Le 2 Juillet en question : Recomposition des Savoirs ou Reconduction de l’hégémonie Ceddo-maçonnique ?


Le 2 Juillet en question : Recomposition des Savoirs ou Reconduction de l’hégémonie Ceddo-maçonnique ?
Ce que l’état social appelle aujourd’hui des protagonistes actifs, est-ce vraiment de s’installer sur le terrain de la Politique dite « politicienne », i.e. le domaine des logiques d’intérêts et de profit, de gains et d’avantages, ou bien s’agit-il précisément, à l’opposé, d’analyser les équations plutôt complexes de cette présente Crise des Valeurs et des Pratiques, à l’effet de suggérer des formules de sortie de crise, sinon des pistes nouvelles de recherche ? S’entend à l’écart des sentiers battus, des lieux communs ou de la tradition des échanges insipides et/ou des propos comminatoires et des exclusions, autant de traits caractéristiques de la Classe Politique Sénégalaise Traditionnelle, lorsqu’elle est grisée par la détention du Pouvoir ou rendue jalouse par un séjour prolongé dans l’Opposition !
 
Vaincre la Peur des critiques, Bannir l’Amour des éloges

« La plupart des défauts de l’homme ont leurs origines, dit en effet Cheikhoul Khadim dans Massalik Al-Jinan, dans la crainte des critiques et dans l’amour des éloges. » (V. 850) : ه امتداحا ثبتا وآكثر لافات من خوف الفتى ذما وحبّ (Trad. Serigne Same Mbaye, Ed. Dar El-Kitab, 1984).

Le débat posé par le Collectif des Leaders Garmi pour la Défense de Mankoo Wàttu Senegaal, lors de sa conférence de presse du Mardi 06 décembre 2016 dernier, au Siège du M23 est le suivant : la date du scrutin législatif emporte celle de la Campagne électorale, n’est-ce pas ? A considérer donc le 2 juillet 2017 comme date retenue de manière consensuelle par leurs Excellences le Président Macky Sall, Président de l’APR et de la Coalition Macky2012, et MM. Malick Gakou, Oumar Sarr, Mamadou Diop Decroix, Mamadou Lamine Diallo, Idrissa Seck et l’ex-Ministre Bamba Ndiaye, etc., quand est-ce que la Campagne électorale va démarrer ? Quand s’achèvera-t-elle ? Il ne s’agit donc pas de savoir si la Bataille de Badr avait eu lieu en plein Ramadan ou non, encore moins de faire dans le pédantisme au sujet des modes de calcul des calendriers musulman et grégorien, mais de savoir si la Korité/ Aïd-el-fitr et une partie du Ramadan vont se dérouler en pleine Campagne des Législatives ou non, et pourquoi ? Aussi la composante lettrée musulmane du CIIS a-t-elle très tôt attiré l’attention de toute la Nation – sans exclusives – sur cette coïncidence troublante et dérangeante, qui plonge, en effet, les élections législatives dans le Ramadan ! 
Et ce, d’une manière à peine provocante et aventureuse – lorsque l’on sait la dimension de foi et de religion, de méditation et d’adoration de ce mois Béni, qui comme tel, appelle un état d’esprit et des attitudes, des comportements et des rapports sociétaux aux antipodes du dilettantisme culturel et de la légèreté morale qui semblent avoir présidé à cette prise de décision. A moins, évidemment de considérer que les auteurs de cette hérésie – le terme n’est pas trop fort – se sont entendus sans le dire, sur une diminution de la durée de la Campagne électorale, auquel cas, l’éthique républicaine des Garmi exigerait des explications pour violation grave des lois non-écrites sénégalaises, notamment en matière de Culte, de Liberté de Culte et de Sentiments (religieux) des Citoyens ! Partant, devant une Législative 2017 qui s’annonce fort agitée, qui peut douter un seul instant que ce pays ait besoin avant tout de la sérénité des justes et de la générosité des gens de bien, au contraire de la pusillanimité des pécheurs en eaux troubles et des Dealers professionnels d’une Classe politique traditionnelle qui n’est plus à une surprise près ? Au demeurant, pour ceux qui, au nom de l’Islam ou sous le couvert de la foi musulmane, seraient tentés de justifier l’injustifiable, pour faire plaisir à des Politiciens au Pouvoir et/ou à des Nantis de l’Opposition, la question qui revient est encore celle-ci : Pourquoi se donner tant de mal au nom de la Religion musulmane pour justifier une date bien malheureuse, quand on l’examine de près, et sur le fond. Pourquoi faire fi aussi allègrement de cette règle faisant pourtant autorité chez les ex-pensionnaires de Daara et des Séminaires et Universités arabo-islamiques au moment de leur entrée dans l’espace public de l’action, du débat et de la pensée : «Il (le fidèle-ndlr) ne doit pas rechercher l’agrément des hommes en s’attirant la colère du Créateur, car Dieu a dit : « C’est Dieu et le Prophète, Seuls, qui méritent d’être satisfaits, si vous êtes réellement croyants. » Et notre Prophète – que le salut de Dieu soit sur Lui – a dit : « il n’y a pas à obéir à une créature, alors que l’on enfreint les prescriptions du Créateur» ? ((Moukhtaçar Sidi Abdarrahman, Al-Akhdari Fi Al-Ibadat, p. 4). Alors, de qui se moque-t-on ? 

