Jadis des privilégies d’une société au niveau de vie encore faible, les femmes des émigrés sénégalais en Europe retrouvent leur anciens statuts. En effet ces femmes des ‘’espagnols’’ (Sénégalais établis en Espagne), des SENEF (appellation locale des Sénégalais de France) et autres expatriés étaient parmi les plus coquettes avec les belles tresses, les beaux habits autres fringues des portables de derniers cris qu’elles avaient de la peine à manipuler. Tout ce privilège commence à s’éloigner, la crise en Europe est passée par là. Elle a même atteint le panier des ménagères.
C’est la débrouille qui est de retour comme explique Houley, une ‘’drianké’’ habitant Sikilo son mari boucle en décembre prochain ses vingt temps en Europe. Une belle villa abrite sa famille, mais derrière les murs les difficultés continuent à s’amonceler depuis plusieurs mois. Elle a accepté après plusieurs tentatives d’aborder le sujet avec nous. «Nous avions l’habitude de recevoir 150 000 F Cfa par mois pour le ravitaillement. Sans l’argent de l’électricité ou autres besoins. Cet argent allait directement dans nos assiettes. Les mandats variaient entre 300 000 et 400 000 F Cfa par mois en période ordinaire. Cela nous permettait de mener une vie acceptable», a-t-elle confié.
Aujourd’hui, par la faute de la crise économique avec comme corollaire des pertes d’emplois, des licenciements et mis en chaumages, tout cela n’est qu’un vieux souvenir. «Mais tout cela à changer. Mon mari me fait savoir que plus rien ne marche là-bas. Il reste des semaines sans trouver du boulot, alors qu’il a des papiers en règle. Pour ce mois d’août il nous envoyé en tout et pour tout 45 000F Cfa. Il arrive même que nous vendions ici nos bétails pour subvenir à certains de nos besoins. Il vient de me dire la semaine dernière qu’il a des problèmes de crédits téléphoniques pour nous joindre comme jadis», a ajouté Houley.
Quant à Oumou, elle a trouver des mesures compensatoires pour juguler le problème de son «espagnol» de mari en s’investissant dans le petit commerce de l’eau fraîche et autre crèmes glacées. Le petit commerce à panache des femmes dont les maris vivent au pays de la débrouille est aujourd’hui contrôlé pratiquement par ces épouses d’Espagnols et SENEF. Oumou arpente les rues de centre ville de Kolda avec sa glacière. «Nous sommes obligés de produire pour faire face à certaines charges. Mon mari m’a averti depuis plusieurs mois que rien ne va plus là-bas. J’ai même fait plusieurs «Saarakh» (offrandes) pour espérer que son sort s’améliore, mais rien n’y fait. Il veut revenir car ces petites économies là-bas se sont fondues comme du beurre. Il va venir et voire comment reprendre un autre business ici», a-t-elle indiqué.
En plus du panier de la ménagère, la garde robe de ces dames a subit de plein fouet ces contrecoups de la vie. Pour cette dernière fête de Korité ces adeptes du «sensé» (mieux habillé) étaient obligées pour la plupart de redoubler. La preuve par Oumou : «depuis 13 ans que je suis mariée, c’est la première fête que j’ai passé la fête de l’Aïd-el-fitr sans avoir des habits neufs. Nous avons simplement pensés aux deux plus petits, car nous n’en avions pas les possibilités». Pis, Houley elle aussi a reconnu que depuis plus d’un an elle n’a pas pu s’acheter des habits. D’ailleurs, s’est-elle empressé d’ajouter : «cela ne fait plus parti des mes priorités».
Les vacanciers circulant aussi en centre ville avec leurs enfants reconnaissables par l’accoutrement et autres bouteilles d’eau minérales sont rares. Comme le reconnait Ibrahima qui voulait faire découvrir a sa dernière fille le Fouladou. Mais il faudra attendre des temps plus cléments.
C’est la débrouille qui est de retour comme explique Houley, une ‘’drianké’’ habitant Sikilo son mari boucle en décembre prochain ses vingt temps en Europe. Une belle villa abrite sa famille, mais derrière les murs les difficultés continuent à s’amonceler depuis plusieurs mois. Elle a accepté après plusieurs tentatives d’aborder le sujet avec nous. «Nous avions l’habitude de recevoir 150 000 F Cfa par mois pour le ravitaillement. Sans l’argent de l’électricité ou autres besoins. Cet argent allait directement dans nos assiettes. Les mandats variaient entre 300 000 et 400 000 F Cfa par mois en période ordinaire. Cela nous permettait de mener une vie acceptable», a-t-elle confié.
Aujourd’hui, par la faute de la crise économique avec comme corollaire des pertes d’emplois, des licenciements et mis en chaumages, tout cela n’est qu’un vieux souvenir. «Mais tout cela à changer. Mon mari me fait savoir que plus rien ne marche là-bas. Il reste des semaines sans trouver du boulot, alors qu’il a des papiers en règle. Pour ce mois d’août il nous envoyé en tout et pour tout 45 000F Cfa. Il arrive même que nous vendions ici nos bétails pour subvenir à certains de nos besoins. Il vient de me dire la semaine dernière qu’il a des problèmes de crédits téléphoniques pour nous joindre comme jadis», a ajouté Houley.
Quant à Oumou, elle a trouver des mesures compensatoires pour juguler le problème de son «espagnol» de mari en s’investissant dans le petit commerce de l’eau fraîche et autre crèmes glacées. Le petit commerce à panache des femmes dont les maris vivent au pays de la débrouille est aujourd’hui contrôlé pratiquement par ces épouses d’Espagnols et SENEF. Oumou arpente les rues de centre ville de Kolda avec sa glacière. «Nous sommes obligés de produire pour faire face à certaines charges. Mon mari m’a averti depuis plusieurs mois que rien ne va plus là-bas. J’ai même fait plusieurs «Saarakh» (offrandes) pour espérer que son sort s’améliore, mais rien n’y fait. Il veut revenir car ces petites économies là-bas se sont fondues comme du beurre. Il va venir et voire comment reprendre un autre business ici», a-t-elle indiqué.
En plus du panier de la ménagère, la garde robe de ces dames a subit de plein fouet ces contrecoups de la vie. Pour cette dernière fête de Korité ces adeptes du «sensé» (mieux habillé) étaient obligées pour la plupart de redoubler. La preuve par Oumou : «depuis 13 ans que je suis mariée, c’est la première fête que j’ai passé la fête de l’Aïd-el-fitr sans avoir des habits neufs. Nous avons simplement pensés aux deux plus petits, car nous n’en avions pas les possibilités». Pis, Houley elle aussi a reconnu que depuis plus d’un an elle n’a pas pu s’acheter des habits. D’ailleurs, s’est-elle empressé d’ajouter : «cela ne fait plus parti des mes priorités».
Les vacanciers circulant aussi en centre ville avec leurs enfants reconnaissables par l’accoutrement et autres bouteilles d’eau minérales sont rares. Comme le reconnait Ibrahima qui voulait faire découvrir a sa dernière fille le Fouladou. Mais il faudra attendre des temps plus cléments.
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