La nuit précède le jour (par BARA LO)

« La bougie ne perd rien de sa lumière en communiquant sa flamme à une autre bougie »


La nuit précède le jour (par BARA LO)
Mes chers concitoyens, au soir du 20 mars jour du referendum, le OUI l'a emporté c'est évident, mais la victoire comme je l'ai dit dans une de mes interventions n’a pas eu ce gout écrémé, ce succès mérité, cet enthousiasme glorieux.
 En citoyen libre et responsable, j’ai voté NON pour des convictions et des raisons que j’ai partagé avec un très grand nombre de nos compatriotes. 
Toutes nos félicitations, c’est bien fini maintenant l’heure est à la prise de conscience, aux diagnostics, à l'évaluation et à la mise en œuvre des politiques définies par le chef de l’état.
 J’invite le camp victorieux à la réflexion pour convaincre que le OUI est le vote utile pour un changement de la vie dans ce pays. Et  pour cela notre peuple a besoin de sentir notre sérieux et notre amour pour lui. C’est la force et l’audace de nos réflexions et de nos propositions qui doivent convaincre que ça vaut la peine d’occuper l’espace politique et non l’espoir d’illusoires rentes de situation ou les postures purement idéologiques.
 Je pense qu’il faut avoir de la vision en politique, et non réagir quand un problème se pose pour y proposer une solution ponctuelle. 
C'est encore moins mettre des milliards CFA du contribuable dans une campagne de distribution de riz, de tissus, de tee-shirt, de billets de banques et autres gaspillages)  et faire de pauvres  électeurs dans la précarité des mendiants de leurs propres richesses, tout en laissant croire que c'est la solution, alors qu'on veut dans la réalité s'approprier la victoire. 
Avoir de la vision, c'est être capable d'anticiper les problèmes avant qu'ils ne se posent, et ce, longtemps à l'avance, pour réussir à assurer le bien-être et la prospérité des citoyens, et faire rayonner le pays. 
Mon sentiment est que la symbolique de ce scrutin du 20 mars est suffisamment éloquente en elle-même pour exprimer, mieux que tous les mots, ce qui se joue et ce qui se fait aujourd’hui dans notre pays. 
Soyons capable de situer les besoins des citoyens actuels et futurs, dans un contexte de développement durable en environnement et de dynamisation de notre économie pour la réussite des plans mis en œuvre par le président SALL.
Il est temps que nous nous unissions tous sans exclusive dans la foi, la vérité et l’engagement sincère pour changer notre pays et le hisser haut dans l’espoir d’une émergence qui doit cesser d’être un simple slogan mais une combinaison d’efforts articulée autour d’initiatives tournées vers des systèmes politiques ambitieuses et dépourvus de démagogie. 
Cette nouvelle espérance doit prendre sa source dans la vision, la stratégie et dans  la communication partagée, elle doit nous donner un nouvel horizon, à travers une meilleure formation de nos jeunes, une meilleure prise en charge de notre expertise nationale mais aussi à travers les moyens de relever les défis que ces nouvelles générations devront affronter dans un monde globalisé.
Quand des gens souffrent et disent qu’ils ont mal, on n’a pas le droit de dire qu’ils n’ont pas mal. On doit leur demander où est ce qu’ils ont mal et comment est-ce qu’on peut apporter une solution à leur mal. 
Donc un effort personnel est demandé à chacun d’entre nous, un effort d’engagement, un effort de solidarité, un effort de générosité. Il ne doit pas y avoir de la place pour les compétitions de personnes à des postes ou des privilèges malhonnêtes. L’enrichissement sans cause juste est toujours une perte.
Pour y arriver nous devons apprendre des erreurs commises dans le passé pour réussir à éviter de les commettre.
1-    Nous devons identifier, expérimenter et généraliser les bonnes pratiques 
2-    Nous devons penser à restaurer l’institution familiale qui est le berceau du futur citoyen. De nombreuses familles sont déchirées et des enfants dans l’angoisse.
3-    Nous devons  rétablir l’autorité du maître, développer l’autonomie des établissements écoles et daaras, et valoriser le mérite de l’élève afin  que l’école joue à nouveau son rôle de creuset républicain. Le gouvernement a échoué plusieurs fois avec les syndicats d’enseignants, d’autres pays ont des formules, il faudra s’en inspiré.
Que le tout puissant nous préserve du mal et nous gratifie de ses bienfaits
BARA LO
Conseiller Municipal  MAIRIE LOUGA
Samedi 9 Avril 2016
Dakaractu




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