Le FPDR dénonce l’interpellation et l’arrestation de Oumar SARR, coordonnateur du PDS


Le FPDR dénonce l’interpellation et l’arrestation de Oumar SARR, coordonnateur du PDS
Le Front Patriotique pour la Défense de la République dénonce l’interpellation et l’arrestation de Oumar SARR, coordonnateur et secrétaire général adjoint du Parti Démocratique sénégalais.

Le chef de l’état Macky SALL depuis qu’il a accédé à la magistrature suprême a posé de multiples actes qui mettent à mal notre démocratie. Sous nos yeux, il est en train de transformer notre système démocratique en un système autoritaire.

Nous constatons, pour le dénoncer, que toutes les manifestations de l’opposition sont systématiquement interdites. C’est toujours à la suite de pressions de nos partenaires, de nos chefs traditionnels et guides religieux et d’associations de la société civile que le gouvernement finit par permettre aux partis de l’opposition d’exercer les droits que la constitution leur accorde en organisant des manifestations pacifiques. Tout les observateurs sont unanimes pour reconnaître qu’aucune manifestation de l’opposition n’a donné lieu à aucune forme de violence.

L’interdiction des manifestations pacifiques constitue une grave entrave au fonctionnement de notre démocratie.

Pour masquer son incurie le chef de l’état a décidé de museler l’opposition en arrêtant tous les responsables et militants qui portent une appréciation critique sur les actes du gouvernement pour en informer les citoyens.

Personne n’est épargné. Tous ceux qui s’adressent au peuple en l’informant justement sont intimidés par des pratiques policières dans le seul dessein de les faire taire. Les chefs religieux, les imams, les journalistes, les membres de la société civile qui ont et qui expriment une opinion contraire sont interpellés, arrêtés et pour certains menacés d’être sévèrement jugés pour les contraindre au silence.

Tout cela constitue une véritable atteinte à la liberté d’expression garantie par notre constitution. Jamais autant de citoyens sont poursuivis pour offense au chef de l’état et pour atteinte à l’ordre public.

Plus grave, pour détourner l’attention de l’opinion sur les graves conséquences des révélations faites par la journal français « Le Monde » sur le financement de l’ancienne opposition, aujourd’hui au pouvoir, par l’argent de la corruption et du dopage, le gouvernement a décidé de s’en prendre à Oumar SARR en violant l’immunité attachée à sa qualité de député.

L’article 61 de notre constitution protège le député pendant la durée des sessions et la violation de cette disposition ne nous détournera pas des légitimes questions que les sénégalais se posent et auxquelles ils demandent à Macky SALL d’apporter des réponses claires et sans équivoque.
Samedi 19 Décembre 2015
Dakaractu




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