La politique et la prochaine présidentielle en exergue


La politique et la prochaine présidentielle en exergue
L’actualité politique demeure en exergue dans les quotidiens de mardi, à travers notamment les prolongements et commentaires relatifs à la proposition de Me Ousmane Sèye sur le mandat du président sortant Abdoulaye Wade dont il est un des soutiens et un report de la présidentielle.

Me Sèye, coordonateur du mouvement citoyen Alliance Bleue, proche du pouvoir, s’est à cette occasion prononcé en faveur d’une ‘’+alternative+ au patron du PDS’’, au pouvoir depuis mars 2000 au Sénégal.

‘’Des libéraux proposent (Moustapha Sourang)’’ comme candidat du pouvoir à la prochaine présidentielle de février 2012, annonce Rewmi Quotidien, affichant à sa une la photo de ce juriste plusieurs fois ministre dans le gouvernement libéral.

‘‘Convaincus que leur mentor est, en l’absence d’un autre poids lourd (dans le camp présidentiel), aussi rassembleur (que d’autres personnalités de même bord), les partisans de Moustapha Sourang’’ comptent le proposer aux instances supérieures du PDS, avec l’aval de son Secrétaire général national, Me Wade, écrit Rewmi Quotidien.

‘’La classe politique isole Me Sèye’’, informe Sud quotidien, concernant une autre position de l’avocat qui a appelé à une prorogation du mandat du président sortant jusqu’en 2014. Il avait en même temps demandé à Me Wade de renoncer à sa candidature pour préparer sa succession.

‘’Les alliés de Me Wade réunis au sein de la CAP 21 ont dit haut et fort leur opposition à tout chamboulement du calendrier républicain. Même son de cloche à Bennoo Siggil Senegal’’, regroupement de la majorité des partis de l’opposition, rapporte Sud Quotidien.

‘’Sale temps chez Wade et ses alliés’’, juge pour sa part le quotidien La Sentinelle qui annonce la ‘’révolte’’ de Samba Diouldé Thiam, un autre alliés du pouvoir, après la sortie de l’avocat Me Ousmane Sèye.

‘’Après le docteur Bacar Dia qui s’est retiré de la CAP 21 tout en affirmant être une sentinelle du Sopi, c’est au tour de Me Sèye (…) de jouer un faux tempo au sujet de la candidature de son mentor, avant que Samba Diouldé Thiam, un autre allié des premières heures de l’alternance, ne décide de claquer la porte du groupe parlementaire libéral’’, écrit ce journal.

De suite, La Sentinelle s’interroge : ‘’Serait-ce des signes prémonitoires d’une déroute des FAL (Forces de l’alternance, majorité au pouvoir) à la prochaine présidentielle, ou tout simplement un sale temps’’ pour le président sortant et ses alliés.

Au-delà de cette analyse et des interrogations de ce dernier journal, le quotidien Walfadjri s’interroge lui sur les raisons de cette situation assimilée à un clash entre Me Wade et M. Thiam, en titrant à sa une : ‘’Pourquoi il y a rupture’’.

Selon le journal, le député Samba Diouldé Thiam ‘’explique que la direction de son parti, le Parti de la renaissance et de la citoyenneté (PRC), a estimé qu’il doit quitter le groupe Libéral et Démocratique, parce qu’ils sont en train d’évaluer leurs rapports avec le président Wade’’.

Walfadjri rappelle cependant que maintes fois, M. Thiam ‘’a émis un son différent de celui, convenu, de la majorité présidentielle à laquelle il est affilié. (…) Hier (lundi), il a franchi un palier supplémentaire dans ce que l’on peut considérer comme son +opposition+ à la majorité à laquelle il est allié’’.

Le leader de l’Alliance des forces de progrès (AFP), Moustapha Niasse, un des poids lourds de Bennoo Siggil Senegaal, jure dans une interview au quotidien L’Observateur que pour lui, ‘’Wade ne compte plus’’. Il assure également qu’il est ‘’prêt à se ranger derrière Tanor’’, le secrétaire général du Parti socialiste, pour la candidature unique de l’opposition à la présidentielle.

De son côté, Le Pays publie le deuxième jet d’une interview que lui a accordée le président Wade, dans laquelle le chef de l’Etat ‘’distille d’étonnantes révélations’’, à propos notamment de sa brouille avec Moustapha Niasse’’, qu’il a choisi comme chef de gouvernement à son accession au pouvoir en mars 2000 avant de s’en séparer quelques mois plus tard.

Dans cet entretien, Me Wade parle également de ses rapports avec Idrissa Seck et Macky Sall, qui ont assuré la fonction de Premier ministre sous son magistère, non sans évoquer ses rapports avec les présidents français Nicolas Sarkozy et américain Barack Obama.

A côté de l’actualité politique, des journaux s’intéressent principalement aux faits de société, à l’image de Walf Grand-Place qui annonce en ouverture la mort d’un tailleur ‘’fou d’amour’’ dans la banlieue de Dakar. La victime a préféré s’immoler plutôt que de vivre sans sa dulcinée.

Pour sa part, La Tribune annonce une grève générale de 72 heures de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales dakaroises, revendiquant l’amélioration de leur statut et une prime.

alors que Le Populaire se fait l’écho de la réaction de la famille de l’élève-officier Fatou Seck Gningue, après l’annonce des sanctions contre les personnes tenues pour responsables du drame dans lequel la jeune Sénégalaise a péri avec d’autres de ses camarades maliens de l’Ecole interarmes de Koulikoro, au Mali.

‘’Ce n’est rien par rapport à celle qu’on a perdue’’, déclare la sœur de Fatou Gningue, interrogée sur les sanctions annoncées par le gouvernement malien contre l’encadrement de l’école et les personnes impliquées dans ce drame.

Les quotidiens sportifs, à l’image de Walf Sports, sont occupés notamment à faire l’évaluation des éliminatoires de la CAN 2012 avec la qualification du Sénégal qui a terminé invaincu de sa poule. Le journal revient sur les ‘’comptes et dates qui font la gloire des Lions’’.

Stades évoque les grands absents de la CAN 2012 (Egypte, Cameroun, Nigeria) et dresse à sa une la liste des favoris, selon lui, pour le titre final. Le journal cite le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Maroc et le Sénégal.

( APS )
Mardi 11 Octobre 2011




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