"La rupture est consommée" entre le Rewmi et Bennoo Bokk Yaakaar


"La rupture est consommée" entre le Rewmi et Bennoo Bokk Yaakaar
La rupture entre le parti Rewmi de l'ancien Premier ministre Idrissa Seck et la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) et l'un des principaux sujets commentés par les quotidiens reçus jeudi à l'APS, à côté du dossier judiciaire de Karim Wade devant la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI). "La rupture est consommée" entre le Rewmi et Bennoo Bokk Yaakaar, la coalition regroupant les partis de la majorité présidentielle, signale Sud Quotidien, qui estime que l'ancien Premier ministre d'Abdoulaye Wade "accélère son opération rédemption".

Ainsi, "en consommant la rupture avec BBY lors de la réunion de son secrétariat permanent qui s'est tenu hier mercredi 11 septembre, Rewmi d'Idrissa Seck se situe désormais clairement dans le camp de l'opposition", note ce journal, avant d'ajouter que la situation "augure ainsi de farouches batailles de positionnement à quelques mois des élections locales et à moins de 4 ans de la présidentielle (…)".

Pour Walfadjri, "la guerre totale" est déclenchée entre Macky Sall et Idrissa Seck, tandis que Grand-Place souligne que le maire de Thiès "quitte la mouvance présidentielle pour se positionner en leader de l'opposition en vue de la présidentielle de 2017 (…)".

Selon La Tribune, Idrissa Seck "quitte Benoo et devient opposant N°1" au régime du président Macky Sall. "Idy signe les papiers du divorce" avec la coalition présidentielle et "entame sa longue marche vers la présidentielle de 2017", renchérit Le Populaire. Mais, ajoute le même quotidien, "Macky lui prépare un +sall+ coup" en manœuvrant chez les députés Rewmi pour l'empêcher de disposer d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale.

Pour le quotidien Enquête, le maire de Thiès "(fait) cap sur 2017". Suivant cette perspective, le journal s'attache à mesurer les "atouts et faiblesses d'une ambition".

"En route pour la présidentielle de 2017, écrit Enquête, l'ancien Premier ministre joue depuis hier (mercredi) une carte essentielle de sa carrière politique qui a souvent fléchi à cause de calculs malheureux".

"Sa rupture avec Macky Sall intervient à un moment favorable, au lendemain d'un remanient imposé par les difficultés du gouvernement dans plusieurs domaines", analyse le journal.

Aussi, Enquête voit-il dans cette rupture "une formidable bouffée d'oxygène qui vient d'être offerte à la démocratie sénégalaise en état de captivité depuis mars 2012".

L'Observateur note aussi que "Idy sort du Macky", mais fait un focus sur "les chiffres du nouveau dossier de Karim Wade", résultat des commissions rogatoires envoyées à Monaco par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI). "Sur 150 banques saisies, détaille le quotidien du Groupe Futurs Médias, une seule connait Karim ; 1,3 milliard de francs CFA retrouvé dans son compte à Monaco".

Sur le même sujet, Le Quotidien renseigne que "de nouvelles procédures alourdissent le dossier du fils de l'ex-chef de l'Etat", l'un des principaux dignitaires de l'ancien régime visé par la traque des biens présumés mal acquis. Karim Wade est inculpé depuis avril dernier pour enrichissement illicite présumé dont le montant est évalué à près de 700 milliards de francs CFA.

"Karim (va) vers le fond du trou", croit savoir Le Quotidien. Ce journal fait état de "deux nouveaux mandats de dépôt (qui) planent sur la tête de Karim Wade qui devrait recevoir, ce vendredi, une nouvelle mise en demeure du procureur spécial près la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI)".

"Par ailleurs, ajoute la même publication, une autre procédure est en gestation au Tribunal régional de Dakar où Karim Wade devra répondre des délits supposés de détournement de deniers publics dans la gestion de l'ANOCI".
Dakaractu2




Jeudi 12 Septembre 2013
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