DAKARACTU.COM Les journaux de la place ont de moins en moins sur leurs « une » la description du ballet des anciens barons du pouvoir wadiste devant les enquêteurs de la brigade de recherches de la gendarmerie nationale. Chacun y va de ses supputations et évoque soit un recul des nouvelles autorités devant de fâcheux ricochets possibles, soit de supposées négociations qui verraient les délinquants financiers absouts de poursuites en cas de retour des sommes spoliées au Sénégal, soit une extraction de certaines personnalités amies comme Ousmane Masseck Ndiaye ou Souleymane Ndéné Ndiaye de certains dossiers sensibles. Aminata Touré, la garde des sceaux, a dû se fendre d’un communiqué pour dire qu’il n’en n’était rien, ne pouvant aller cependant bien loin dans ses explications pour cause évidente de séparation des pouvoirs. La réalité est plus simple que toutes ces supputations. En effet, le procureur de la République a transmis les dossiers à la Cour de répression de l’enrichissement illicite, laquelle vient seulement de s’installer sur l’avenue Cheikh Anta Diop dans l’immeuble qui abrite le Giaba. Pour l’instant, cette cour manque de tout et même de courant électrique, a fortiori d’ordinateurs nécessaires au traitement des dossiers. C’est cette raison, purement technique et logistique, qui explique l’arrêt des poursuites des membres de l’ancienne majorité qui seraient pris dans la nasse des audits.
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