Lamine Diack « Président » ou les dessous d’une candidature virtuelle (« Le Témoin » quotidien)


Lamine Diack « Président » ou les dessous d’une candidature virtuelle (« Le Témoin » quotidien)
Il a fallu l’éclatement de cette affaire de corruption russe pour connaitre les véritables dessous de la candidature virtuelle de Lamine Diack à la présidentielle de 2012. En tout cas, les aveux du Monde laissent croire que l’ancien président de l’Association internationale des Fédérations d’athlétisme (Iaaf) s’enrichissait au nom du peuple sénégalais. Ce en utilisant les coupures de journaux de la presse sénégalaise et les manchettes « Lamine Diack président ! » afin de mieux gagner la confiance de ses bailleurs russes. « Le Témoin » quotidien se souvient… 
Avec les aveux de l’ « honorable »  Lamine Diack, c’est tout le peuple sénégalais qui se sent aujourd’hui abusé ! Sans oublier une partie de la presse sénégalaise qui  avait été « intoxiquée » par une fausse candidature à la présidentielle de 2012  à laquelle les amis, compagnons et sympathisants de Lamine Diack ont cru jusqu’au dernier jour de dépôt des listes. En effet, personne n’aurait imaginé que les coupures de journaux évoquant une éventuelle candidature de Lamine Diack en 2012 allaient servir de prétextes pour convaincre des bailleurs russes à passer à la caisse.  Un véritable fonds de commerce au détriment des Sénégalais, voilà ce qu’était cette ex-future candidature Diack. L’ex-patron de l’athlétisme mondial n’était pas le seul puisqu’on nous souffle d’autres personnages politiques véreux qui avaient fait le tour des chefs d’Etat de la sous-région et du monde pour récolter des fonds de campagne électorale alors que leur candidature à la présidentielle n’était que du toc ! 
La société civile dribblée…
Car si vous revisitez les différents journaux de l’avant-présidentielle de 2012, on constate que la candidature du président Lamine Diack avait été trop prise au sérieux au point de faire plusieurs fois la Une.  Et surtout lorsque Lamine Diack avait rencontré  les membres de la société civile pour un concensus sur un candidat unique. Et comme leur choix s’était porté sur lui-même, il s’était dit prêt à porter la candidature de la société civile à condition qu’il disposât du soutien massif des partis politiques de l’opposition contre le régime d’Abdoulaye Wade. Et pour obtenir ce soutien, Lamine Diack avait rencontré la plupart des leaders de l’opposition parmi lesquels certains manœuvraient secrètement pour sa candidature. «  Si la société civile a le soutien des partis politiques, je suis partant »  déclarait Lamine Diack dont les propos avaient été repris par presque tous les journaux. Mieux, des articles illustrés de la photo de Lamine Diack sous son meilleur jour. Et cette déclaration considérée comme un « oui » à la course pour l’avenue Roume avait suscité une campagne d’affichage  orchestrée à travers des tracts et graffitis partout sur les murs de Dakar et particulièrement ceux de la Médina et Rebeuss : « Lamine Diack président ! »
Il a fallu l’éclatement de l’affaire de corruption russe suivie d’aveux révélés par Le Monde pour se rendre compte que le slogan « Lamine Diack président » n’était que de la pure manipulation visant à récolter des fonds d’abord, puis à les justifier par un « presse-book » comme support de bonne foi.  Hélas ! 
Un peuple abusé    
 A en croire Le Monde, Lamine Diack, mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé, aurait expliqué  notamment comment il a reçu de l’argent de la part de la fédération russe à des fins politiques. « Il fallait à cette période (Présidentielle 2012) gagner la « bataille de Dakar », c’est-à-dire renverser le pouvoir en place » a ainsi déclaré Lamine Diack devant les enquêteurs français. « J’avais donc besoin de financements pour louer les véhicules, des salles de meetings, pour fabriquer des tracts dans tous les villages et tous les quartiers de la ville (et) c’est (Valentin) Balakhnichev (le président de la fédération russe) qui a organisé tout ça » a-t-il déclaré de façon détaillée. Rappelons-le, à l’époque, de nombreux athlètes russes étaient sous la menace de suspensions pour dopage. De plus, l’Iaaf était au même moment en négociation pour ses droits de sponsoring, avec notamment deux entreprises russes, la chaîne de télévision Rtr et la banque publique Vtb. Pour eux, il « fallait reporter la suspension (…) après les championnats du monde de 2013 (organisés à  Moscou, Ndrl) (…) Si des athlètes avaient été suspendus, c’était la catastrophe » a expliqué Lamine Diack.
Un sprint malheureux pour un faux départ
Se met alors en place, autour du Sénégalais, d’Habib Cissé, son conseiller juridique, et de Gabriel Dollé, le responsable du département médical et antidopage de l’IAAF, tous deux également mis en examen, un système de corruption. « Nous nous sommes entendus, la Russie a financé. (…) Papa Massata Diack [l’un des fils de Lamine Diack) s’est occupé du financement avec Balakhnichev. (…) Quand j’ai sollicité une aide de la part de Balakhnichev, je lui ai dit que pour gagner les élections, il me faudrait environ 1,5 million d’euros. (…) Il m’a dit : « On va essayer de les trouver, il n’y a pas de problème » a reconnu Lamine Diack face au juge Van Ruymbeke, chargé de l’instruction, selon les procès-verbaux que Le Monde s’est procurés.
Vous voyez comment notre  père et doyen Lamine Diack avait piqué un sprint à la fois malheureux et honteux pour un faux départ à une présidentielle 2012, en fait pour un  « mastata » mondial. Que Dieu sauve le Sénégal !
Jeudi 24 Décembre 2015
Dakaractu




1.Posté par Fatou Diop le 25/12/2015 09:18
Très bonne analyse qui doit inspiré la presse et le peuple manipulés à longueur de journée pat des marchands d illusion

2.Posté par safmounow fayebirame le 26/12/2015 04:38
Bonne analyse.
Pourquoi essayer de salir le Président de la République ?
C 'est ce qui me dérange.
Il a abusé de tous les Sénégalaise c' est tout
Il y avait au temps le cas Wade- Kadhafi!
Le problème c'est Lui.Iaaf et la Russie.
On peut le soutenir parceque c est un Sénégalais qui a des problèmes ;c' est la moindre des choses.
Il doit s'excuser devant toute la Nation.
De toute façon cette stratégie politicienne est obsolète.
Le Sénégal est depuis 2012 présidé par une nouvelle génération née après les Indépendances.
Une génération consciente, refusant toute domination impérialiste.
Nous Sénégalais devont refuser la déstabilisation de notre pays par des gens qui se sont enrichies sur notre dos.



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