La présidentielle en Côte d'Ivoire "sera démocratique"


La présidentielle en Côte d'Ivoire "sera démocratique"

Le président ivoirien Alassane Ouattara a affirmé, mercredi soir à Abidjan, que l'élection présidentielle de 2015 pour laquelle il a confirmé sa participation, "sera démocratique pour sortir définitivement le pays de la crise".

"Les élections (présidentielle d'octobre 2015) à venir seront démocratiques" a déclaré le président Ouattara dans un entretien télévisé, à la veille de la célébration du 54e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire de la tutelle française. "C'est important pour moi, c'est important pour la crédibilité de la Côte d'Ivoire. Cela va confirmer que nous sommes sortis définitivement de la crise", a-t-il martelé. 

La déclaration du chef de l'Etat ivoirien intervient alors que la Commission électorale (CEI) chargée de la présidentielle d'octobre 2015, dont la composition a été promulguée le 18 juin dernier, ne s'est toujours pas installée. L'opposition, dont le Front populaire ivoirien (le parti de l'ex-président Laurent Gbagbo), refuse d'y participer arguant d'un "déséquilibre" en faveur du pouvoir. 

La nouvelle CEI est composée de 17 membres: un représentant du président de la République, quatre de l'administration, quatre de la société civile, quatre des partis politiques au pouvoir, et quatre de l'opposition. Elle sera présidée par le représentant du chef de l'Etat. L'opposition critique la présence au sein de la CEI des institutions rattachées au gouvernement et à la présidence, qui selon elle "ne se justifie pas". 

Pouvoir et opposition ont repris mercredi des discussions pour l'adoption d'une "CEI consensuelle". "J'ai bon espoir que dans les jours à venir l'opposition et le pouvoir vont siéger ensemble dans la Commission pour préparer les élections démocratiques", a encore souligné le président ivoirien. 

La réussite de ce scrutin est impérative pour tous les acteurs impliqués en Côte d'Ivoire, afin d'apaiser définitivement un pays ayant connu une décennie de crise politico-militaire, ponctuée par des violences postélectorales en 2010-2011, qui ont fait plus de 3.000 morts.

Jeudi 7 Août 2014




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