La négritude est une réalité qui ne s’éteindra jamais, selon Moustapha Niasse

La négritude est une réalité qui ne s’éteindra jamais, même si peu de personnes en parlent aujourd’hui, a soutenu, vendredi à Dakar, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse.


La négritude est une réalité qui ne s’éteindra jamais, selon Moustapha Niasse
"La négritude, on en parle peu maintenant, sauf chez les chercheurs et cette faune d’intellectuels en voie de disparition. Mais, la négritude est une réalité qui ne s’éteindra jamais. Elle est vécue à travers des vocables nouveaux, suivant l’évolution de l’humanité", a déclaré M. Niasse à la fin d'un colloque organisé à Dakar par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). 
 
Cette rencontre est dédiée au poète martiniquais Aimé Césaire (1913-2008), à l'occasion du 100ème anniversaire de sa naissance. Césaire, décédé le 17 avril 2008, faisait partie des précurseurs du mouvement de la négritude. 
 
"La négritude est un courant littéraire et politique, créé durant l'entre-deux-guerres (entre 1918 et 1939), rassemblant des écrivains noirs francophones, dont Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Léon Gontran Damas, Guy Tirolien, Birago Diop et René Depestre notamment", rappelle l'encyclopédie en ligne Wikipédia. 
 
Elle ajoute que "lié à l'anticolonialisme, le mouvement influença par la suite nombre de personnes proches [...], s'étendant bien au-delà de l'espace francophone". 
 
Il existe "un volume important [de textes sur] la négritude, qui trace pour la mémoire des sociétés ce qu’elle sera toujours, en épousant les contours de l’évolution de l’humanité", a encore dit M. Niasse à la fin du colloque qui se tenait depuis mardi. 
 
La rencontre dédiée au poète martiniquais, qui fut ami de Léopold Sédar Senghor (1906-2001), le président de la République du Sénégal (1960-1980), a été l'occasion pour nombre d'Antillais de retrouver l'Afrique, en venant à Dakar, a-t-il souligné. 
 
"Nous devons à Césaire, Senghor et Damas les hauts faits d’un combat notoire dans l’affirmation de l’identité de l’homme noir face aux campagnes et aux réflexes médisants voire méprisants, hérités de comportements qui prolongeaient la traite négrière dans ses strates les plus nuisibles que l’histoire mettra beaucoup de temps à effacer", a souligné le président de l'Assemblée nationale. 
 
Il soutient que "nul ne peut ignorer que dans Aimé Césaire se retrouve une remarquable convergence d’un destin et d’une œuvre". "Il a fait appel à l’imaginaire et a su gérer avec intelligence une vision qui faisait face à une étroite marge de manœuvre, grâce à son désir ardent de retour au pays natal et au continent ancestral (l'Afrique)", a-t-il poursuivi. 
 
"Son souffle politique [...] est d'une exceptionnelle densité", a affirmé M. Niasse, parlant du poète martiniquais. 
 
La diversité de la pensée de Césaire "méritait que ce colloque de Dakar mît un accent particulier sur sa parenté littéraire, philosophique, politique et culturelle avec Senghor, Damas et Alioune Diop, parmi d’autres", a-t-il souligné. 
 
"Aimé Csaire est encore parmi nous, comme ses compagnons qui, avec lui, ont tracé les boulevards et défriché les chemins d’une Afrique qui porte sa volonté de renaissance continue, quand le monde évolue et change", a-t-il commenté.
 
APS
Samedi 23 Mars 2013




1.Posté par selinora le 23/03/2013 18:42
Niasse est un véritable homme d État. Regardez un peu la profondeur de son discours !

2.Posté par bamba sarr le 24/03/2013 00:17
NIASSE a bel et bien raison.. Je pense



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