"La stratégie de contrôle de l’ARMP doit être repositionnée" (DG)


"La stratégie de contrôle de l’ARMP doit être repositionnée" (DG)
La stratégie de contrôle de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) doit être repositionnée, afin qu’elle ne soit pas réduite à jouer le rôle du médecin après la mort, a plaidé son directeur général, Saër Niang.
 
"Il faut donc avoir une vigilance permanente dans cette étape-là, de manière à percevoir tous les risques à tout moment et à corriger les défaillances au bon moment, au lieu d’attendre que les choses soient passées pour constater seulement que telle spécification n’a pas été respectée, le bâtiment est tombé, etc.", a-t-il indiqué.
 
Le DG de l’ARMP s’entretenait avec des journalistes, samedi, au terme d’un "atelier d’imprégnation" des nouveaux membres du conseil de régulation de l’Autorité de régulation des marchés publics.
 
"L’essentiel de nos efforts ont été consentis sur la phase de passation des marchés. Même s’il faut maintenir cela, il faut avoir une vigilance et une grande attention sur l’exécution des marchés pour faire face à la mauvaise qualité, les délais ainsi que l’exécution non conforme qui sont autant de malfaçons et de problématiques pour lesquelles l’Etat et les autorités étatiques perdent énormément d’argent", a insisté M. Niang.
 
Il rappelle que le conseil de régulation de l’ARMP est "une structure tripartite et paritaire" au sein de laquelle siègent l’administration et le secteur privé, représenté par le Conseil national du patronat (CNP), le Conseil national des employeurs du Sénégal (CNES) et le mouvement des entreprises du Sénégal (MDES) qui vient de rejoindre le conseil à la place de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD) mais également la Société civile.
 
Selon le directeur général de l’ARMP, chacune de ces organisations est représentée par trois personnes au sein du conseil de régulation de l’organe en charge de la surveillance des marchés publics.
 
 "Il est clair que si on veut parler de développement du pays, l’un des sujets majeurs que rencontrent nos pays, c’est la question de l’emploi. Et c’est le secteur privé qui crée les emplois", a-t-il fait observer.
 
"Si vous ne renforcez pas le secteur privé, si vous ne lui donnez pas les moyens de pouvoir entreprendre et de pouvoir gagner les marchés publics parce qu’il n’accède pas, de manière prioritaire, à ces marchés publics du pays, il n’aura pas les moyens de pouvoir assumer sa responsabilité de créateur d’emplois", a ajouté M. Niang.
 
Il faut selon lui "absolument" avoir une "attention particulière" pour le secteur privé national qui a besoin de remporter des marchés et jouer le rôle qui lui revient dans l’animation de la vie économique.
 
Cela dit, a-t-il relevé, "nous ne devons pas aller vers l’autarcie en disant que seules les entreprises nationales doivent gagner les marchés publics. Non, ce n’est pas l’esprit du code des marchés publics !’’.
 
"Les entreprises étrangères peuvent également’’ concourir, d’autant qu’elles "ont des outils et des mécanismes qu’elles peuvent apporter dans l’innovation", a souligné Niang.
Dimanche 7 Mai 2017
Dakaractu




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