La leçon de l'Iran : Une modération intelligente est mieux écoutée que mille extrémismes obtus


La leçon de l'Iran : Une modération intelligente est mieux écoutée que mille extrémismes obtus
Il faut féliciter les iraniens. A moment où certains pays se radicalisent, l’Iran opte pour la modération avec l’élection au pouvoir de Hassan Rohani, 64 ans par 50,68 % des voix au premier tour du scrutin face à cinq autres candidats conservateurs. Il met ainsi un terme à huit années de pouvoir exécutif conservateur sous Mahmoud Ahmadinejad. C’est un acte porteur d’espoir pour les relations internationales. Manifestement, ce pays est prêt à assouplir ses relations avec le pôle libéral mondial. Il faut s’en réjouir. Aussi, sa jeunesse montre l’enthousiasme de vivre au rythme du monde. Preuve, qu’elle ne s’identifie pas exclusivement dans l’extrémisme religieux.

L’IDENTITE N’EST PAS PRETEXTE D’EXCLUSION

Les Iraniens ne sont ni des gens à part et bizarres. Ce sont des personnes normales comme on en retrouve dans tous les pays. Leur particularité est qu’ils vivent selon les préceptes islamiques. Ce n’est pas une catastrophe et ils ne se sont pas les seuls. D’autres choisiraient de vivre autrement. C’est une caractéristique de l’identité sociale et celle-ci n’est pas forcément une forme d’exclusion. Il faut refuser que l’identité soit une cause d’exclusion. C’est une opportunité d’intégration dés lors que l’intérêt collectif n’est pas menacé d’instabilité et de destruction.

AGIR  SUR LES CULTURES POUR CONTOURNER LE CONFLIT DU RELIGIEUX ET DU FORMALISME.

Il est vrai que le religieux est en conflit avec le rationalisme formel, outrancièrement plus utilitariste et individualiste. L’homme serait en conflit avec DIEU ? Il y a certainement des raisons de le croire. Par ailleurs, je me demande si la guerre entre l’homme et DIEU est possible ? Quelle est la place du conflit entre ceux qui vivent selon les postulats de DIEU et ceux qui vivent selon leur libre arbitre éthicisé sous le diktat d’une morale formaliste, utilitariste et individualiste qui est moins un égoïsme et plus une expression de la liberté et des droits humains. Dans les deux cas, on retrouvera des modérés et des extrémistes.

Hormis les besoins primaires, chez l’homme les besoins sont cultivés. Autrement dit,  la culture oriente les nécessités et les aspirations. Les gens  qui sont de cultures différentes, ont forcément des besoins divergents. Il faut, par conséquent, agir sur les cultures pour rapprocher les sympathies mutuelles. C’est ce que tente de faire à mon avis la gouvernance mondiale libérale à travers la mondialisation. Elle le fait si mal, malheureusement, en mettant les intérêts en avant et en foulant au pied des cultures singulières. Il faut préserver l’autre pour être en accord avec lui. Dans la perspective de l’harmonisation des relations, on arrive à se comprendre et à s’accepter.

LA COMPLEMENTARITE DES ACTES ET NON LEUR ADVERSITE POUR LA STABILITE DE LA « SOCIETE DES NATIONS » .

La polarisation conflictuelle du globe n’a pas de sens constructif puisque destructrice. Les instances dirigeantes du monde doivent revoir leur mode de gouvernance des diversités et des intérêts c'est-à-dire de leur politique culturelle et économique mondiale.

Jusqu’ici la vérité sociale révèle que l’histoire du monde, c’est l’histoire entre dominants et dominés, entre le faible et le fort. Nul ne récuserait ce point de vue.   Mais il est autre chose qui nous échappe et qui est essentielle dans la construction collective. Il s’agit de la complémentarité des actes. L’homme peut poursuivre ses intérêts sans chercher à s’imposer une adversité. La quête de la complémentarité entre les hommes et les peuples peut aider à atteindre et protéger les intérêts de tous.  Il faut se représenter le monde comme une seule entité voire un grand ensemble.

De ce dernier point de vue, dans les relations internationales, aucun démembrement de cette « société des nations » ne doit être mis en quarantaine. Les politiques internationales doivent chercher une complémentarité culturelle et économique. Beaucoup de pays vivent en marginalité. C’est regrettable. Mais aujourd’hui, l’Iran a voté pour un réformiste. Cela est  un progrès que j’assimile si vous me le permettez à l’élection, à la présidence, de Barak Obama personnalité noire dans un pays comme les Etats Unis.



Dr. Pascal OUDIANE
Lundi 17 Juin 2013
Dakaractu




1.Posté par boy dakar le 17/06/2013 18:59
Article de merde



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