Qui ne l’a pas vu ne l’a pas mérité ? 

Sans doute, pourrait-on dire les choses ainsi. Mais pourquoi donc tout ce bruit au sujet d’une erreur manifeste ? Dire que l’Assemblée Nationale sera renouvelée le 2 juillet 2017, qu’est-ce à dire sinon que la campagne électorale commencera durant le Ramadan et tutti quanti ? Est-il vraiment besoin distraire l’opinion ou d’égarer les Citoyens, ou de discréditer les Sachants, de faire de cette question une affaire d’Etat ? Que nenni ! Visiblement la bourde, de caractère on ne peut plus Ceddo-maçonnique, de M. le Président Macky Sall et de ses Opposants attitrés mérite-t-elle autant d’agitation, alors qu’il faudrait simplement la rectifier (au plus vite), pour l’honneur de la République et le respect des valeurs socioreligieuses et démocratiques aux fondements de notre Nation finistérienne ouest-africaine dénommée Sénégal ? 

En d’autres termes, lorsque le calendrier dit républicain empiète sur la temporalité sociale et religieuse, risquant ainsi de perturber des moments forts d’intense communion des Citoyens dans la ferveur de l’introspection et les rigueurs de l’élévation spirituelle, pourquoi s’époumoner contre ceux qui tirent la sonnette d’alarme ? Au fond, n’est-ce pas un devoir civique que d’inviter quelques décideurs imprudents ou peu instruits le malaise d’ores et déjà occasionné par ce manque de vigilance ? D’autant qu’il y a un précédent loquace : le 20 mars 2016, arbitrairement choisi pour le fameux Référendum « sans débats » sur les « nouveaux droits », alors qu’elle coïncidait avec la célébration de la Journée Mondiale des Jeunesses Chrétiennes !
    
Qui ne l’a pas vu ne l’a pas mérité sans doute, mais quelle raison y a-t-il de monter sur ses grands chevaux d’ « Arabisant » ou de « Jeune Marabout » pour demander aux «Françisants» de se taire ou de prendre le métro, et de ne point « parler de ce qu’ils ne maîtrisent pas » ! Tiens donc, et puis quoi encore ? Cette question du 2 juillet 2016, qui embarque tout un pays dans un calendrier aléatoire, au moment où les questions gambienne et pétrolière frappent à nos portes, n’est-ce pas précisément une équation transversale, qui comme telle, devrait solliciter toutes les compétences et manières de science et de Xam Xam, savoirs de notre pays, ouvrant ainsi l’ère de la Recomposition des Savoirs ? 

 Le 2 juillet 2017 : Réduction camouflée de la durée de la Campagne électorale des Législatives ou Equation transversale à discuter par toutes les Ecoles des Savoirs ?

Cette date est un carrefour véritablement entre plusieurs soucis croisés qui devraient faire l’objet à tout le moins d’une triangulation méthodologique appropriée. Ou ce qui est la même chose, ce 2 juillet est un test qui illustre le besoin urgent d’un décloisonnement des formes et types de savoirs disponibles dans la société sénégalaise contemporaine, en lieu est place d’une reconduction mécanique des « Chasses gardées » traditionnelles qui émiettent le potentiel épistêméthodologique du Sénégal. 
Si donc les « Francisants » (excusez du peu !) ont volé au secours des Politiques ignorants et/ou des « Arabisants » et des « Ndongol Daara » aphones ou complices (?), - pour des raisons bien mystérieuses-, devant cette inconduite ceddo-maçonnique caractérisée du Pouvoir et de ses Opposants, ce qui est attendu des « Arabisants » (autoproclamés ?), ce ne sont pas des « Vive Macky Mooñu Ňor » ! Ou encore des « Vive Mankoo Gakou ou Tekki », etc. ! Mais, des arguments opératoires sur l’influence négative ou non de cette date sur les consciences citoyennes, la stabilité morale et sociale de cette République, etc. Que les sociétés civiles dépendantes et les journalistes comme les patrons de presse « embarqués » se le tiennent pour dit : la décision stratégique appelle des Savoirs avérés et attentionnés, généreux et rigoureux, mais non des déclamations d’intention ou des déclarations d’allégeance ! Alors, de deux choses l’une : Ou bien nous avons affaire à une conspiration du silence contre l’Islam et les religions abrahamiques, de même que les sentiments des Citoyens ou bien c’est une ignorance sans précédent qui a pris ses quartiers dans les processus de décision stratégique de ce pays. Dans ces deux cas de figure, notre Société a besoin de faire l’inventaire des Savoirs disponibles pour sa Survie, sa Reproduction ordonnée et son Développement, en lieu et place d’un maintien absurde des logiques de pouvoir, d’intérêt et de profit ou de calcul qui entretiennent jusqu’ici les chasses gardées, de même que les ….impostures lucratives ! 
 
