été évité, le mal est fait. L’ampleur de la fraude est conséquente. Pour l’heure, le préjudice avéré s’élève à 1,9 milliard de FCfa. Mais le périmètre de la zone infectée est, lui, beaucoup plus large : 13 milliards. De sources proches du dossier, les dégâts pourraient au total se chiffrer à 6 milliards. Car sur les 100 cartes Visa prépayées qui ont frauduleusement été créditées, 40 seulement ont pu être identifiées comme ayant effectivement servi à des opérations malveillantes. Il en reste donc 60 dans la nature.
Depuis l’éclatement de l’affaire, une quinzaine de personnes, dont une majorité d’employés de BGFI Bank, ont été interpellées avant d’être – pour certaines – relâchées.
Parmi eux, Martin Réténo (l’un des responsables de la monétique), Kery Bouckat Bou Nziengui (Directeur du département informatique et petit frère de Richard Bouckat Bou Nziengui, le Directeur général de BGFI Business School), Pierre Pearce Bouyou (responsable produits) sont, à l’heure actuelle, toujours interrogés dans les locaux de la police judiciaire.
Mais un nom en particulier concentre toute l’attention : celui d’Edgard Théophile Anon, le directeur général de la filiale gabonaise de BGFI.
Vendredi 17 Février 2017
Dakaractu



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