La leçon de Sidy Lamine Niasse Recomposition des Savoirs contre Régime des l’exclusion et des « Chasses gardées » 
 
    Avec son هوية بين غربتين, (L’étranger parmi les siens) paru récemment, Sidy Lamine Niasse nous a libérés véritablement du complexe d’être musulman et de l’assumer, d’une part, et d’autre part, de la peur de prendre nos responsabilités de Citoyens sur le terrain de la Modernité sans cesser d’être des Croyants. De fait, l’ouvrage cité en référence ferme, dans ce pays, le chapitre de l’autocensure quasi centenaire – depuis la mise en place des Loges maçonniques par Blaise Diagne et Mambaye Fara Biram Lô dit Doudou Mambaye – consister à utiliser pleinement les ressources de la langue arabe comme langue de science et d’éducation, en plus d’être la langue du Noble Coran. 
C’est pour ces raisons que ceux qui sont traités presque avec mépris et condescendance de «Francisants» disent Non à toutes les démagogies qui prétendent justifier au nom de la Religion musulmane, cette Date maçonnique du 2 juillet 2017 ! Car, formés à la même culture socioreligieuse que ces Arabisants autoproclamés, les « Francisants » ne sauraient accepter – encore moins depuis la parution de غربتين بين هوية, ni l’Ostracisme ni la Lapidation morale, encore moins la dégaine de « Jeunes Marabouts Politiciens », sans lettres islamiques ni musulmanes avérées à la manière de Sidy Lamine ! 
Quant aux Terroristes intellectuels qui, au nom des Daara et des Ndongol Daara,  voudraient faire payer aux Sortants des Ecoles francophones, le prix d’une aliénation qui reste à être démontrée (Du atta Ňep !), il leur reste à démontrer qu’ils ne sont pas des instruments stipendiés aux mains des Loges Ceddo-maçonniques qui  - nous le savons – ont infiltré toutes les Confréries et l’Eglise pour arriver à leurs fins, sans compter les Sociétés civiles, les Associations des Droits de l’Homme et les métiers de Journalisme, des Médias ou les Patrons de presse !  
Partant, aujourd’hui, nul ne peut plus se prévaloir de son cursus pour se tirer d’affaire, il faut des arguments, c’est-à-dire de la logique, de la méthode et de la rationalité, autant de questions qui sont en harmonie avec les Fois de toutes les religions abrahamiques et négro-africaines préislamiques. 
Aussi, lorsque ce 2 juillet viole les traditions établies de même que les préceptes et les enseignements des 4 Ecoles des Savoirs de ce pays, – nonobstant les rodomontades des Inconditionnels de la classe politique traditionnelle unie (Pouvoir et Opposition…) – ce que nous attendons des représentants qualifiés et outillés de ces 4 Ecoles, c’est un débat serein et argumenté, non des invectives ou de la suspicion ! Car, ce dont il est question, c’est de violation délibérée ou non, des Codes moraux de stabilité de cette République, sans oublier les infractions outrageuses aux Principes, aux Règles et aux Articles du Dogme et de la Foi, des Traditions prophétiques et de la Sunna ou les Textes du Saint-Coran… Moyennant quoi, lorsque cette Classe politique traditionnelle, saisie de vertige politique et intellectuel sans nom, se lance, bille en tête, dans une aventure sans précédent, nulle escompte de gains privés égoïstes ou d’avantages matériels quelconques ne pourront empêcher la République organique en plein essor de réagir, en mettant les point sur les i…
Mais ne voilà-t-il pas que surgis de nulle part, des Politiciens de type nouveau, à défroque maraboutique prétendue, risquent leur Autorité et leur Renommée, en se jetant corps et âme dans le domaine profane et piégé des Enjeux et des Logiques de pouvoir ! Mais, c’est quoi çà ? Une question transversale de société, et qui plus est politique, ne se règle pas par les propos légers, mais par des arguments de fond ! Car, ne feignons pas de l’oublier : la Révolution des Idées a commencé formellement depuis la parution de هوية بين غربتين ! Ceux qui s’autorisent de la Religion et de la Culture arabo-musulmane sont tenus de donner des arguments lorsqu’ils interviennent sur les questions profanes qui intéressent toute la Société, c’est-à-dire tous les Citoyens, qui comme tels ont le droit de vivre leur Foi, quelle qu’elle soit – musulmane, chrétienne, ou négro africaine – ; et ce, en toute tranquillité, notamment dans les périodes comme le Ramadan, le Carême, Noël, Pâques ou Pentecôte, la Tabaski, Korité, etc.

Recomposition des Savoirs ou Hégémonie ceddo-maçonnique ? 

A la suite de la rupture épistémologique en cours dans ce pays, et attestée plus récemment par هوية بين غربتين, nul ne devrait plus pouvoir prétendre interdire aux Citoyens leurs droits de réclamer la prise en considération du temps social et de la temporalité proprement religieuse, lors de la définition et/ou de l’adoption du Calendrier républicain. Car, faut-il le rappeler, les religions sont non seulement les connaissances premières de l’homme sur lui-même et sur la société ou l’univers, mais ces dernières constituent des composantes lourdes de la Régulation sociale contemporaine – plus que jamais ! Comme quoi, le Sentiment des Citoyens n’est pas en dehors, mais au cœur de la République. Le dire ne le garantit pas cependant ; car il faut prendre cette donnée stratégique en compte au moment de la prise de décision sur les dates stratégiques de l’horloge électoral. 
En pratique, il serait indiqué de la part des décideurs politiques de prendre en compte non seulement les objectifs des Politiciens et de la Classe politique – pour ne pas dire leurs calculs (mesquins et égoïstes ?), mais aussi les traditions consacrées en la matière depuis plusieurs centaines d’années. 
Autrement dit, il serait aventuré de la part de la classe politique actuelle de s’entendre, sans le dire ouvertement, sur une Réduction éventuelle de la durée de la Campagne des Législatives ( !), pour des raisons inavouées qui sont devant nous. Mais en tout état de cause, il y a lieu de cesser d’utiliser la couverture religieuse et la sainteté de la parentèle, ou encore le cursus initiatique des Daara et/ou de la Religion, des Sciences islamiques et des Universités arabophones, comme autant d’arguments d’autorité. Mais, dans les sociétés ouvertes, qui pourra faire l’économie d’échanges pertinents et de transactions idoines, en lieu et place de la méthode Yaya Jammeh ou de la règle du « Un point, un trait » et Ó Fañiŋ Fañ Fañiŋ de l’Ecurie Macky Ndiaye/ Mbaye Sall…
En dernière analyse, c’est bien, aux élites des 4 Ecoles des Savoirs recensés dans ce pays de reprendre l’initiative devant l’émergence active d’une Société de non-Savoir qui ne débat plus, mais tente simplement d’imposer grâce à des artifices ou à des Courtiers stipendiés spécialement à cet effet, des choix politiques e des Options étroites ceddo-maçonniques avérés. C’est dire qu’en fin de compte, les grandes élites intellectuelles de la taille de Senghor et Cheikh Anta,, Wade et Majhemout Diop ou Abdoulaye Ly et Dia Mamadou, Valdiodio, etc., ne semblent pas avoir été relayés par des décideurs politiques enrichis sans cause par l’Accaparement des ressources publiques lors de leur passage dans l’appareil d’Etat, lesquelles demeurent tyrannisées par une reddition des comptes qui aura bien lieu Nii Mbaa Nii ! 
Sénégalais et Sénégalaises, Citoyens et Citoyennes, au Sénégal comme dans l’émigration, tout ce que la présente Approche Garmi des Leaders pour la Défense de Mankoo exige, est qu’il soit mis un terme aux égocentrismes des élites accapareuses, aux logiques d’intérêts Ceddo-maçonniques qui ont pris en otage la République, l’Etat et la Nation, etc. Et ce, pour qu’en fin le Soleil des Indépendances brille de nouveau au firmament de nos Consciences, selon la règle bien connue, mais dénigrée constamment par la Doctrine sociale des Loges : « Ndiimaagu Neddo Ko E Golle E Balle » ! C’est-à-dire Gor Ca Wa Ja ! 

Pr. Malick Ndiaye, Doctorat d’Etat de Sociologie, Université Paris VII- Jussieu, 1986
Directeur du Laboratoire de Prospective et de Science des Mutations,
FLSH, UCAD 
Mercredi 21 Décembre 2016
Dakaractu




1.Posté par Xunxunöor le 21/12/2016 18:39
Décidément, sa place est à FANN!



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